Tag: Paraguay

¡Nuestro viaje: seis meses y medio en America del Sur!

MAP AMSUD 2

ESPAÑA

26.10.2015

0. Madrid

PERU

27.10.2015>12.01.2016

1. Lima

2. Huaraz – Cordillera Blanca (+ Lagunas Wilcacocha, Churup, 69 y Trek de Santa Cruz)

3. La Union

4. Huánuco

5. Oxapampa

6. Huancayo

7. Ayacucho

8. Abancay (+ Trek de Choquequirao, trek de Salkantay y Machu Picchu)

9. Cusco

10. Arequipa

11. Cabanaconde (+ trek de Colca cañon)

BOLIVIA

12.01>12.02.2016

12. Copacabana + Lago Titicaca + Isla del Sol

13. La Paz

14. Cochabamba

15. Villa Tunari

16. Aiquile

17. Sucre

18. Potosi + Cerro Rico

19. Uyuni

20. Salar de Uyuni

21. Sur Lípez & Reserva Natural de Fauna Andina EduardoAvaroa – “Flamenco”

CHILE

12.02>30.03.2016

22. San Pedro de Atacama

23. Antofagasta

24. Bahia Inglesia

25. La Serena

26. Valparaiso + Viña del Mar

27. Casablanca

28. Los Andes + Parque Andino Juncal

ARGENTINA

30.03>27.04.2016

29. Mendoza y Cerro Aconcagua

30. La Rioja

31. Salta

32. San Salvador de Jujuy

33. Quebrada de Humahuaca (Maimará, Purmamarca, Salinas Grandes, Tilcara, Humahuaca)

PARAGUAY

27.04>05.05.2016

34. Asunción

35. Ciudad del Este (+ Foz do Iguaçu, Brasil, + Cataratas del Iguazú, Argentina)

BRASIL

06>11.05.2016

36.São Paulo

MAROC

12>13.05.2016

37. Casablanca

 

Advertisements

Ciudad del Este + cataratas del Iguazú (do Iguaçu)

01>05.05.2016

En route pour Ciudad del Este (littéralement: la Ville de l’Est), qui est la seconde ville/agglomération en importance du Paraguay, située, comme son nom l’indique, dans la partie est du pays. Elle compte 320.000 habitants, et borde les rives du Rio Paraná, qui fait frontière avec le Brésil. Après 5-6 bonnes heures de bus à traverser les plaines (déforestées) paraguayennes, nous arrivons au terminal de bus local. Nos requêtes couchsurfing n’ont rien donné, on va donc se rendre au centre pour chercher un hostal. On compte rester quelques jours sur place, et de là, visiter les chutes d’Iguazú (ou Iguaçu, en portugais), qui se situent non loin, sur le Rio Iguazu/çu qui forme frontière entre le Brésil et l’Argentine.

Du terminal, on se renseigne pour prendre un bus pour le centre-ville, et on apprend que le bus en question va plus loin, jusqu’à la ville de Foz Do Iguaçu, au Brésil. Quitte à chercher un logement, pourquoi ne pas tenter le Brésil direct; on est chauds, on y va. Sauf que… on constate que le bus local ne s’arrête pas à la frontière, alors que nous, on doit se faire tamponner le passeport. Le chauffeur accepte de s’arrêter et nous lâcher juste après le poste frontière, et on revient côté paraguayen… la nuit tombe, on cherchera finalement notre logement à Ciudad del Este. On nous donne, à l’info-tourisme, 2 adresses d’hostals bon-marchés. Un peu éloignés, puis les bus ne fonctionnent pas des masses en ce dimanche soir. On tente de rallier l’endroit, annoncé « derrière le Mc Do », à moitié en bus et à moitié à pied. Derrière la Mc Do: pas d’hostal visible, mais un endroit assez sombre et glauque, avec des entrepôts de bagnoles gardés par des gars avec des fusils à pompe… On commence à douter, et après avoir tourné en rond plus d’une demie-heure, la nuit se faisant de plus en plus noire, un gars nous demande ce qu’on cherche. Il nous indique ensuite l’hostal 2 rues plus loin… Alors qu’il nous voit assez inquiets de s’assurer qu’il nous donne une info exacte… ils ajoute, en anglais: « mais je fais aussi du couchsurfing… donc vous pouvez venir chez moi, j’habite à 2 pas ». Donc nous voilà logés pour 4-5 jours chez ce sympathique José. On fait connaissance avec sa famille, bien sympa et intéressante, qui venait souper chez lui le soir-même! En fait, José était l’un des 7 couchsurfers à qui on avait envoyé une demande. Il avait vu notre message alors qu’il était dans le bus en revenant d’Asunción, et allait le traiter (positivement) une fois qu’il serait entré chez lui. Et voilà qu’on tombe par hasard sur lui dans cette ville de plus de 300.000 habitants! Comme quoi le hasard fait bien les choses! 😉

Ciudad del Este nous a été présentée comme étant « la Chine de l’Amérique du Sud »: c’est une zone franche défiscalisée ou se vendent des tas de trucs plus cheap qu’ailleurs. Il y a donc tout un marché légal avec son parallèle illégal, accompagné de mafias en tous genre (Libanais, Chinois), à 2 pas (pour ne pas dire sur) la frontière brésilienne. Les gars tentent de nous arrêter pour nous vendre de l’ « electronico », des tasers en « démo » sur le trottoir (mais pas sur des gens hein), c’est la folie, ça grouille dans tous les sens. L’architecture, assez bling bling et cheap/kitsch à la fois fait effectivement penser à des villes d’Asie, ou du moins l’image que l’on s’en fait.

Cataratas do Iguaçu, Brasil
03.05.2016

Première journée de visite des fameuses chutes d’Iguaçu, côté brésilien. Les photos valent mieux qu’un (trop) long discours, mais en gros, il s’agit d’un des plus impressionnant site du genre au monde, classé au patrimoine naturel de l’UNESCO. Il s’agit d’un ensemble de 275 cascades, s’étalant sur un front de près de 3 km, avec une hauteur culminant à 90m, au niveau de la « garganta del diablo » (la gorge du diable), la partie la plus impressionnante de cette merveille de la nature. Les deux côtés du Rio Iguaçu/zú (Brésilien/Argentin) sont aménagés de passerelles et pontons permettant de s’approcher de très près des diverses chutes, en de nombreux endroits du site, aussi bien en haut, avec des vues vertigineuses, qu’en bas où on peut constater aisément le débit et la puissance, dans cette atmosphère humide vaporeuse chargée d’éclaboussures, laissant apparaître ça et là un arc-en-ciel du plus bel effet. Au passage, on a pu voir pas mal d’animaux, allant de ces petits mammifères rigolos déjà vus en Bolivie, aux lézards et papillons colorés.

Cataratas del Iguazú, Argentina
04.05.2016

Seconde journée, même site, mais autre point de vue, et autre météo. On a droit a un ciel plus clair, plus ensoleillé. On croyait avoir déjà presque tout vu la veille, mais la partie argentine du site nous a réservé tant de belles surprises supplémentaires, tant le site est vaste, et rendu beaucoup plus accessible que du côté brésilien… avec en point d’orgue “culminant”, ce ponton en porte-à-faux au dessus de la “garganta del diablo”, dont on ne pouvait voir le fond tant la puissance des flots noie l’atmosphère d’un épais brouillard de gouttelettes projetées avec force dans les airs. Petite anecdote rigolotte: on tombe sur des papillons zébrés avec une sorte de n° 88 (ou 89) illustré sur les ailes… on croirait des fakes mais ils sont tous comma ça… j’avais l’impression de voir des fans ailés de l’équipe de foot de Charleroi, dont je suis supporter (les Zèbres), tant ça paraissait surréaliste!

On aura passé deux belles journées à faire des va-et-vient entre le Paraguay et ses pays voisins: le Brésil, puis l’Argentine via le Brésil, avec autant de tampons dans le passeport que de passages de frontières (ouf, les bus voulaient bien s’arrêter pour nous!), ou presque (on a pu éviter le poste frontière brésilien pour passer du Paraguay à l’Argentine, vie la Brésil, ainsi que pour revenir).

Etape suivante: ce sera le Brésil avec São Paulo, en bus, où on rejoint nos amis Caio et Adriana, rencontrés en Bolivie, avant de redécoller vers l’Europe.

Entrada a Asunción, aka la ‘Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción’

27.04>01.05.2016

Premiers pas au Paraguay – littéralement à pied donc – pour passer la frontière, d’où on compte prendre le bus pour se rendre au centre d’Asunción, qui est vraiment tout près (à priori). N’ayant pas trouvé de couchsurfing, on cherchera un hostal dans les environs du terminal de bus. L’ambiance nous apparaît tout de suite très tranquille, dès le premier contact avec le gars du modeste office du tourisme du poste frontière. Il nous fournit 2-3 maigres prospectus (tout ce qu’il a à dispo), et nous indique où prendre le bus. Une fois installés, on constate que les gens, consomment le maté tout comme en Argentine (voire plus?), et se baladent avec tout un attirail, aussi coloré (kitsch?) que volumineux: thermos portés en bandoulière, recouverts de (simili-)cuir, décorés à l’effigie de tout et n’importe quoi, jusqu’à l’équipe de foot locale. En sus, les récipients à maté tout à fait accordés, de séries identiques, accrochables au thermos. Les gens ont l’air à l’aise, le chauffeur de bus consomme le maté avec des passagers tout en conduisant. Finalement, Asunción semble plus loin qu’escompté, car le trajet dure plus d’une bonne demie-heure. Alors que l’on aperçoit la ville depuis un moment, on a le sentiment de la contourner pendant tout le parcours… En fait, on se rend compte qu’on longe depuis un moment une rivière (le Rio Paraguay), qui de par son importante largeur, n’est traversée que par un seul pont, largement en amont (bien au nord donc), ce qui démultiplie les distances de liaison.

Asunción est une ville de près de 550.000 habitants, située à 43m d’altitude, le long du Rio Paraguay. Elle est la capitale du Paraguay, mais aussi la principale ville de la plus grande agglomération du pays (Gran Asunción), de plus de 2 millions d’habitants. Les Paraguayens font vraiment une différence franche entre les limites administratives. Dès qu’on franchit les frontières d’Asunción, on est dans une autre ville, même si dans notre logique à nous, on aurait tendance à considérer que tant qu’on est dans l’agglomération, on est à Asunción! C’est assez surprenant d’entendre le locaux nous dire, a certains moments, que nous devons aller jusqu’à Asunción pour telle ou telle chose, alors qu’on a l’impression d’y être… mais dans leur esprit, c’est quelques centaines de mètres plus loin, donc ce n’est pas Asunción… Un peu comme à Charleroi: directement derrière la gare, c’est plus Charleroi (centre), c’est Marcinelle… à part qu’on est quand-même à Charleroi (la gars qui habite à Marcinelle va dire: ‘Je viens de Charleroi’). A Asunción, nada: t’habites à 20m de la limite: t’es pas d’Asunción! Faut s’y habituer, un peu bizarre au début. Cette ville est donc une des plus anciennes villes coloniales de la région, fondée un 15 août, d’où sa dénomination de l’époque ‘Nuestra Señora de la Asunción’, devenue plus pompeusement aujourd’hui ‘Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción’ – autrement dit: Asunción…. Elle fut fondée dans une logique d’exploration des colons espagnols, en vue de relier les mines d’argent du Haut-Pérou de l’époque (actuelle Bolivie: mines de Potosi donc), à la côté est du continent. Son rôle fut donc important depuis sa fondation (mais moins aujourd’hui), stratégiquement située le long du Rio Paraguay (qui donna son nom au pays). Ce dernier aboutissant à l’Atlantique au niveau du port de Buenos Aires, sous la forme du Rio de la Plata (la rivière d’argent) après avoir rejoint les Rios Parana et Uruguay.

On trouve finalement, après quelques recherches, un petit hostal pas aussi bon marché que ce à quoi on s’attendait (le plus cher de notre voyage), mais cependant idéalement situé face au terminal de bus, et pas si loin que ça du centre via le bus.

Que dire de la découverte de cette ville et de ce pays, dont on ne s’attendait à rien, suivant nos instincts de voyageurs au moment du choix de s’y rendre? On n’en savait rien, mais on verrait bien!
Et bien, ce qui nous a frappé avant tout, c’est le calme, la tranquillité, ce côté ‘zen’ que nous avions découvert au Portugal 4 ans auparavant. Des gens cool, sympas, une société multiculturelle très mélangée (un peu comme ce qu’on s’attend à voir au Brésil), un accent de langue castillane très chantant, qui fait penser au portugais du Brésil – ah ça, y’a pas à dire, on en est de moins en moins loin! La culture indigène y est fort soutenue et reconnue: la monnaie porte le nom du peuple et de sa langue: le Guarani. Il s’agit des peuplades autochtones, qui sont originaires de la ‘selva’ (forêt). Ils sont donc représentés dans les autres pays également, dans les parties forestières (Brésil, Bolivie, etc…). C’est donc la 3ème peuplade dont on entend parler lors de notre voyage, après les Quechuas et Les Aymaras, au Pérou et en Bolivie, parlant également des langues homonymes, mais issus des zones montagneuses, descendants de la civilisation Inca. On découvre également un chouette marché, tel une fourmilière, de gros contrastes, entre des quartiers plus aisés, avec de gros bâtiments, et d’autres beaucoup plus modestes, tel ce quartier de cabanes type ‘quasi-bidonville’, à deux pas de bâtiments d’Etat de première importance (cour de justice, palais présidentiel et hôtel de ville)! Des contrastes donc, mais avec pas mal de douceur quand-même, tout comme les très tranquilles rives du Rio Paraguay, qui respirent la quiétude. On a testé un ‘asado’ (barbecue), chose à laquelle on avait échappé en Argentine. Tous les petits snacks locaux proches de l’hostal ne servant presque que ça, on s’est dit que ça devait être une ‘institution’ aussi répandue que chez leurs voisins du sud! Assez impressionnant d’avoir un morceau de vache comme ça dans son assiette, avec les (énooormes) côtes et tout! Pas mauvais, mais un peu déstabilisant tout de même, la nécessité de trier/décortiquer ne nous ayant pas particulièrement convaincus. On y a aussi vu des couleurs, que ce soient de l’artisanat local (hamacs et autres textiles: sacs, etc…), ou pas mal de fresques urbaines (mais beaucoup moins qu’à Valpo quand-même). Et puis, cette petite anecdote pour ce Belge que je suis: des plaques d’immatriculation en caractères ROUGES SUR FOND BLANC: 3 LETTRES, 3 CHIFFRES! Alors, lorsque le drapeau et l’inscription ‘Paraguay’, sur le haut de la plaque, se trouvait cachée dans l’ombre du relief des carrosseries, j’ai eu à plusieurs reprises cette impression de voir des ‘flashs’ de grande familiarité, assez inédits, moi qui n’avais jamais imaginé trouver là des éléments de vie quotidienne si proches de ceux dont nous louons la singularité (mais en définitive, pas l’exclusivité…) chez nous en Belgique! 😉

 

Ruta hasta Paraguay

25>27.04.2016

On venait de faire la dernière destination ‘planifiée de longue date’ de notre voyage. Alors qu’initialement, après l’Argentine, on comptait reprendre un vol depuis la Bolivie, on a du se résigner, lors de notre passage là-bas, tel qu’expliqué dans d’anciens postes (pas de certitude de pouvoir entrer une seconde fois dans le pays dans la même année, vu qu’on nous avait déjà tamponné nos 3 mois dans le passeport…). Bref, sans trop revenir sur les détails, on redécollera de São Paulo, Brésil. On a déjà pris la décision de passer par les chutes d’Iguazu, situées +/- entre les deux, et pour se rendre à Iguazu, 2 options routières: par la route du nord, en traversant le Paraguay pas sa capitale Asuncíon, ou par une route qui contourne la Paraguay par le sud, via les provinces argentines de Corrientes et Misiones. Cette dernière a ceci de particulier, qu’elle concentre en territoire assez compact pas mal de communautés d’origines européennes (italienne, allemande, … et même polonaise) issues (ou polarisées par) d’ anciennes mission jésuites, phénomène dont elle tire le nom. Notre curiosité nous pousse à faire le choix du Paraguay, pays dont on a peu entendu parler, qui sera donc une découverte totale.

On décide de faire la première partie en bus, histoire de se retrouver sur la bonne route en évitant tous les changements de directions pour passer d’une ville à l’autre, vu qu’on a quand-même près de 1.150 km à parcourir. On en prend donc un premier vers le sud qui retourne à San Salvador de Jujuy, où on change pour un autre vers le nord-est, destination San Pedro de Jujuy, d’où on entame la partie autostop. Il nous reste environ 1.050 km, et on a que deux changements de direction: après moins de 200 km, on doit bifurquer pour prendre une ligne droite de plus de 700 km (au milieu de nulle part) vers le sud-est, jusqu’à la petite ville de Formosa (qui donne son nom à la province que nous allons traverser). De là, 200 petits km nous mèneront à Asuncíon. On a quelques doutes sur la grande ligne droite: elle a mauvaise réputation point de vue faisabilité en stop sur les blogs, mais bon, quelques-uns signalent avoir eu de la chance, et l’avoir faite d’une traite. On sait de toute façon que ça va nous prendre au minimum 3 jours de trajet. On ne s’est pas éternisé en Argentine pour se permettre de gérer l’inconnue du temps de ca trajet (à 2-3 jours près), tout en ayant de toute façon assez de temps à Iguazu et São Paulo. Les premiers km sont (très) peu performants. Alors qu’on avait quitté Maimará assez tôt le matin, et avec une bonne correspondance entre nos deux bus, nous voilà contraints de poser notre tente à une station service peu avant le premier changement de direction seulement… Lieu un peu glauque, pas tant fréquenté, mais bon, les gens de la station nous conseillent de nous installer tout près du bâtiment, dont l’entrée extérieure des sanitaires est surveillée/contrôlée par un veilleur 24/24. Le gars est sympa, c’est rassurant. Au petit matin, son frère, qui a pris la relève de jour et est tout aussi sympa, nous offre spontanément de son café chaud, car à cette heure, il fait fort froid tout de même.

On avance encore péniblement en stop jusqu’au changement de direction, où on nous dépose. A cet endroit, il y a un contrôle routier, type douane, qui passe en revue les marchandises de certains véhicules, y compris camions. On nous apprend que cette route est assez prisée pour la contrebande de stupéfiants, entre Bolivie, Paraguay et Argentine. Raison pour laquelle les conducteurs ne prennent pas trop le risque de prendre des autostopeurs, ne sachant pas s’ils ont quelque-chose d’illicite dans leurs bagages… Effectivement, peu de véhicules, mais encore moins qui daignent s’arrêter. Après plusieurs heures sans avancer, Agata va demander à un camion arrêté s’il ne part pas en direction de Formosa… Le temps de réfléchir un peu, le gars nous dit ok et nous prend pour toute la ligne-droite, jusque l’entrée de Formosa précisément. On passe la nuit près du camion dans une autre station service, en chemin. Le lendemain matin, le chauffeur, prénommé Antonio, doit gérer un problème de pneu crevé. En route, on partage la maté avec lui (ou plutôt lui avec nous), il nous apprend pas mal de choses sur la région, et sur le Brésil qu’il connait assez bien. La zone que nous traversons est assez surprenante: peu peuplée, les quelques localités très espacées sont connectées par cette unique route principale, les propriétés sont énormes. Le relief est devenu tout plat, les paysages changent. On termine notre bout de chemin avec Antonio, avec vue, depuis la cabine du camion (avec un bel autocollant de la face de J-C sue la pare-brise fissuré) sur des champs/forêts clairsemées de palmiers. A l’entrée de Formosa,  un autre routier très sympa nous prend asser rapidement, et nous dépose peu avant la frontière paraguayenne, que l’on croit pouvoir rejoindre à pied… Mais comme ça semble plus loin que prévu, chargés comme des mules, on prend finalement un bus, pour à peine quelques centaines de mètres.. on était en fait presque arrivés…