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¡Nuestro viaje: seis meses y medio en America del Sur!

MAP AMSUD 2

ESPAÑA

26.10.2015

0. Madrid

PERU

27.10.2015>12.01.2016

1. Lima

2. Huaraz – Cordillera Blanca (+ Lagunas Wilcacocha, Churup, 69 y Trek de Santa Cruz)

3. La Union

4. Huánuco

5. Oxapampa

6. Huancayo

7. Ayacucho

8. Abancay (+ Trek de Choquequirao, trek de Salkantay y Machu Picchu)

9. Cusco

10. Arequipa

11. Cabanaconde (+ trek de Colca cañon)

BOLIVIA

12.01>12.02.2016

12. Copacabana + Lago Titicaca + Isla del Sol

13. La Paz

14. Cochabamba

15. Villa Tunari

16. Aiquile

17. Sucre

18. Potosi + Cerro Rico

19. Uyuni

20. Salar de Uyuni

21. Sur Lípez & Reserva Natural de Fauna Andina EduardoAvaroa – “Flamenco”

CHILE

12.02>30.03.2016

22. San Pedro de Atacama

23. Antofagasta

24. Bahia Inglesia

25. La Serena

26. Valparaiso + Viña del Mar

27. Casablanca

28. Los Andes + Parque Andino Juncal

ARGENTINA

30.03>27.04.2016

29. Mendoza y Cerro Aconcagua

30. La Rioja

31. Salta

32. San Salvador de Jujuy

33. Quebrada de Humahuaca (Maimará, Purmamarca, Salinas Grandes, Tilcara, Humahuaca)

PARAGUAY

27.04>05.05.2016

34. Asunción

35. Ciudad del Este (+ Foz do Iguaçu, Brasil, + Cataratas del Iguazú, Argentina)

BRASIL

06>11.05.2016

36.São Paulo

MAROC

12>13.05.2016

37. Casablanca

 

Ciudad del Este + cataratas del Iguazú (do Iguaçu)

01>05.05.2016

En route pour Ciudad del Este (littéralement: la Ville de l’Est), qui est la seconde ville/agglomération en importance du Paraguay, située, comme son nom l’indique, dans la partie est du pays. Elle compte 320.000 habitants, et borde les rives du Rio Paraná, qui fait frontière avec le Brésil. Après 5-6 bonnes heures de bus à traverser les plaines (déforestées) paraguayennes, nous arrivons au terminal de bus local. Nos requêtes couchsurfing n’ont rien donné, on va donc se rendre au centre pour chercher un hostal. On compte rester quelques jours sur place, et de là, visiter les chutes d’Iguazú (ou Iguaçu, en portugais), qui se situent non loin, sur le Rio Iguazu/çu qui forme frontière entre le Brésil et l’Argentine.

Du terminal, on se renseigne pour prendre un bus pour le centre-ville, et on apprend que le bus en question va plus loin, jusqu’à la ville de Foz Do Iguaçu, au Brésil. Quitte à chercher un logement, pourquoi ne pas tenter le Brésil direct; on est chauds, on y va. Sauf que… on constate que le bus local ne s’arrête pas à la frontière, alors que nous, on doit se faire tamponner le passeport. Le chauffeur accepte de s’arrêter et nous lâcher juste après le poste frontière, et on revient côté paraguayen… la nuit tombe, on cherchera finalement notre logement à Ciudad del Este. On nous donne, à l’info-tourisme, 2 adresses d’hostals bon-marchés. Un peu éloignés, puis les bus ne fonctionnent pas des masses en ce dimanche soir. On tente de rallier l’endroit, annoncé « derrière le Mc Do », à moitié en bus et à moitié à pied. Derrière la Mc Do: pas d’hostal visible, mais un endroit assez sombre et glauque, avec des entrepôts de bagnoles gardés par des gars avec des fusils à pompe… On commence à douter, et après avoir tourné en rond plus d’une demie-heure, la nuit se faisant de plus en plus noire, un gars nous demande ce qu’on cherche. Il nous indique ensuite l’hostal 2 rues plus loin… Alors qu’il nous voit assez inquiets de s’assurer qu’il nous donne une info exacte… ils ajoute, en anglais: « mais je fais aussi du couchsurfing… donc vous pouvez venir chez moi, j’habite à 2 pas ». Donc nous voilà logés pour 4-5 jours chez ce sympathique José. On fait connaissance avec sa famille, bien sympa et intéressante, qui venait souper chez lui le soir-même! En fait, José était l’un des 7 couchsurfers à qui on avait envoyé une demande. Il avait vu notre message alors qu’il était dans le bus en revenant d’Asunción, et allait le traiter (positivement) une fois qu’il serait entré chez lui. Et voilà qu’on tombe par hasard sur lui dans cette ville de plus de 300.000 habitants! Comme quoi le hasard fait bien les choses! 😉

Ciudad del Este nous a été présentée comme étant « la Chine de l’Amérique du Sud »: c’est une zone franche défiscalisée ou se vendent des tas de trucs plus cheap qu’ailleurs. Il y a donc tout un marché légal avec son parallèle illégal, accompagné de mafias en tous genre (Libanais, Chinois), à 2 pas (pour ne pas dire sur) la frontière brésilienne. Les gars tentent de nous arrêter pour nous vendre de l’ « electronico », des tasers en « démo » sur le trottoir (mais pas sur des gens hein), c’est la folie, ça grouille dans tous les sens. L’architecture, assez bling bling et cheap/kitsch à la fois fait effectivement penser à des villes d’Asie, ou du moins l’image que l’on s’en fait.

Cataratas do Iguaçu, Brasil
03.05.2016

Première journée de visite des fameuses chutes d’Iguaçu, côté brésilien. Les photos valent mieux qu’un (trop) long discours, mais en gros, il s’agit d’un des plus impressionnant site du genre au monde, classé au patrimoine naturel de l’UNESCO. Il s’agit d’un ensemble de 275 cascades, s’étalant sur un front de près de 3 km, avec une hauteur culminant à 90m, au niveau de la « garganta del diablo » (la gorge du diable), la partie la plus impressionnante de cette merveille de la nature. Les deux côtés du Rio Iguaçu/zú (Brésilien/Argentin) sont aménagés de passerelles et pontons permettant de s’approcher de très près des diverses chutes, en de nombreux endroits du site, aussi bien en haut, avec des vues vertigineuses, qu’en bas où on peut constater aisément le débit et la puissance, dans cette atmosphère humide vaporeuse chargée d’éclaboussures, laissant apparaître ça et là un arc-en-ciel du plus bel effet. Au passage, on a pu voir pas mal d’animaux, allant de ces petits mammifères rigolos déjà vus en Bolivie, aux lézards et papillons colorés.

Cataratas del Iguazú, Argentina
04.05.2016

Seconde journée, même site, mais autre point de vue, et autre météo. On a droit a un ciel plus clair, plus ensoleillé. On croyait avoir déjà presque tout vu la veille, mais la partie argentine du site nous a réservé tant de belles surprises supplémentaires, tant le site est vaste, et rendu beaucoup plus accessible que du côté brésilien… avec en point d’orgue “culminant”, ce ponton en porte-à-faux au dessus de la “garganta del diablo”, dont on ne pouvait voir le fond tant la puissance des flots noie l’atmosphère d’un épais brouillard de gouttelettes projetées avec force dans les airs. Petite anecdote rigolotte: on tombe sur des papillons zébrés avec une sorte de n° 88 (ou 89) illustré sur les ailes… on croirait des fakes mais ils sont tous comma ça… j’avais l’impression de voir des fans ailés de l’équipe de foot de Charleroi, dont je suis supporter (les Zèbres), tant ça paraissait surréaliste!

On aura passé deux belles journées à faire des va-et-vient entre le Paraguay et ses pays voisins: le Brésil, puis l’Argentine via le Brésil, avec autant de tampons dans le passeport que de passages de frontières (ouf, les bus voulaient bien s’arrêter pour nous!), ou presque (on a pu éviter le poste frontière brésilien pour passer du Paraguay à l’Argentine, vie la Brésil, ainsi que pour revenir).

Etape suivante: ce sera le Brésil avec São Paulo, en bus, où on rejoint nos amis Caio et Adriana, rencontrés en Bolivie, avant de redécoller vers l’Europe.

Ruta hasta Paraguay

25>27.04.2016

On venait de faire la dernière destination ‘planifiée de longue date’ de notre voyage. Alors qu’initialement, après l’Argentine, on comptait reprendre un vol depuis la Bolivie, on a du se résigner, lors de notre passage là-bas, tel qu’expliqué dans d’anciens postes (pas de certitude de pouvoir entrer une seconde fois dans le pays dans la même année, vu qu’on nous avait déjà tamponné nos 3 mois dans le passeport…). Bref, sans trop revenir sur les détails, on redécollera de São Paulo, Brésil. On a déjà pris la décision de passer par les chutes d’Iguazu, situées +/- entre les deux, et pour se rendre à Iguazu, 2 options routières: par la route du nord, en traversant le Paraguay pas sa capitale Asuncíon, ou par une route qui contourne la Paraguay par le sud, via les provinces argentines de Corrientes et Misiones. Cette dernière a ceci de particulier, qu’elle concentre en territoire assez compact pas mal de communautés d’origines européennes (italienne, allemande, … et même polonaise) issues (ou polarisées par) d’ anciennes mission jésuites, phénomène dont elle tire le nom. Notre curiosité nous pousse à faire le choix du Paraguay, pays dont on a peu entendu parler, qui sera donc une découverte totale.

On décide de faire la première partie en bus, histoire de se retrouver sur la bonne route en évitant tous les changements de directions pour passer d’une ville à l’autre, vu qu’on a quand-même près de 1.150 km à parcourir. On en prend donc un premier vers le sud qui retourne à San Salvador de Jujuy, où on change pour un autre vers le nord-est, destination San Pedro de Jujuy, d’où on entame la partie autostop. Il nous reste environ 1.050 km, et on a que deux changements de direction: après moins de 200 km, on doit bifurquer pour prendre une ligne droite de plus de 700 km (au milieu de nulle part) vers le sud-est, jusqu’à la petite ville de Formosa (qui donne son nom à la province que nous allons traverser). De là, 200 petits km nous mèneront à Asuncíon. On a quelques doutes sur la grande ligne droite: elle a mauvaise réputation point de vue faisabilité en stop sur les blogs, mais bon, quelques-uns signalent avoir eu de la chance, et l’avoir faite d’une traite. On sait de toute façon que ça va nous prendre au minimum 3 jours de trajet. On ne s’est pas éternisé en Argentine pour se permettre de gérer l’inconnue du temps de ca trajet (à 2-3 jours près), tout en ayant de toute façon assez de temps à Iguazu et São Paulo. Les premiers km sont (très) peu performants. Alors qu’on avait quitté Maimará assez tôt le matin, et avec une bonne correspondance entre nos deux bus, nous voilà contraints de poser notre tente à une station service peu avant le premier changement de direction seulement… Lieu un peu glauque, pas tant fréquenté, mais bon, les gens de la station nous conseillent de nous installer tout près du bâtiment, dont l’entrée extérieure des sanitaires est surveillée/contrôlée par un veilleur 24/24. Le gars est sympa, c’est rassurant. Au petit matin, son frère, qui a pris la relève de jour et est tout aussi sympa, nous offre spontanément de son café chaud, car à cette heure, il fait fort froid tout de même.

On avance encore péniblement en stop jusqu’au changement de direction, où on nous dépose. A cet endroit, il y a un contrôle routier, type douane, qui passe en revue les marchandises de certains véhicules, y compris camions. On nous apprend que cette route est assez prisée pour la contrebande de stupéfiants, entre Bolivie, Paraguay et Argentine. Raison pour laquelle les conducteurs ne prennent pas trop le risque de prendre des autostopeurs, ne sachant pas s’ils ont quelque-chose d’illicite dans leurs bagages… Effectivement, peu de véhicules, mais encore moins qui daignent s’arrêter. Après plusieurs heures sans avancer, Agata va demander à un camion arrêté s’il ne part pas en direction de Formosa… Le temps de réfléchir un peu, le gars nous dit ok et nous prend pour toute la ligne-droite, jusque l’entrée de Formosa précisément. On passe la nuit près du camion dans une autre station service, en chemin. Le lendemain matin, le chauffeur, prénommé Antonio, doit gérer un problème de pneu crevé. En route, on partage la maté avec lui (ou plutôt lui avec nous), il nous apprend pas mal de choses sur la région, et sur le Brésil qu’il connait assez bien. La zone que nous traversons est assez surprenante: peu peuplée, les quelques localités très espacées sont connectées par cette unique route principale, les propriétés sont énormes. Le relief est devenu tout plat, les paysages changent. On termine notre bout de chemin avec Antonio, avec vue, depuis la cabine du camion (avec un bel autocollant de la face de J-C sue la pare-brise fissuré) sur des champs/forêts clairsemées de palmiers. A l’entrée de Formosa,  un autre routier très sympa nous prend asser rapidement, et nous dépose peu avant la frontière paraguayenne, que l’on croit pouvoir rejoindre à pied… Mais comme ça semble plus loin que prévu, chargés comme des mules, on prend finalement un bus, pour à peine quelques centaines de mètres.. on était en fait presque arrivés…

Quebrada de Humahuaca – Maimará

19>25.04.2016

Ruta + Tumbaya

19.04.2016

Alors, cette fois-ci, pour éviter un démarrage trop lent en sortie de ville, on s’octroie quelques km en bus pour déjà se positionner sur le route du nord, qu’on connait en partie vu qu’on l’avait déjà empruntée pour se rendre à Yala. Le bus nous dépose à León, le village suivant. Il nous reste une bonne cinquantaine de km pour rejoindre Maimará, où nous attend notre hôte couchsurfer, qui va nous accueillir dans son camping. Après quelques longues minutes, voire heure(s?) d’attente, nous sommes pris par une famille française assez sympa: le filston est en échange universitaire en Argentine, et les parents l’ont rejoint pour leurs vacances, pour un petit périple à travers les plus belles régions du pays. On fait connaissance avec la Quebrada de Humahuaca avec eux, en s’arrêtant au village de Tumbaya. La Quebrada est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’ensemble à la fois paysager et culturel. Il s’agit d’une vallée s’étendant sur plus de 100 km, profondément creusée, en zone montagneuse (+ de 2.000 m d’altitude), par le Rio Grande de Jujuy, et jalonnée de villages anciens, à l’architecture coloniale, et habitée çà et là de communautés andines. La toute grande particularité est que les formations rocheuses, assez jeunes et friables, présentent une palette variable de couleurs, allant du vert au brun en passant par le rouge et le jaune orangé. L’érosion des vallées laisse alors apparaître en de nombreux endroits des ‘figures’ colorées assez exceptionnelles telles que ‘la Paleta del pintor’ (la palette du peintre) à Maimará, ‘el cerro de los siete colores’ (la colline des sept couleurs) à Purmamarca, ‘la valle de los quatorze colores’ (vallée des quatorze couleurs) à Hornocal, etc… Donc on est déjà sous le charme en arpentant Tumbaya, son église et son cimetière avec cette famille française, qui nous redépose plus loin sur la route, au carrefour qui mène à Purmamarca, où ils se rendent. On termine les derniers km vers Maimará en stop, dans un gros pick-up américain, avec place pour 4 personnes sur la banquette avant!

Maimará

19>25.04.2016

On attend Ale (Alejandro) sur la très pittoresque place du village. Et voilà qu’arrive un petit bonhomme un peu débraillé, cheveux blancs semi-longs, mini short en jeans, t-shirt semi-déchiré et foulard autour du cou. C’est dans son camping, baptisé Psychodelia, qu’on va loger pendant une semaine. Il s’agit d’un terrain modestement aménagé, de façon naturelle, au pied de la ‘Paleta del pintor’, dans une mouvance quelque-peu ‘Hippie’ (Ale se revendiquant comme tel)! Paysage superbe, lieu pittoresque (on y accède en traversant le Rio Grande à gué ou via des petits ponts de fortune formés de troncs couchés sur la rivière!).. et puis des gens sympas: aussi bien Ale lui-même que les autres pensionnaires rencontrés sur place: Sonia, ainsi que ‘Negra’ & Federico, tous trois voyageurs et argentins. On a par ailleurs l’occasion de voir plein de cactus géants, qu’on avait loupé de peu en Bolivie, dans le salar d’Uyuni ‘inondé’, ainsi qu’à San Pedro de Atacama au Chili. Attention, il faut bien faire la distinction, car en fait, il ne s’agit pas de cactus à proprement parler, mais de ‘cardones’ (chardons?), qui n’en sont pas moins impressionnants (j’évalue le plus haut qu’on a vu à 8m, dans la cimetière de Maimará!).

Tilcara

20+24.04.2016

Plus gros village, ou voire carrément petite (mini-?) ville la plus proche, on s’y est rendu par deux fois: en bus, et à pied, en longeant la vallée. Très mignon, vues superbes, cactus (ah pardon: cardones!) rigolos, et puis, encore l’occasion de chopper quelques photos de Renault 12 au passage!

Purmamarca y Salinas Grandes

21.04.2016

Alors, Purmamarca, la destination tant attendue, le premier lieu dont on a entendu parler avant notre voyage, pour ce célèbre ‘cerro ‘ aux 7 couleurs. Peu de bus font le crochet par-là (c’est légèrement détaché de la route principale), alors on doit se lever tôt, pour prendre celui du matin, le même que les écoliers. Pauvres écoliers, dirais-je même, car le chauffeur se l’est un peu joué à la ‘Boliviano’: pas eu envie de s’arrêter pour faire monter des petits gosses qui attendaient ce seul bus de la matinée à hauteur de leur village, alors qu’ils faisaient d’amples gestes pour ne pas se faire louper…. Bref, ils auront du se démerder autrement pour aller à l’école, probablement avec l’aide d’une dame (probablement enseignante?), qui, offusquée de la situation, est descendue (pour leur venir en aide?) à l’arrêt suivant. On renouait bel et bien avec les mentalités andines, avec un air de déjà vu en Bolivie, voire au Pérou! 😉
De bon matin, donc, nous avons pu admirer ces couleurs et ces reliefs, ce village typique, bien que très touristique, et, en sus, ces ’empanadas’ cuites au barbecue, dont le nom spécifique m’échappe malheureusement! Le barbecue (bien viandeux), est une spécialité, pour ne pas dire une ‘coutume’ en Argentine, dont la population locale use et abuse! C’est probablement de là que vient la dénomination culinaire ‘steak argentin’ (à vérifier cependant)! Mais bon, de barbecues (assadas), nous n’aurons goûté qu’aux empanadas – délicieuses ceci-dit – du moins sur le territoire albiceleste!
Ayant démarré la journée tôt, on s’est permis une petite excursion vers les ‘salinas grandes’, le plus grand des (petits) déserts de sel argentins, dont la situation est assez proche (et la formation liée?) de celle des salar de Bolivie et de l’Atacama au Chili. Après avoir capitulé pour s’y rendre en stop (la route est longue et peu fréquentée), on opte pour l’excursion en bus. Cette route, direction Chili, reprend de l’altitude, avec un passage culminant à 4170m! Nous revoilà (presque) sur l’Altiplano, un trait blanc à l’horizon: nous voilà aux salines. Nous n’étions pas peu fiers, nous qui n’avions vu le salar d’Uyuni que sous forme d’immense et impressionnante flaque/miroir d’eau, de fouler cette étendu blanche, uniforme et lisse, fissurée en ‘alvéoles’ sur des km!

Humahuaca

22.04.2016

C’est le chef-lieu du coin, qui donne d’ailleurs son nom à la Quebrada: 11.300 habitants, et près de 3.000m d’altitude (2.947 plus exactement). Dans le même style que les localités précédentes, très belles architectures coloniales, un brin trop touristique, mais très charmant. Humahuaca abrite un impressionnant monument ‘aux Héros de l’Indépendance’, situé à 2 pas de la place principale, au sommet d’un escalier monumental! On aura eu l’occasion d’y faire nos dernières emplettes ‘cadeaux souvenirs d’argentine’, d’y déguster de succulents jus de fruits frais à la fraise, qui en fait sont entre le jus et la macédoine givrée… on ne s’est pas privé, ni des empanadas-barbecue d’ailleurs, qui semblent être une spécialité de la région (on en a vues…et… mangées à Tilcara aussi!). Dernier lieu un peu spécial: il y a juste face à Humahuaca, une formation rocheuse blanche, la ‘Peña blanca’ qui parait assez insolite en comparaison avec les couleurs habituelles du coin, ainsi que par sa forme un peu singulière. On s’y est rendu et on a pu admirer un sympathique petit point de vue sur la ville depuis son sommet!

San Salvador de Jujuy

14>19.04.2016

Nous revoilà partis en autostop pour le ville de San Salvador de Jujuy, à une petite centaine de km au nord de Salta: environ 235.000 habitantes, 1.200m d’altitude. Il s’agit de la capitale de la province du même nom (Jujuy), que nous attendons de visiter avec impatience tant on nous en a dit du bien! Le (court) trajet en stop fut in fine assez rapide, car après avoir stagné les premiers km avec plusieurs chauffeurs, c’est lorsque nous nous sommes retrouvés sur les routes les moins fréquentées – mais néanmoins les plus belles – que nous avons été pris par un couple de Buenos-Aires qui visitait la région. On a pu prendre le temps, avec eux, de contempler le superbe paysage bucolique de cette route ‘bis’ (la plus fréquentée étant plus excentrée et moins montagneuse), y compris troupeaux de vaches et autres curiosités.

Une fois sur place, on s’empresse de rejoindre notre hôte couchsurfer. Et pour une fois, je ne vais pas m’éterniser dessus, car on est mal tombés (et oui, ça arrive!). On avait prévu de rester plusieurs jours à San Salvador, afin de pouvoir faire une visite de contrôle de la fracture d’Agata dans un hôpital, car la destination suivante, la ‘Quebrada de Humahuaca’, le coeur de la province de Jujuy, est plutôt de type villageoise et rurale, donc peu de chance d’y trouver beaucoup d’infrastructures hospitalières correctes (on avait cette image de chiens dans les couloirs à La Rioja…). Bref, on se retrouve chez José pendant 5 nuits. Le gars est plutot crados par fainéantise: il attend le passage hebdomadaire de sa femme de ménage sans jouer du minimum de serpillère requis quand ses chiens (et chat!) s’oublient dans les pièces de la maison (voire sur mon sac de couchage… grrr). Bref, avec en plus de ça un caractère hyper-envahissant qui pompe l’air quasi littéralement… Ce fut dur, même s’il était au boulot tous les matins (mais pas les après-midi). On est tout de même resté chez lui car il y avait vraiment très peu de possibilités de couchsurfing dans le coin, et, en essayant de voir le positif des choses, il nous a quand-même pas mal appris sur l’Argentine, pays assez invraisemblablement spécial dans son (dys)fonctionnement! Donc, entre l’hôpital, la radio, le médecin, 2-3 petits tours en ville sour la pluie et notre obsession de fuir José, on a fait l’une ou l’autre excursion.

Yala

16.04.2016

C’est un petit village vers le nord, à une quinzaine de km sur le route en direction de la Quebrada de Humahuaca. Le coin est pittoresque, devient assez montagneux et il y a une chouette ballade à faire qui mêne à 2 lacs. Une fois au village, on apprend par l’office du tourisme qu’il faut assez bien marcher pour atteindre les lacs (plus de 10km aller!) , et que ce sera tout juste pour reprendre raisonnablement un bus à Yala pour le retour. La dame nous allèche en nous informant qu’il y a aussi une belle cascade à voir, mais elle est encore plus loin (1h30 de marche en plus). Donc faisable uniquement si on a la chance d’être pris en stop, car il n’y a pas de bus. Heureusement, ça fonctionne: après un petit camion de livraison de bouteilles d’eau avec lequel on fait 2 bons km debout dans la benne, c’est lorsque nous peinons dans une montée en plein soleil que s’arrête une voiture avec une jeune couple originaire de San Miguel de Tucumán, Paulina et Felipe, avec qui on s’arrête non-seulement au lacs, mais on fait également la rando jusqu’à la cascade! Bonne entente, super sympa, on artage le pique-nique et le maté, et on se marre bien avec ces deux chiens (dont une sorte de chien-saucisse, que l’on nomme logiquement ‘Salchicha’) qui nous accompagne tout au long de ce ‘sentier’ technique le long du torrent (pour autant qu’il y ait toujours un sentier). La ‘Salchicha’ manque de se noyer à plusieurs reprises, franchit des obstacles par lesquels elle ne sait plus revenir, au point qu’au pied de la cascade, Felipe a du sauter d’un très grand bond entre deux rochers, par dessus la rivière, avec la clebs dans ses bras, celui-ci s’étant retrouvé dans une impasse infranchissable pour ces courtes pates, lui qui à par ailleurs très peu ‘pied’ quand il s’agit de s’essayer à braver les flots torrentiels, si peu profonds soient-ils! Une fois de retour à la bagnole, les deux quadrupèdes rejoingnent leur demeure tout contents de nous montrer où ils habitent, et on apprend leurs noms via leur maître: Pepe et Paco! 😉  On passe ensuite un bon moment à boire un pot avec Pau et Felipe, tout en leur donnant plein de conseils et recommandations pour leur très prochain voyage qu’ils s’organisent au Pérou, avant de reprendre un bus de fin de soirée vers San Salvador de Jujuy.

Dique la Ciénaga

16.04.2016

Il s’agit en fait d’un barrage, formant un lac artificiel. On a mis un peu de temps à y arriver: en bus, + quelques km à pied (et retour en autostop!), donc on n’a pas pris la peine d’aller beaucoup plus loin pour aller voir un secon barrage: El Dique Las Maderas, qui forme un lac artificiel à 5 branches, en forme de main! Somme-toute assez rigolo, mais certainement plus curieux à visualiser par Google Earth que sur place, vu qu’il n’y a pas trop de possibilités d’atteindre une vue surplombante permettant de le constater.

Après notre dernier passage à l’hôpital, on reprend la route en stop, le surlendemain, pour la Quebrada de Humahuaca!

 

 

Salta

Ruta desde La Rioja hasta Salta

10>11.04.2016

On reprend notre périple vers le nord, direction Salta. Une ville dont on a souvent entendu parler, que les Argentins rencontrés lors de notre voyage nous ont toujours chaudement recommandée, argumentant d’un style différent, une ambiance proche des villes péruviennes ou boliviennes, et bien meilleure marché que les grandes métropoles ou le sud du pays. Pour ne rien changer, on se met en marche au petit matin en levant le pouce. Une petite marche à pied nous aura permis de rejoindre le point de départ adéquat, directement sur la route vers le nord. Pas de bol, on est dimanche, peu de gens sur les routes, et on a 700 km à parcourir. On s’attend donc à faire ça en deux jours. Le temps est relativement nuageux, voire puvieux, espérons que cela change… on est quand-même en Argentine (bor..l), et le climat me fait un peu penser à mon pays! 😉 Ceci-dit, les paysages sont beaux, assez sauvages et planes, et nos chauffeurs nous permettent de temps en temps un arrêt pour profiter d’un beau point de vue. A mi-distance, fin de la première journée, la nuit est tombante, on s’arrête à Famaillá, dans la province de Tucumán. On est à la sortie d’une petite ville, le gars qui nous a déposé nous signale qu’il repart le lendemain dans la direction qui nous arrange, pour la ville de San Miguel de Tucumán, à une quarantaine de km au nord. On nous signale la présence de logements touristiques pas cher, type cabañas (cabanes). On a eu du mal à trouver. On a d’abord frappé à la porte d’un vieux gars croyant que c’étail là, dans le noir. Ambiance un peu spéc… mais il nous a bien informé que c’était juste à côté. Le prix (différent de ce qu’on nous avait annoncé) était trop élevé pour notre budget, mais les tenanciers ont accepté de nous laisser planter la tente dans leur propriété (un sous-bois), gratos!

Le lendemain, le temps de plier la tente bien mouillée, etc… on loupe le passage du gars de la veille. Donc on prend un peu plus de temps à redémarrer. On arrive finalement assez facilement et raisonnablement à Salta Capital après une succession de quelques chauffeurs.

Salta Capital

11>14.04.2016

Salta est la capitale de la province du même nom. Elle se situe à 1.187m d’altitude (on remonte un peu) et compte 535.000 habitants. A peine arrivé, on repère le camping minucipal où on pose la tente pour 3 nuits. Il s’agit d’un ancien centre de loisirs avec un énooorme bassin (presqu’un lac artiviciel), mais il est vide. On n’en voit que le béton, ce qui donne une athmosphère assez particulière, mais sympa. Mon oeil furtif aperçoit même de loin, dans ce camping, un mobilhome immatriculé en lettrage rouge sur fond blanc. Bingo, un véhicule belge a franchi l’Atlantique pour se promener dans les parages. Je dis juste véhicule car n’ayant pas eu l’occasion de rencontrer les gens, j’ai juste entendu parler, via d’autres campeurs, d’un couple Hollando-allemand vivant en Belgique.

Tant que je suis dans les quatre roues, voici l’occasion de vous parler des vieilles bagnoles aperçues en Argentine, depuis Mendoza déjà. Apparement, les Argentins (en froid avec les USA) sont friands de voitures européennes. On y voit un tas de Peugeot, VW, Fiat et Renault (entre-autres), alors qu’au Pérou, on ne voyait que des Toyotas, et au Chili, pas mal de véhicules US. La seule différence, est qu’en Argentine, on voit de très très vieux modèles, dans un état parfois nickel (il y a pas mal de ‘fans’ qui refont tout nickel, d’origine): en majorité, des Peugeaot 504 et des Renault 12, y compris le modèle break de mon enfance, celui que mes parents possédaient à ma naissance, la première bagnole dans laquelle j’ai posé mes fesses dès 1980! 😉 Bref, vous en verrez quelques photos tant elles ont attiré mon attention à chaque coin de rue!

Pour ce qui est de la ville en elle-même: superbe. Effectivement un petit air de Pérou et de Bolivie (on n’est pas si loin de cette dernière). Une magnifique ‘Plaza de armas’ (qui ici s’appelle Plaza 9 De Julio, car on est en Argentine, mais j’ai quand-même envie d’utiliser l’appellation péruvienne, tant on s’y croirait), de superbes églises dont certaines très (excessivement?) colorées, des bâtiments de style colonial faisant penser à Sucré ou Arequipa, et un marché à l’ambiance particulièrement andine, avec des prix, des menus et des articles de tourisme quasi-péruviens. Même les gens on la physionomie particulièrement andine. Ca nous a fait grand plaisir de retrouver cette ambiance que nous avions quittée depuis deux bons mois déjà, lorsque nous franchissions la frontière du Chili! Ah oui, et encore ces arbres au tronc ‘bulbeux’, ces ‘Palos borrachos’ découvers à La Rioja! On a fait la sympathique conaissance avec Pablo, au camping. On a bien discuté avec lui, qui voyage à travers l’Argentine et au-delà pour trouver du boulot, et on a partagé la maté à plusieurs reprises. Vu qu’on en avait acheté pas mal au marché, aussi bien pour ramener en cadeaux à nos famille que pour notre usage personnel, il nous a bien expliqué comment le servir, etc…

Le dernier jour, on a pris un peu de hauteur en gravissant le ‘mirador’, au sommet d’une des nombreuses collines alentours, dont le téléphérique (qu’on a pas pris) n’est pas sans nous rappeler nos souvenirs de La Paz! Verdict: vue superbe et lointaine… décidément, on aura retrouvé un peu de Bolivie et de Pérou à chaque endroit de cette superbe ville argentine!

 

La Rioja, una etapa hasta el norte argentino

05>10.04.2016

On quitte donc Mendoza pour rejoindre le nord-ouest de l’Argentine, dont on a entendu beaucoup de bien. Nos destinations sont les provinces de Salta et de Jujuy. La première, pour sa ville-capitale du même nom (Salta), la seconde pour ses paysages de montagnes colorées (vallée des 7 couleurs, des 14 couleurs, etc..). Marcos nous accompagne jusqu’au bus qui va nous déposer à un endroit en sortie de ville, qu’il a identifié comme ‘stratégique’ pour faire de l’autostop. En effet, on est vite pris par un premier chauffeur, prénomé Jonathan, qui nous dépose quelque-part sur l’itinéraire, avec déjà quelques bons 150km derrière nous. On s’est déjà éloigné de la cordillère, les paysages sont plats et agricoles, ou un peu désertiques par moments, et on ne voit que de ‘petites’ montagnes en fond d’horizon. Il y a deux routes principales qui mènent au nord: la 40 à l’ouest et la 10 + 38 à l’est. La 40 est peu utilisée car plus montagneuse et dangereuse, et la 38 ne se rejoint pas très facilement, via un parcours pas très direct et finalement peu fréquenté. On a d’abord cru que Jonathan nous avait lâchés sur la mauvaise route, puis on a compris qu’il n’en était rien, et que le passage vers la 38 est vraiment compliqué. Sur carte, ça parait simple, mais sur place, on se sent à 1000 lieues des grands axes…. Bref, après ce premier chauffeur, on a péniblement avancé de quelques km avec l’un ou l’autre, puis on a eu la chance de tomber sur un routier bolivien, qui nous a déposés en fin d’aprèm dans une toute petite ville, nommée Chepes. Là, soirée catastrophe: pluie, et vraiment personne sur la route. Nous n’étions même pas tout à fait sur de la route à prendre (la configuration des lieux était une peu bizarre…). Bref, voyant la nuit tomber, on s’est résignés à chercher un autre moyen de transport. Coup de bol, la ville est suffisament grande que pour avoir un terminal de bus. Il faudra cependant attendre 23h avant de pouvoir en prendre un à destination de La Rioja, la ville où notre couchsurfer Emmanuel nous attend. Vu le temps pluvieux et la faible probabilité de trouver un lieu pour planter la tente dans cette ville, on décide de prendre le bus et de confirmer notre venue pour le soir-même (la nuit…) à notre hôte. Il accepte de nous attendre jusque 2h du mat’ (on apprendra après qu’il vit très tard, donc in fine: no problemo!). On poireaute donc quelques heures dans une pompe à essence (où on a décidé d’acheter une carte d’Argentine! 😉 ) avant de prendre ce premier bus (de voyage) depuis la Bolivie, après plusieurs semaines en autostop continu au Chili et en Argentine.

Emmanuel nous reçoit donc chez lui aux petites heures, avec Martin, un autre couchsurfer qu’il reçevait en même-temps, qui lui, voyageait (et voyage toujours au moment où j’écris ces lignes) en vélo! On a passé de bons moments avec ces deux Argentins super sympas, on en a profité pour prendre du repos et aller à l’hôpital pour assurer le suivi du doigt cassé d’Agata. On a d’abord tenté, sur conseil d’Emmanuel, la filière d’hôpitaux publics, gratuits, où Agata a tout de suite pu faire une radio. Mais l’atmosphère vieillote et un peu je m’en-foutiste lui a rappelé les mauvais côtés des hôpitaux publics polonais. Si on ajoute à ça les chiens dans les couloirs…. on a vite filé vers une clinique privée pour la consulation et le diagnostic le lendemain!

La Rioja est une petite ville de près de 150.000 habitants. Pas très attractive ni courue à priori. Emmanuel se demandait un peu ce qu’on faisait là, comme si on n’avait rien trouvé de mieux à faire… On avait vu, avant de choisir cet endroit pour escale, des sites naturels assez intéressants, mais une fois sur place, on a appris que sans voiture, il n’y a aucun moyen pour y accéder, et qu’ils sont très éloignés de la ville. En Argentine, les provinces ont souvent les noms de leurs villes capitales. Mais les Argentins utilisent ce nom surtour pour désigner la province, et précisent -capitale quand il s’agit de la ville (La Rioja capitale dans ce cas-ci). Bref, pas mal de confusions sont possibles du coup… car on ne savait pas avant cela! 😉 Ces sites naturels à La Rioja, étaient en fait à près de 100km de La Rioja-Capitale, qu’on avait si péniblement rejointe…

Sinon notre petite balade en ville nous a quand-même permis d’assister à un défilé de police assez sympa, on a passé du temps dans un chouette parc avec Martin et Emmanuel, où on a eu beaucoup de mal à se détacher d’un sympathique et jeune chien qui nous suivait! (On lui a surtout empêché de se faire écraser par des bagnoles, dans le noir sur la grand-route, à ce jeune inconscient!). On a découvert ces arbres tout bizarres, avec un tronc formant une sorte de ‘panse’, les ‘Palos borrachos’. Et puis Emmanuel nous a fait découvrir ses délicieuses empanadas maison! Je ne parle pas beaucoup nourriture dans ce blog, mais il faut savoir que l’empanada est une spécialité d’Amérique du Sud, que l’on a retrouvé dans tous les pays visités. Au Pérou, c’est loin d’être le top, mais au plus on descend, au plus les saveurs sont riches! Donc c’est au Chili et en Argentine que l’on a dégusté les meilleures. Il s’agit de ppéparations passées à la friture, à base d’une pâte fourrée de diverses mets (viande, poulet, fruits de mer, etc…). Muy rico!

Entrada en Argentina: Mendoza y Aconcagua

30.03>05.04.2016

On s’est donc fait déposer en stop au poste-frontière Chili/Argentine. On va donc passer à pied, mais ça semble un peu compliqué de trouver le bon endroit, le bon guichet , le bon bureau et les bonnes personnes pour se faire tamponner notre passeport pour une sortie du Chili. Après avoir tourné en rond quelques minutes, on apprend que les deux pays collaborent, et que la Sortie d’Argentine se fait en même temps que l’entrée au Chili, côté chilien, et que la sortie du Chili se fait en même temps que l’entrée en Argentine, côté argentin… soit quelques km plus loin (une petite dizaine quand-même!). Pas de bol, on voit mal qualqu’un s’arrêter pour prendre des inconnus entre deux postes frontières, d’autant que cette route a la réputation que pas mal de gens y font passer des choses ‘pas très légales’… Pas le temps d’être pessimiste, voila Carlos, routier chilien, qui s’arrête et nous fait monter dans son camion. Et, ô chance, il passe par Mendoza. C’est la bonté chilienne qui nous accompagne en pleine Argentine! Il propose de nous attendre pendant qu’on passe le contrôle-tamponnage frontière. Lui ne doit pas le faire, mais après la demie-heure de file et autres formalités, il est toujours là!

Après avoir aperçu le sommet de l’Aconcagua du coin de l’oeil, constaté qu’une fois passé les crètes de la cordillière, le paysage devient extrèmement coloré, et profité de 2-3 mini-escales contemplatoires, il nous dépose en pleine ville de Mendoza, où on s’empresse de rejoindre l’appartement de Gabriel, qui nous accueille en couchsurfing. Le contact de ce couchsurfer nous a été donné par Saul, le voyageur péruvien avec qui on avait sympathisé le temps d’une journée près de l’Obélisque d’Ayacucho. En même temps, on le ‘tuyautait’, alors qu’il remontait de Patagonie par le Chili, pour aller loger chez Gustvo, qui nous avait gentilment hébergé à La Serena! (vous suivez?) 😉 Donc Gabriel nous reçoit avec sa maman de manière bien sympathique pour quelques nuits, dans le centre de Mendoza, et nous donne pas mal de conseils pour faire nos premiers pas en Argentine. Le plus compliqué fut de sortir de l’argent liquide. Les banques argentines ponctionnent de grosses commissions forfétaires, et limitent le retrait à de petites sommes…. du coup on a essayé plusieurs distributeurs avant de se résigner à se soumettre au système. Sauf que, quelques jours après, on constate que nos essais annulés (4 ou 5) ont quand-même été débités sur notre compte sans qu’on ait touché le cash!!! Glups… Bref, quelques stress et réclamations plus tard, tout se remet en ordre et réapparaît tout de même sur notre compte. On nous avait dit que l’Argentine pouvait être moins ouverte/sympa, ou plus ‘hostile’ que les autres pays visités… voilà qui nous a mis au diapason! Après les 3 nuits chez Gabriel, on loge chez Marcos, un autre couchsurfer tout aussi sympa, qui nous fait découvrir pas mal de choses typiques, dont le fameux maté! Ce truc que les Argentins boivent en permanence, avec une petite paille métallique (bombilla). C’est en fait une sorte de thé, une herbe aux vertus digestives, qui se boit avec de l’eau chaude, et se partage en groupe. Il y a tout un ‘cérémonial’ dans l’ordre de passage, la façon de préparer et servir, etc.

 

La ville de Mendoza est la quatrième ville d’Argentine. Son agglomération compte environ 850.000 habitants et elle se situe au pied des andes, à une altitude de 824m. Elle est réputée pour les nombreux vignobles qui l’entourent, et constituent un pôle touristique important type ‘route du vin’, avec ses nombreuses ‘bodega’ (lieux de dégustation). Elle se distingue également par sa proximité des hautes montagnes, et son tourisme de randonnées et alpinisme en été, et ski en hiver. Tout ceci lui donne une force économique importante, qui la classe parmi les lieux les plus chers d’Argentine. Y faire ses courses au supermarché est plus onéreux qu’en Belgique… heureusement qu’on continue à faire de l’autostop et du couchsurfing!

Etant donné notre expérience ‘viticole’ à Casablanca, on n’a pas abordé Mendoza par le côté ‘vignobles et bodegas’. On a simplement parcouru la ville en y flânant tranquillement. Elle ne dispose pas vraiment de monuments qui se distinguent en particulier, mais a la particularité de posséder de très nombreuses avenues arborées, qui constituent un impressionnant maillage urbain d’arbres. Ces derniers sont censés apporter de l’ombre car Mendoza est une des villes les plus chaudes d’Argentine… le soleil y tape fort une bonne partie de l’année! Sauf que, pas de bol, on a droit à des circonstances exceptionnelles de temps gris et pluvieux… ce qui nous change de ce qu’on a eu au Chili… Le premier jour, avec ses arbres et ses avenues, Mendoza m’a un peu fait penser à Lyon. Le lendemain, sous un ciel gris et une fine pluie, elle me faisait penser à Lille! 😉 Au pied de ces arbres, des énormes rigoles en béton (ou des chenaux, voire fossés) courent tout le long des trottoirs. C’est une curiosité aussi inattendue que surprenant, voire dangereuse, vu qu’il faut passer par des petites ‘passerelles’ en béton pour accéder aux trottoirs. Assez déroutant quand on n’est pas habitué et qu’on traverse n’importe où! (on endend dire que de nombreux touristes distraits s’y sont cassés la g…! 😉 )

Mirador del Aconcagua

04.04.2016

Avant de quitter Mendoza et s’éloigner des montagnes, on part tout de même faire une excursion en altitude (assez light, vu le doigt blessé d’Agata) pour aller voir l’Aconcagua. Saul (le même que cité plus haut ) nous avait recommandé la petite boucle, rapide et facile du ‘Mirador del Aconcagua’, qu’on s’est empressé de rejoindre en bus, et de parcourir à pied pour contempler le ‘géant’ de bien belle manière. Colossal et impressionnant: on est à +/- 4.000m et on voit se dresser les près de 3.000m qui nous séparent de son sommet. Du haut de ses 6.959m, il domine incontestablement tous ses voisins. Pas loin de là se situe une autre curiosité: le ‘Puente del Inca’ (pont de l’Inca), formation rocheuse naturelle en forme de pont au-dessus d’une rivière (à priori, une sédimentation qui a eu lieu sur un glacier qui a ensuite fondu). On le rejoint à pied en longeant sur 3 km l’ancienne voie de chemin de fer menant du Chili à Mendoza, celle-là même que nous avions aperçue lors de notre trek dans la Valle del Aconcagua, au Chili (Parque Andino Juncal). Le Puente del Inca est assez étonnant, d’autant qu’une ancienne station thermale abandonnée se trouve juste à ses côtés (pour ne pas dire presque dessus), et les minéraux présents dans ces eaux ont laissé des traces ruisselantes de sédiments colorés. Retour en stop à Mendoza, afin de ‘tester’ l’Argentine, car le lendemain, on se dirige pour une longue route vers le nord!