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¡Nuestro viaje: seis meses y medio en America del Sur!

MAP AMSUD 2

ESPAÑA

26.10.2015

0. Madrid

PERU

27.10.2015>12.01.2016

1. Lima

2. Huaraz – Cordillera Blanca (+ Lagunas Wilcacocha, Churup, 69 y Trek de Santa Cruz)

3. La Union

4. Huánuco

5. Oxapampa

6. Huancayo

7. Ayacucho

8. Abancay (+ Trek de Choquequirao, trek de Salkantay y Machu Picchu)

9. Cusco

10. Arequipa

11. Cabanaconde (+ trek de Colca cañon)

BOLIVIA

12.01>12.02.2016

12. Copacabana + Lago Titicaca + Isla del Sol

13. La Paz

14. Cochabamba

15. Villa Tunari

16. Aiquile

17. Sucre

18. Potosi + Cerro Rico

19. Uyuni

20. Salar de Uyuni

21. Sur Lípez & Reserva Natural de Fauna Andina EduardoAvaroa – “Flamenco”

CHILE

12.02>30.03.2016

22. San Pedro de Atacama

23. Antofagasta

24. Bahia Inglesia

25. La Serena

26. Valparaiso + Viña del Mar

27. Casablanca

28. Los Andes + Parque Andino Juncal

ARGENTINA

30.03>27.04.2016

29. Mendoza y Cerro Aconcagua

30. La Rioja

31. Salta

32. San Salvador de Jujuy

33. Quebrada de Humahuaca (Maimará, Purmamarca, Salinas Grandes, Tilcara, Humahuaca)

PARAGUAY

27.04>05.05.2016

34. Asunción

35. Ciudad del Este (+ Foz do Iguaçu, Brasil, + Cataratas del Iguazú, Argentina)

BRASIL

06>11.05.2016

36.São Paulo

MAROC

12>13.05.2016

37. Casablanca

 

Los Andes y Trek en el Parque Andino Juncal

21>30.03.2016

Avant de quitter le Chili, ou de s’enfoncer en Argentine, notre prochaine destination, nous voulions encore goûter à l’expérience de l’altitude, et des grands espaces naturels de la haute-montagne, vu que nous avons dernièrement séjourné plutôt le long des côtes, ou pas très loin! De toute façon, pour rejoindre l’Argentine, nous devions obligatoirement traverser le cordillière des Andes. L’occasion était dès lors déjà là pour faire escale dans les régions montagneuses. Un des peincipales routes pour rejoindre l’Argentine, depuis Valapraiso ou Santiago, longe le massif ou se trouve la plus haute montagne du continent: l’Aconcagua, qui se situe côté argentin, mais à une petite quinzaine de km de la frontière Chilienne seulement. Le nom et l’altitude de cette montagne (6.962 m) suffisaient à attiser nos envies de découvertes. Renseigneents pris, les treks côté Argentin sont hyper contrôlés, et hyper coûteux. On sait que l’on pourra facilement accéder, pour une somme modique, au ‘Mirador del Aconcagua’, petite promenade de 3-4 heures débouchant sur un point de vue de première classe sur le colosse enneigé. On se tourne alors donc très logiquement sur une parcours de trek plus long, de plusieurs jours, côté Chilien, dans la Valle del Aconcagua (vallée de la rivière Aconcagua), qu’Agata a dégotté sur internet, via le site wikiexplora, très bonne adresse qui référence et classifie un nombre incalculable de treks de montagne à travers le monde. Pour ce faire, notre prochaine étape sera la ville de Los Andes (qui signifie littéralement ‘Les Andes’), située au pied des Andes Chiliennes.

A Casablanca, Roberto nous a vité dégotté un collègue chauffeur poids lourd qui fait la moitié de la route vers Los Andes chaque jour. Nous voilà donc déjà à mi-chemin en deux temps trois mouvements, puisque la route n’est pas si longue. Un autostop chanceux et rapide fait vite le reste: deux chauffeurs plus tard, nous voilà sur la place de Los Andes, entrain d’attendre Franco, notre hôte Couchsurfer, enseignant d’anglais pour écoliers de primaire. On prend un peu le temps de se renseigner sur le trek pressenti, de se promener dans Los Andes, et de découvrir de beau matin les paysages autour des villages où Franco travaille, un peu plus dans les montagnes. Franco est seul pour le moment, sa compagne Constanza (Connie) et sa fille Mathilde sont en vacances en famille pour quelques jours. C’est donc avec plaisir qu’il nous consacre de son temps en dehors de ses heures de travail, et de salle de sport!

Un matin, je reçois un message de Franco, qui a entendu à la radio en allant travailler que Bruxelles a subi les attentats terrorristes… à partir de ce moment, un peu tous les gens que nous allons rencontrer durant le voyage exprimeront une petite pensée inquiète pour le Belge que je suis lorsque je leur dévoilerai d’où je viens.

Ensuite, le trek tant attendu. Il aura lieu dans le Parque Andino Juncal, dans la Valle del Aconcagua donc. Il s’agit d’un parc naturel privé, géré et entretenu par la richissime famille chilienne qui en est propriétaire, et y permet la randonnée moyennant quelques conditions d’accès et précautions d’usage particulières.

Nous prévoyons d’y séjourner quatre nuits, et de faire de deux destinations un seul trek, qui doit nous mener dans un premier temps au pied du Glacier Juncal et ensuite à la base du Glacier Alto del Plomo. Nous atteindrons des altitudes d’environ 4000m, entre des sommets s’érigeant de 4.500 à 4.900m.

 

Dia 1

24.03.2016

On rejoint le parc en bus, sauf que le bus ne va pas jusqu’à l’entrée du parc. Il reste une bonne quinzaine, voir vingtaine de km, dont une partie sur la route principale qui mène à la frontière argentine. On sait que de toute façon, on devra se taper les 9km de chemin de terre entre la route et l’entrée du parc, à moins que, par chance, une bonne âme motorisée ne passe par là. On se fait cependant rapidement prendre en stop pour faire la partie sur la route principale, couchés à l’arrière d’un pick up de travailleurs qui bossent sur un chantier juste à la frontière. Ils nous lachant à ‘Curva 0’ (la courbe 0), à l’entrée du chemin de terre. On est au pied de la grosse montée qui mène au crètes et à la frontière argentine. Une impressionnante succession de lacets qui vont de ‘curva 0’ à ‘curva 29’, nous dit-on!

Lors des 9 km de route, nous longeons un torrent entouré de magnifiques paysages, ainsi que les vestiges de l’ancienne ligne de chemin de fer vers Mendoza, en Argentine, qui gravit l’altitude à flanc de montagne. On nous a dit, lors de nos renseignements préalables au trek, que les ‘contrebandiers de la drogue’ acheminent parfois leur ‘marchandises’ par là à pied, en pleine hautes montagnes, pour traverser la frontière qui n’est plus qu’à un jet de pierres. On s’attend donc à en croiser éventellement! Soyons sur le qui-vive quand-même! 😉 Une fois à l’entrée du parc, on s’enregistre auprès des ‘guardaparque’ (gardes), deux jeunes filles qui vivent là plusieurs mois dans un paysage idyllique et gèrent la propriété et les gens qui y passent. On prend nos références et nos projets de destination et de timing dans le parc en cas de pépin, si on ne nous voit pas revenir, et on fait un topo des parcours, car les infos que l’on a ne sont pas hyper complètes. Le parc est quand à lui d’une beauté ‘suisse’, très vert, très propre, un peu un effet ‘carte postale’ par moment. Le soir, on plante la tente juste avant de passer la rivière (vu le courant et les glaciers qui l’alimentent, le débit est plus faible en matinée, et le traversée présente donc moins de risques, vu qu’il n’y a pas de pont mais plutôt deux possibilités de gué un peu douteuses! Le coucher de soleil nous réserve un magnifique spectacle de jeu d’ombre et lumières orange-feu sur les pics rocheux alentours. Demain, on attaque le morceau de chemin qui nous sépare du premier glacier (Juncal), et on se rend au pied de l’ascension vers le second où on plantera la tente.

 

Dia 2

25.03.2016

On part de bonne heure vers le glacier car on aura une grosse journée. On traverse la rivière, qui est un peu plus basse qu’hier, avec plus de peur que de mal, avant de voir au loin la coulée blanche éclatante qui dévalle la montagne abrupte. Avant ça, nous foulons une ‘langue’ grise et blanche en faible pente, faite de rocs à moitié gelés. En fait, on est déjà sur le glacier Juncal mais ce fut difficile de s’en rendre compte, vu que la partie basse est recouverte de pierres. Par contre, quand on voit qu’on marche sur des masses de glace entrecoupées de crevasses…. On se rend compte qu’on ira pas trop loin, vu que le sol accidenté devient de plus en plus difficilement praticable, et que la partie plus abrupte qui dévalle la montagne est encore loin. On repart donc vers la rivière, que l’on retraverse pour rejoindre une autre vallée au bout de laquelle se situe l’autre glacier, l’Alto del Plomo. Après quelques heures à flanc de versant de vallée, entrecoupé de profonds lits de torrents asséchés assez difficiles à franchir avec tout notre barda, on arrive plus ou moins au fond de la vallée, face au ‘Mono Verde’. De cet endroit, fort rocheux, nous devrions voir le glacier, sur le gauche, mais il n’en est rien. Probablement à cause la la saison, ou bien parce que les choses ont changé (fondu?). Nous plantons la tente à l’endroit renseigné dans les infos du trek, il nous restera à gravir une forte pente le long du torrent demain pour espérer voir (ou fouler?) le glacier. Suite à quoi on fera le retour lors des deux journées suivantes.

 

Dia 3

26.03.2016

On attaque en matinée l’ascension vers le glacier Alto del Plomo, qui devrait être rapide vu qu’en théorie, le glacier n’est pas loin, et qu’on a laissé nos sacs à la tente. Il est cependant difficile de retrouver la bonne piste d’après les infos que nous avons. Alors qu’on se rend compte que nous franchissons une étape un peu plus difficile, plus abrupte, on pense en rester là et faire demi-tour. J’ai cependant la mauvaise idée d’aller voir quelques mètres plus haut, vu que le plus dur semble fait, si le chemin ne redevient pas plus praticables. A ce moment, quelques pierres, à priori stables, se dérobent sous mon pied et une d’entre elle atterit sur la main d’Agata, quelques cm plus loin…. Grosse ouverture au niveau de l’index: on fait demi-tour, il va falloir gérer sa douleur, le fait de ne pas pouvoir utiliser sa main, et tenter un retour rapide pour pouvoir consulter un médecin le plus tôt possible. Avec suffisament de sang froid, de précautions et Agata qui mord sur sa chique, on rejoint raisonnablement notre tente ou nous attend notre pharmacie. La main emballée dans un pansement, Agata attaque courageusement le chemin du retour, bien que relativement long et pas des plus faciles. On aura fait nos deux jour aller en un seul pour le retour, soutenus par d’autres promeneurs un fois arrivés au premier campement (c’est le w-e de Pâques, il y a donc beaucoup de promeneurs qui profitent de eur congé). On quitte la parc avec un couple de Santiago qui accepte gentilment le détour par Los Andes pour nous déposer à l’hôpital. Verdict: 5 points de suture et une fracture de l’index, 5 semaines d’immobilisation (du doigt) minimum. Nous allons donc adapter notre voyage en fonction. Du coup, Franco vient très aimablement à la rescousse nous chercher à l’hôpital, et nous reprend chez lui plus tôt que prévu, où nous faisons connaissance avec sa compagne Connie et sa fille Mathilde qui sont revenues de vacances entretemps.

 

Ensuite, nous restons quelques jours à Los Andes pour un peu de repos suite à cet événement, le temps aussi de retourner à l’hôpital pour une visite de contrôle. Le 28, nous fétons les 28 ans d’Agata entourés de Franco, Connie et Mathilde! STO LAT (signifie 100 ans en Polonais, la longue vie qui se souhaite traditionnellement lors des anniversaires, etc..)! On quitte ensuite Los Andes et le Chili au lendemain d’une soirée barbecue typique, organisée par Franco à l’occasion d’un match de foot de l’équipe nationale chilienne. On sent que l’ambiance est au RDV, les voisins crient à chaque occasion de goal, etc… Les chiliens nous auront marqués par leur gentillesse, leur disponibilité et leur sens de l’accueil, quel que soit l’endroit où nous sommes allés dans ce si ‘long’ pays à la forme si intrigante. Le 30 mars, nous partons en autostop et franchissons les fameuses 29 ‘Curvas’ qui nous conduisent à l’Argentine!

¡Casablanca, viñas y gente!

05>21.03.2016

(texte en français plus bas dans la page)

Como el sujeto de este articulo habla mucho de gente que encontramos alla, escribo unas palabras en Castellano, porque ellos pueden entender lo que escribo. Solo faltan los accentos del idioma, que no conozco tan bien para escribirlos. 😉

Decidimos de ir a Casblanca, porque la gente de Valparaiso, o otras gente que nos encontramos “a dedo”, nos lo recomendaron. Queríamos un poco trabajar en la cosecha de uvas. Esta region es muy conocida por la cultura de la uva, y esta muy cerca de los lugares donde queríamos ir. No tan lejos de Valaparaiso, y no tanto mas al sur. Desde Valparaiso, buscábamos en el sitio web couchsurfing un lugar para quedarse en Casablanca. Solo fueron dos personas de Casablanca registradas en couchsurfing, y – ¡O suerte! – Paulina nos aceptaba. Llegamos rapido a dedo en el pueblo (pequeñita ciudad), encontramos Paulina y fuimos a su casa con su familia: su madre Zoila, su padre Robert(it)o, y su hermano Andres.

Fui un poco lento para tener trabajo en la cosecha de uvas. Roberto nos ayudaba mucho para buscar: la familia conoce muchissimas gente en Casablanca! Finalmente trabajamos 4 dias en las viñas (¡es muy cansandor!). Otros dias, ayudamos la familia para desarrollar su jardin, y trabajamos un poco para pintar la fachada de su casa.

Tambien, Paulina es profesora de ingles con niños de +/- 15 años en una escuela de Casablanca. Fuimos una vez a su curso para encontrar los estudiantes, charlar con ellos en ingles, responder a sus preguntas sobre nosotros y nuestro viaje, y hablar de nuestros paises: Polonia y Belgica. Muy buena experiencia.

Nosotros nos sentimos como en nuestra familia! Muchissimas gracias por todos los momentos buenos con todos en su casa, por la ayuda y su generosidad. Les esperamos en Europa para recibirles!

Cuando trabajamos en la cosecha de uvas, encontramos Teresa y su hijo. Teniamos contactos ‘buena onda’, y Teresa nos invitaba por una tarde en su casa, con toda su familia (esposo, hijos, hija, vecina, etc..). Comimos una especialidad de la cocina chilena que Teresa preparaba: el pastel de choclo. ¡Que rico!

(texte en français)

En petit préambule, je dois bien entendu préciser que je me remets (enfin) à poursuivre l’écriture de ce blog après quelques mois d’interruption. Bien que nous soyons revenus de ce merveillux continent sud-américain depuis près de 3 mois déjà, les souvenirs sont toujours vivaces jusque dans les moindres détails, et la prise de recul ‘post-retour’, va probablement influencer, voire enrichir cet exercice d’écriture, en témoignage de nos expériences de voyage.

Alors, que dire de Casablanca, cette ville au nom énigmatique pour l’endroit…. nous qui avions, depuis Sucre en Bolivie, réservé notre billet retour avec une escale d’un jour à …. Casablanca (au Maroc), on ne s’attendait pas tomber sur une seconde ville ainsi nommée, et de se retrouver du coup à faire les deux dans le même voyage!

On nous avait recommandé l’endroit, nous qui cherchions à travailler un petit peu pour arrondir notre budget. Pour ce faire, le Chili semblait être l’endroit idéal, vu le coût de la vie plus élevé qu’au Pérou et en Bolivie (on a trouvé une certaine logique dans le fait de gagner une peu sa croûte là où on est censé dépenser le plus), et vu qu’avec l’inversion des saisons de l’hémisphère sud, nous nous trouvions dans une zone abondamment plantée de vignes à l’aube des périodes de vendanges (qui ont lieu aux alentours du mois de mars donc)! Plusieurs personnes à Valparaiso, ou rencontrées lors du trajet en autostop, nous avaient parlé de cet endroit.

Juste avant de quitter la ciudad colorada aux multiples ‘cerros’ (Valparaiso, pour ceux qui n’ont pas suivi), on s’organise pour chercher à se faire héberger en couchsurfing. Casablanca n’est pas si grand, seules deux personnes sont inscrites sur le site. O chance, une des deux nous répond : elle s’appelle Paulina, semble avoir beaucoup voyagé, selon les indications de son profil, et nous signale qu’elle peut nous tuyauter sur notre recherche de boulot dans les vignes! A priori, elle ne sera pas en mesure de nous héberger pour ce jour, mais on y va, on cherchera sur place, et puis on a un bon point de contact.

Après un court trajet en autostop, on signale à Paulina notre arrivée dans la (petite) ville. Quelques minutes plus tard, elle vient avec son père nous chercher en voiture. On va être reçu dans une famille, et entretemps, on apprend qu’ils vont nous héberger pour une nuit ou un peu plus. Son frère Andres, qui vit et travaille à Valparaiso, est de passage pour le week-end et loge chez ses parents cette nuit, mais par après, nous pourrons utiliser sa chambre, alors que pour la première nuit, nous irons dormir, avec Paulina et une amie, chez la tia (tante), qui habite quelques rues plus loin et est absente pour quelques jours (chez sa fille à Santiago de Chile). Et bien voilà une bien aimable famille qui se décarcasse pour nous accueillir de bien belle manière. C’est la première fois qu’ils accueillent des invités via Couchsurfing, car la localisation de Casablanca n’est pas favorable à l’attraction de visiteurs pour l’hébergement. Les gens s’y arrêtent (parfois en masse) pour visiter les vignes, mais passent leur nuit à Valapraiso, 40min au nord, ou à Santiago, 1h15 au sud-est! Bref, c’est une grande première pour eux, Paulina n’ayant été reçue qu’une seule fois par des Couchsurfers lors d’un de ses (nombreux) voyages.

Nous avons donc été acceuillis comme des rois, nous avons partagé énormément avec eux, et le contact est super bien passé. Roberto et Zoila ont activé leurs différents contacts locaux pour nous aider à trouver un peu de boulot dans la récolte du raisin. On n’a pas eu de solution tout de suite, mais après quelques jours, on a eu l’occasion de travailler 4 journées. Entretemps, Roberto, qui aime se décarcasser pour touver des solutions, a eu l’idée de faire d’une pierre deux coups. Vu qu’il devait faire appel à un peintre pour repeindre les façade de leur maison, et d’une seconde maison dont ils sont propriétaires, il nous a proposé de faire le boulot moyennant rémunération, et de laisser son peintre pro de côté! On a aussi proposé de les aider à faire quelques-chose chez eux… leur projet d’aménagement de jardin sans cesse reporté stagnait un peu, faute de temps pour Roberto qui a des horaires de travail assez corsés. On a donc mis la main à la pâte (ou la terre) pour les faire avancer: ça les a boosté pour aller plus loin, notamment en faisant réaliser des supports de hamac (design maison) qu’on a pu inaugurer (en grandes pompes!) avant notre départ.

Paulina est enseignante d’anglais dans une école à Casablanca, pour des jeunes d’une quinzaine d’années. Elle nous a proposé, un jour de ‘creux’ entre vignes et peinture de façade, de l’accompagner à l’un de ses cours pour permettre de converser en anglais avec ses élèves, afin de les pousser à se lancer dans des dialogues questions-réponses, mais aussi pour profiter de l’échange culturel, de leur montrer d’où on vient et un peu notre façon de voyager, qui il faut le dire, n’est pas perçue de manière classique par les jeunes de là-bas. Ce fut une riche expérience, enthousiasmante pour les jeunes, et sympathique pour nous. Nous qui voulions un peu de contact avec les gens qui vivent là-où on voyage, nous étions très bien servis!

 Notre expérience dans les vignes fut un peu différente de ce à quoi nous nous attendions. Le travail fut fort éprouvant et très peu rémunéré. Ce qui nous a fort étonné car le Chili est un pays au niveau de vie comparable à l’Espagne, par exemple, où le coût de la vie au supermarché n’est qu’un peu plus bas que chez nous en Belgique. Roberto nous a expliqué que Casablanca est une localité qui offre peu d’opportunités pour les gens. Tout se passe à Santiago ou Valparaiso. Et pour peu que les habitants n’aient pas un niveau d’études très élevé, s’ils restent à Casablanca, ils n’auront pas beaucoup de possibilités. La vigne s’y est fortement développée depuis une quinzaine d’années, lorsqu’il a été découvert un peu par hasard que les lieux y étaient particulièrement propices au vu de la topographie notamment. Cependant, les terres vont vite s’appauvrir et cela risque de disparaitre dans les décennies à venir. Le recours au travail à la machine étant de plus en plus courant, les vigne récoltées sont soit les plus difficiles d’accès, soit des ‘seconds passages’ avec ce qui reste, donc pas le plus facile à cueillir. Il y a donc des gens qui, comme extra-job, ou comme job saisonnier tout simplement (femme au foyer qui peut alors travailler occasionnellement), parcourent les vignes plusieurs fois l’année, pour des phases de cueillette, d’entretien/coupe, tension des câbles, etc…. A ce contexte s’ajoute le fait que la récolte se fait souvent via des sous-traitances en cascade. Un producteur de vin achète des lignes de pieds de vignes à récolter pour la saison, et en commande la cueillette à une entreprise qui emploie des cueilleurs. Il n’y a donc pas de rapport ‘direct’ avec la produit final, comme on aurait pu s’y attendre d’après ce qu’on entend des vendanges en France, où le Château Machin est très fier de choyer son raison depuis la coupe du sarment qui dépasse à la pose du bouchon sur la bouteille. C’était beaucoup plus anonyme, dans un contexte de productivité (payé à la quantité récoltée). Ceci dit, cette expérience nous a bien plu, et nous a permis de rencontrer des gens dans un contexte de travail quotidien, comme Teresa et son fils, qui nous ont invités par la suite à passer un après-midi dans leur famille, nous préparant au passage un excellent ‘Pastel de Choclo’, une des grandes spécialités chiliennes!

On aura passé, in fine, plus de 15 jours dans la famille de Paulina. On s’y est senti comme chez nous, en famille. On a aussi été reçus chez la tia (tante), pour un repas familial, avec un autre tio (oncle). On a rencontré pas mal d’amis de Paulina, et membres de la famille. Zoila et Roberto se sont occupés de nous comme de leurs propres enfants; je les vois encore se lever à 4h du matin avec nous, nous faire le petit déjeûner et nous accompagner au point de rendez-vous pour le ramassage des cueilleurs pour partir à la vigne! 😉 J’entends encore Zoila dire (en Espagnol): “S’il vous arrive quelque-chose, c’est nous qui sommes responsables hein!”. Un investissement et un accueil sans compter. On ne saura jamais les remercier assez pour cela, et on espère les revoir prochainement, au Chili ou en Europe, où ils comptent bien repasser leurs vacances dans les années à venir!

¡Valpo!

28>05.03.2016

Reprise de l’autostop après cette belle semaine de soleil et repos à La Serena. Destination: la tant attendue Valapraíso, qui signifie “Vallée Paradis”, Valpo pour les intimes!

Ville portuaire colorée aux multiples cerros (collines), que l’on arpente via des escaliers, des funiculaires, ou un (seul) ascenseur! On en avait entendu parler, et voilà, on y est. Elle si situe à 120km au nord-ouest de Santiago de Chile, presqu’à la moitié de ce looong pays donc, mais un peu plus au nord tout de même, car il est vraiment trèèès long! A l’origine, Valapraíso fut fondée en tant que port de Santiago, qui se situe à l’intérieur des terres. Elle était une escale habituelle pour les bateaux qui passaient de l’Atlantique au Pacifique par le détroit de Magellan, au sud du continent américain. Par la suite, avec l’ouverture du canal de Panama, elle perdit cette position stratégique et ce statut, cette nouvelle route maritime l’éloignant des nouveaux itinréraires des nombreux bateaux qui la fréquentaient autrefois…

On arrive donc en autostop par le nord de l’agglomération, ou plutôt de la conurbation, car avec la cité balnéaire de Viña del Mar, qui la dépasse en nombre d’habitants, ainsi que quelques autres localités, elle forme une importante zone urbaine densément peuplée. On se fait déposer à Concón, au bord d’une plage fréquentée par des écoles de surf. Renseignements pris, on ne trouvera pas de camping dans le coin (on a pas eu de réponses positives à nos nombreuses sollicitations couchsurfing), mais bien à Reñaca, où on se rend immédiatement en bus. Sur place, difficile de trouver des gens qui connaissent le camping…. On file au cybercafé, trouve deux adresses de campings… mais c’est le scénario de La Serena qui se répète: ils n’existent pas, ou plus! On reprend un bus, directement vers le centre de Valparaíso, en passant par Viña del Mar, que l’on nous avait présentée comme une ville type Miami, très huppée et touristique, ce qui semble être effectivement le cas. A Valapraíso, on tombe avec chance sur un hostal bon marché pour l’endroit, tenu par un type hyper intéressant, et idéalement situé, entre le Cerro Concepción, et le Cerro Allegre, les deux cerros (collines) les plus touristiques. Valapraíso en compte plus de 30, formant un cirque naturel face à l’océan. C’est là que vit la population en majeure partie, et ce sont les lieux les plus typiques de la ville, très colorés, agrémentés d’innombrables fresques murales, atmosphère artistique très agréable et surprenante. Petits coins intimes et sympas au détour de chaque ruelle ou escalier, vieux ascensores (funiculaires) assez pittoresques et ludiques: le ville est magique. D’autant plus si on prend en comptes les nombreux points de vue qu’elle offre, aussi bien sur elle-même que sur son port, sur l’Océan Pacifique… En parlant du port, il est assez surprenant, très proche du centre-ville, un peu à l’ancienne, on voit des bàteaux charger des containers presqu’au bout de la place principale. La ville plus publique, avec les commerces, les édifices plus officiels, etc., se situe dans une maigre bande de terre serrée entre la courbe des cerros et du littoral. Valapraíso a du caractère, telle qu’on l’attendait, et ça nous plait! Elle a encore des trolley-bus à l’ancienne qui participent à son charme au même titre que les funiculaires, et cet ascenseur public unique, mi-enterré, mi-proéminent, dans lequel on entre par un tunnel, et sort par une passerelle!

Après deux nuits dans cet hostal, on reçoit une réponse de couchsurfing. On est accueilli par Nel dans une maison de 4 étudiants, dont 2 en architecture. On en profite pour se reposer un peu, on rencontre leurs amis, on se fait même une petite sortie en club, etc…(on nous propose 2 fois de la coke sur le trottoir en 5 minutes… c’est ça aussi, Valparaíso). Sur conseils de nos hôtes, on va voir, pour notre dernier jour, une centre culturel hyper intéressant à l’architecture remarquable que nous avons tous deux fort apprécié (lieu, expo, architecture). On fait un petit passage également par le charmant cimetière n°2, au sommet du cerro juste à côté.

Viña del Mar

02.03.2016

Avant cette dernière journée, on en a profité pour passer une journée à Viña del Mar, toute proche, cette cité toute récente et un peu austère (bien que confortable), en comparaison avec Valpo la ville bohème, à la fois romantique et dure, comme ses cerros aux couleurs chatoyantes et son port si mécanique qui se côtoient pour former un tout composé d’une riche multitude de contrastes. A Viña, on ne se fait pas prier pour passer quelques heures à la plage, face à d’énormes et impressionnantes vagues qui semblent ne jamais vouloir cesser de faire la compétition pour voir qui sera la plus grande et la plus belle! 😉

A dedo hasta La Serena

20>28.02.2016

Forts de notre premier déplacement réussi, Aldo nous dépose à la sortie d’Antofagasta, sur une route très fréquentée par les routiers. En fait, vu la forme si spécifique du Chili, il y a forcément une route hyper-principale pour circuler nord-sud (ruta 5)… et c’est forcément celle-là qu’on prend! Le temps de lever le pouce une grosse demie-heure et regarder d’autres voyageurs, locaux ou autres, faire la même chose en face (ça marche du tonnerre au Chili, donc les borde ds routes sont très fréquentés par des leveurs de pouces!), José Francisco nous propose de nous véhiculer avec son camion. On ne sait pas encore trés exactement où on va, mais sur conseil de ce très sympathique chauffeur, on choisit La Serena, petite ville relativement touristique du bord de mer, aux portes de laquelle in nous déposera deux jours plus tard! On aura donc voyagé deux bonnes journées avec lui, et planté la tente deux fois à côté de son camion. Entre-temps, il nous a montré quelques coins sympas sur la route, l’une ou l’autre plage, un endroit avec de grosses roches (volcaniques?) aux formes très particulières, et la petite localité touristique de Bahia Inglesia, où nous plantons la tente pour une première nuit sur la plage, vu qu’au Chili, c’est courant. Sauf qu’ici, c’est un peu spécial: c’est jour de fête, stands et concerts dans le village, beaucoup de tentes sur la plage… et on s’en rendra compte plus tard: feu d’artifice programmé à la tombée de la nuit! Les quelques (centaines?) de voitures qui ont débarqué sur la plage en début de soirée nous ont (un peu) mis la puce à l’oreille… et on a déplacé notre tente plus près du camion par sécurité (pour ne pas se faire écraser)! 😉

Le lendemain, au terme de deux jours de route à travers des régions désertiques (dont un désert où il n’y a plus eu une seule goutte de pluie depuis plus de 20 ans!), on voit la végétation modestement poindre le bout du nez, et on arrive en soirée dans une station service où José Francisco doit attendre le feu vert pour descendre en ville (à La Serena donc), pour charger sa remorque frigorifique de marchandises surgelées. On plante la tante dans l’aire, et encore une fois, on est pas les seuls, et le lendemain matin, José n’ayant toujours par reçu son feu vert, on parcourt les quelques km restants en autostop!

 

22>28.02.2016

Première chose que l’on fait une fois à La Serena: chercher un logement. Vite, une connexion internet, un cybercafé, on va lancer des requêtes en urgence via Couchsurfing (on a pas trop pu anticiper, car on ne savait pas trop jusqu’où on allait aller, et on est descendu plus au sud que ce que l’on pensait initialement). Si pas de ré ponse, on cherchera un camping ou un hostal dans l’après-midi.

La Serena est une ville côtière de 250.000 habitants, relativement touristique. Mais son centre n’est pas directement sur le littoral, ce qui fait qu’elle est en deux parties: grosses (et horribles) constructions hotelières le long de la plage, type “côte belge”, et vieux centre plutot pittoresque et sympathique, un peu préservé de la présence massive de touristes (on est en période de grandes vacances ici…). Bref, on se sera tapé quelques km à pied pour aller jusquà la plage depuis le centre, chargés de nos sacs, pour tenter de trouver le seul camping du coin repris sur internet… et qui n’existe pas (ou plus?)! Fin d’aprèm, on tombe par hasard sur un hostal sympa et pas trop cher pour le Chili. On hésite encore, vite un tour au cybercafé, on a une réponse positive, mais le gars bosse de nuit et n’est déjà plus chez lui… difficile de s’organiser: on prend l’hostal et on retrouve le Couchsurfer, prénommé Gustavo, le lendemain. Il nous reçoit chez lui, avec son colocataire Michael, pour quelques nuits. Gustavo se prépare a faire un programme “Work & Travel” au Danemark, et cumule deux jobs pour quelques mois afin de réunir les fonds nécessaires: ingénieur des mines le jour (de 9 à 17h), et aide dans un resto en soirée nuit (de 19h aux petites heures, parfois 3-4h du mat). On ne l’aura donc pas beaucoup vu, mais on s’est bien reposé, et on s’est arrangé pour être là aux rares moments où il fréquente son appartement. Au passage, étant novice dans le monde de couchsurfing (il n’avait reçu qu’une personne, un Belge!, deux mois auparavant), il en a profité pour accepter dans l’urgence d’autres couchsurfers “nécessiteux” pendant notre présence: deux Chiliennes en escale durant leur voyage vers le nord, et ensuite un “couple?” formé de la Polonaise Ola et du Croate à bicyclette Vinko, durant deux nuits. On aura donc croisé pas mal de monde dans ce petit appartement (Michael semblait chaque fois un peu surpris en voyant encore du monde en plus lorsqu’il sortait de sa chambre), et profité de visiter la ville tranquillement, de l’intérieur comme depuis son petit mirador, son jardin japonais, et puis, passer tout de même un bel après-midi à la plage, à l’ombre de son phare et à pateauger entre les énormes vagues qui font le plaisir des surfers. Vous le remarquerez sur une photo, on est en zone de risque de tsunami, ce qui est fréqunt au Chil en raison des nombreux tremblement de terre. On en aura d’ailleurs ressenti 4 au total durant nos séjours à Antofagasta et la Serena! …enfin quand je dis “on”, je dois un peu m’en exlure, car 2 d’entre eux se sont produits de nuit, et même si j’ai probablement ressenti les secousses, elles ne m’ont pas réveillé, contrairement à Agata!

Antofagasta, al lado del Océano Pacífico

14>20.02.2016

Donc première expérience sud-américaine de voyage en autostop! Plutôt concluante, 300km et 3 conducteurs plus tard (dont 2 camions), nous voilà, en 5 petites heures, à Antofagasta, sur la plage, où on attend, sous le soleil et non sans avoir fait une petite trempette, notre hôte couchsurfer prénommé Aldo.

On fut d’abord étonné, le long du trajet, de traverser tant de zones désertiques. On pensait que c’était plutôt localisé autour de San Pedro… il n’en est rien: une bonne partie du nord du Chili n’est qu’un immense désert, avec des régions parmi les plus sèches au monde! Entre les villes, très distantes, quelques rares villages, qui se comptent sans utiliser tous les doigts d’une seule main. Bref, des paysages trés neutres et étonnants. Ces lieux sont également riches en minerai, et sont donc logiquement fortement occupés par des activités minières importantes, une des principales (si pas la principale) ressources économiques du pays.

Revenons-en à Antofagasta, ville où j’ai pu résoudre le problème de la perte de la batterie de mon appareil photo… en en achetant un nouveau. Donc, j’ai de nouveau des photos, mais seulement pour une partie du séjour dans la région, forcément, le temps de s’y retrouver un peu avant de conclure l’achat (et par la même occasion, le temps de louper des photos des lieux super-sympas qu’on a visités en premier lieu… >>> un conseil, allez voir les photos qu’Agata postera lorsqu’elle postera son sujet sur la ville). Alors, on ne s’est pas vraiment rendu-compte que l’on descendait de 2.400m d’altitude au niveau 0! Pente douce tout le long du trajet, mais forcément, une fois que l’océan pointe à l’horizon, c’est qu’on est ailleurs que dans l’Altiplano ou les montagnes (la sierra). Antofagasta est la quatrième ville du Chili, avec 320.000 habitants. Elle se situe juate au niveau du tropique du Capricorne, là où il rencontre la côte océanique pacifique est! On a d’ailleurs pu admirer un drôle de monument solaire marquant le coup, mais malheureusement dans un endroit pas très approprié (au bord d’une voie rapide…). Toute cette région du nord du Chili fut anciennement territoire de Bolivie (qui en le perdant, vit disparaitre son seul accès à la mer), et Antofagasta, en tant que lieu-clé du “débarquement” des armées chiliennes, présente pas mal de témoignage de cette période de l’histoire. Elle est par ailleurs le principal port de la partie nord du Chili.

Aldo, le couchsurfer, ainsi que sa compagne Janet et le fils de celle-ci, Francisco, furent extrêmement sympathiques et hospitaliers. On a eu l’occasion, avec eux, de voir les falaises du littoral au nord de la ville, dont la Portada, arche naturelle résultant de l’érosion maritime, de déguster de succulentes empanadas de mariscos (empanadas aux fruits de mer, l’empanada étant une pâte fourrée et frite, typiquement sud-américaine), et d’observer de sympathiques loups de mer virevoltant entre les vagues et les rochers. (>>> voir photos d’Agata).

San Pedro de Atacama, Chile

12>14.02.2016

En attendant que les photos d’Agata arrivent, j’écris déjà ce sujet avec les quelques clichés (de mauvaise qualité) que j’ai eu l’occasion de prendre avec mon téléphone. Pour plus et de meilleures illustrations, n’hésitez pas à aller voir le sujet d’agata quan il sera mis en ligne!

Nous voici donc dans un bus pour le Chili, dès la fin de notre excursion sud-bolivienne, alors que nos compèrent remontent vers Uyuni avec le 4×4 qui nous a balladés trois jours durant au milieu de tous ces paysages fascinants. Tout de suite, on sent un ambiance différente, dont le ton est donné par le chauffeur. Celui-ci est bolivien mais vit au Chili, à Sant Pedro de Atacama, et fait preuve directement d’une plus grande exigence vis à vis de ses passagers, notamment lorsqu’il nous explique les formulaires à remplir et le topo général pour le passage de la frontière. On sent que ça va être plus structuré que la Bolivie!

On franchit donc tout de suite la frontière et on se retrouve enfin sur les routes du Chili. En moins d’une heure, on arrive à San Pedro, et on passe les formalités au poste frontière, qui lui, se situe directement à l’entrée de la ville…. ou du village devrais-je dire….. car contrairement à ce que semblait exprimer la carte du Chili, San Pedro n’est pas une ville importante, mais une toute petite localité de 5.ooo habitants, située à 2.438 m d’altitude. Le paysage environnant y est le “verso” de celui que l’on vient de voir en Bolivie. Le volcan Licancabur, du haut de ses 5.920m et situé sur le frontière, domine l’horizon tout comme lorsque nous étions dans les déseerts du Sur Lípez. En parlant de désert, on sait qu’on va encore en voir car le coin est assez connu pour le fameux “Désert d’Atacama”. Pour en revenir à San Pedro, le bourgade est vraiment magnifique, et constitue un ensemble remarquable du patrimoins chilien: petites maisons et murs de propriétés en terre. Avec le soleil et le climat sec (y compris la poussière), on se croirait un peu quelque-part au Mexique (tel qu’on se l’imagine d’après les films en tout cas…). Par contre, l’ambiance paisible et tranquille, à la fois des lieux et des gens, nous rappelle notre voyage au Portugal.

Alors, au Chili, on va être confronté à pas mal de changements: prix nettement plus élevés qu’au Pérou et en Bolivie (pas encore comme en Belgique, mais un peu conne en Espagne par exemple), accent Chilien très corsé (parlent-ils bien le Castillan??? ils le disent eux-même: ils parlent mal, avec plein d’expressions locales, il coupent les mots, dont ils ne prononcent pas forcément toutes les lettres… tout un programme.), et enfin, monnaie avec des gros chiffres, plein de zéros (il faut compter environ 750 pesos chiliens pour un euro… dont on manipule sans cesse des billets de 10.000, 20.000, des pièces de 100, 500…. pas évident).

Forcément, vu les prix, on a d’entrée de jeu abandonné l’idée d’un hostal: on se met donc en quête d’un camping. Par chance, San Pedro est bien équipé, car c’est une destination hyper-touristique. Plein de campings donc, alors que c’était quasi inexistant au Pérou et en Bolivie. Mais le hic, c’est qu’on est en pleine période estivale ici, et donc de grandes vacances, et donc de hausse des prix… on déboursera, pour un camping (un vrai, mais mal équipé: une seule douche pour l’ensemble), plus que pour le plus char hostal que l’on s’est permis au Pérou. De plus, les différents lieux naturels à visiter dans le coin (Vallée de la Mort, Vallée de la Lune, Lac Salé, Salar, Geysers, etc…) sont disséminés et parfois lointains, et se paient séparément, plus cher qu’en Boivie (forcément). Vu que ces lieux sont du même type que ceux que nous avons pu admirer lors de notre excursion bolivienne, on décide de ne pas d’éterniser a San Pedro. Le Chili (tout comme l’Argentine après) sera plus cher, on va devoir s’adapter: autostop, couchsurfing, etc… On visite donc la Vallée de la Mort (Dieu merci, on en est sorti vivant!): superbe vallée-désert, avec l’une ou l’autre gigantesque dune de sable, et des parois rocheuses à l’érosion assez étonnante. Pour revenir à San Pedro, on teste un peu d’autostop: et ça marche plutôt (très) bien! Les backpackers qu’on a croisés ailleurs disaient donc vrai! On va enfin pouvoir s’y mettre, car au Pérou et en Bolivie, ça ne marche absolument pas (les conducteurs réclament un paiement, au prix taxi local, une fois la fin du trajet… on ne s’est donc pas risqué!) 😉

Après deux nuits à San Pedro, on lève le pouce pour rejoindre la ville d’Antofagasta, vers le sud sur la côte, où on a pu trouver un couchsurfer prêt à nous accueillir!