Author: agawalorek

¡Nuestro viaje: seis meses y medio en America del Sur!

MAP AMSUD 2

ESPAÑA

26.10.2015

0. Madrid

PERU

27.10.2015>12.01.2016

1. Lima

2. Huaraz – Cordillera Blanca (+ Lagunas Wilcacocha, Churup, 69 y Trek de Santa Cruz)

3. La Union

4. Huánuco

5. Oxapampa

6. Huancayo

7. Ayacucho

8. Abancay (+ Trek de Choquequirao, trek de Salkantay y Machu Picchu)

9. Cusco

10. Arequipa

11. Cabanaconde (+ trek de Colca cañon)

BOLIVIA

12.01>12.02.2016

12. Copacabana + Lago Titicaca + Isla del Sol

13. La Paz

14. Cochabamba

15. Villa Tunari

16. Aiquile

17. Sucre

18. Potosi + Cerro Rico

19. Uyuni

20. Salar de Uyuni

21. Sur Lípez & Reserva Natural de Fauna Andina EduardoAvaroa – “Flamenco”

CHILE

12.02>30.03.2016

22. San Pedro de Atacama

23. Antofagasta

24. Bahia Inglesia

25. La Serena

26. Valparaiso + Viña del Mar

27. Casablanca

28. Los Andes + Parque Andino Juncal

ARGENTINA

30.03>27.04.2016

29. Mendoza y Cerro Aconcagua

30. La Rioja

31. Salta

32. San Salvador de Jujuy

33. Quebrada de Humahuaca (Maimará, Purmamarca, Salinas Grandes, Tilcara, Humahuaca)

PARAGUAY

27.04>05.05.2016

34. Asunción

35. Ciudad del Este (+ Foz do Iguaçu, Brasil, + Cataratas del Iguazú, Argentina)

BRASIL

06>11.05.2016

36.São Paulo

MAROC

12>13.05.2016

37. Casablanca

 

Retour en Belgique

13.05.2016

Et bien voilà, le récit touche à sa fin! Au moment où je publie cet ultime sujet sur notre blog, ça fait 1 an jour pour jour que nous sommes partis pour cette grande aventure en Amérique du Sud, et 5 bons gros mois que nous sommes rentrés…. Un an donc que nous foulions le sol de Madrid pour notre première escale, sous ce ciel gris et pluvieux peu attendu en guise d’accueil espagnol!
Alors, pour reprendre à partir de cette nuit d’hôtel, lors de notre escale à Casablanca: on y a très bien dormi, juste à deux pas de l’aéroport. Notre avion Royal Air Maroc décollera encore une fois en retard, mais pas trop, juste une petite heure… et puis, comme on rentre en Belgique, y’a plus trop de tracs, pas de correspondance, et on est attendu! Le seul risque est de faire poireauter les frangins qui se sont proposer à venir nous chercher à Zaventem (quoique, on a pu les mettre au courant, et puis j’apprendrai après que Guillaume suivait l’évolution de l’avion minute par minute avec une application sur son smartphone).

Décollage, vue sur les côtes atlantiques nord-africaines, la gigantesque agglomération de Casa s’éloigne… on passe la Méditerranée, pas loin de Gibraltar probablement, car l’Espagne nous offre, tout au long de sa traversée (ou presque), une vue sur un tapis de nuages derrière lequel elle se cache malicieusement. Ensuite, ciel découvert: on est déjà en France, les paysages redeviennent familiers, mais si différents de ceux auxquels on s’est habitué 6 mois durant. Les champs de colza découpent la verdure de leur jaune si tranché, et puis apparait Tournai, la ville de mes études, le premier endroit qui me permet de me repérer, que je reconnais vu de là-haut… le centre-ville, l’Escaut, et puis ces énormes carrières voisines, qui m’ont permis de ne pas douter un seul instant de ce que je voyais. On amorce la descente; les lieux, les maisons sont très familiers, la forêt de Soignes s’offre à notre vue tel un tapis de verdure entre des zones urbanisées, j’essaie d’y voir un petit quelque-chose de la ‘selva’, la forêt tropicale… , pas le temps de trop rêver, et hop, on se pose sur le sol bruxellois. Le ciel n’est pas le même: une espèce de couche brumeuse plâne au-dessus de la ville. On est ailleurs, mais on est chez nous (enfin, moi en tout cas!) ;-).
Dans l’aéroport, tout semble calme, clean, je ne me croirais pas en Belgique mais dans un pays plus ‘propret’, genre Scandinavie, Hollande, Allemagne, voire Suisse… on est loin de ce brouhaha ambiant des terminaux de bus péruviens, des ruelles de Casablanca, de la gigantissime São Paulo… Ceci-dit, (re)voir des inscriptions et (ré)entendre des gens s’exprimer en Flamand, ça, c’est exotique!
Comme prévu, les 2 brothers nous attendent dehors, à la sortie de l’aéroport (sécurité post-attentats oblige), et c’est via un ring de Bruxelles assez dense (mais qui paradoxalement me parait très aéré, voire vide) que nous rejoignons Montigny, où on retrouvera toute la famille à l’occasion du retour. Entretemps, on redépose Jéremy à Leernes où on croise les mômes sur le route qui reviennent justement de l’école en vélo, … et ne se font pas presser pour se jeter dans nos bras!
Retrouvailles sympa, et photo finish avec tout le monde équipé d’accessoires péruviano-boliviano-paraguayo-argentins! On s’y croirait presque!
Quelques jours plus tard, retrouvailles de la famille côté Agata en Pologne, où se profilent d’autres aventures.

Merci à tous de nous avoir suivis pendant le voyage (et après!) au travers de ces quelques lignes. Ce fut pour nous une belle expérience que de témoigner de nos aventures par écrit, j’espère qu’au-delà de vous donner de nos nouvelles, ça vous aura aussi appris des choses et fait voyager un peu, au travers de nos mots, nos photos, et vos écrans!

 

¡Secunda Casablanca, y tercera ‘Ciudad Blanca’!

12/13.05.2016

Donc on s’apprête à survoler l’Atlantique avec Royal Air Maroc… avec déjà un petit couac à peine assis dans l’avion: alors qu’on y était déjà entré en retard, voilà qu’on nous invite à le quitter pour cause de problème technique (avant le décollage quand-même hein!)… Changement d’avion compris, on aura perdu au moins deux bonnes heures, sur un vol de 9! Mais bon, alors qu’on volait de nuit, ce fut un plaisir de voir le lever de soleil depuis les hauteurs, et d’admirer, d’abord le désert et les côtes atlantiques, puis l’agglomération de Casablanca, dominée par l’immense minaret de la mosquée Hassan II (ou par le minaret de l’immense Mosquée…, c’est selon), la seconde plus grande au monde après celle de La Mecque! Bref, retour sur terre, au propre comme au figuré: files et attentes interminables à l’aéroport de Casablanca, contrôles en tous genre et personnel réduit… notre retard brésilien va donc s’allonger, pour finalement nous retrouver libres de toutes contraintes avec plus de 4 heures de retard sur l’horaire normal, après qu’Agata, quelque peu ‘suspecte’ pour les autorités locales (que fait donc Polonaise sur un vol São Paulo-Bruxelles via Casa?), se retrouve dans une file pour contrôle spécial, avec quelques Camerounais et autres citoyens d’Afrique subsaharienne débarquant du même vol que nous… Quand on me demande pourquoi je poireaute à côté et qu’on voit mon passeport belge, le franc tombe, et ne trouvant plus de raison de la contrôler, les autorités lui permettent de s’en aller. Bref, nous qui n’avions déjà qu’un journée pour nous rendre en ville (1h de train), visiter un peu et puis revenir, on a vite compris qu’on allait devoir se contenter d’une demie. On reviendra au soir loger à l’hôtel, aux frais de Royal Air Maroc, vu qu’on fait un vol transatlantique avec escale, ils nous doivent au-moins bien ça! 😉

Alors, ce qui est un peu rigolo, c’est que c’est notre seconde ville dénommée Casablanca (maison blanche en Espagnol), après celle du Chili (qui est une toute petite ville, par contre), et que ça fait, au passage, notre troisième ville ‘Blanche’, après les deux ‘Ciudades Blancas’ que sont Arequipa au Pérou, et Sucré en Bolivie! Si le nom de Casablanca fait plutôt référence à un édifice historique de couleur blanche qu’à la ville en elle-même, force nous est de constater que de nombreuses ruelles du vieux centre, tout comme certaines avenues majestueuses sont entièrement blanches elles-aussi (ce qui en soi, ne doit pas être exceptionnel au Maroc!). Bref, trêve de bavardages, on a donc parcouru le centre, vu l’océan Atlantique, la Grande Mosquée Hassan II, etc… pour constater que dans notre voyage, cette ‘escale’, un peu inattendue au moment ou on a réservé le vol, était relativement déroutante. Je m’explique: on savait que la Maroc est très vivant, les gens sont dans les rues, il y a les marchés, les touristes, etc.. Un peu comme l’Amérique du Sud en fait… mais, tellement différemment. On s’était habitué à passer d’un pays à l’autre, à se familiariser aux différences culturelles et de mentalité entre des pays ‘latinos’, avec une certaines facilité. Et ici, nous pouvions nous exprimer en français dans un pays qui nous était à priori moins inconnu ‘vu de l’extérieur’, avant d’y mettre la première fois les pieds! Mais c’était carrément autre-chose, avec des repères, des attitudes et habitudes totalement différents. Ce qui fait que c’était vraiment court pur profiter. C’est un monde différent, et nous étions dans la ville la plus ‘occidentale’, la capitale économique, une des plus grandes ville du Maghreb, formant une agglomération de plus de 4 millions d’habitants!

Donc avec plaisir, une autre fois, lorsqu’on ne sera pas entrain de courir entre 2 interminables files dans des aéroports, ça nous ferait plaisir de passer un peu de temps à visiter et découvrir le Maroc et ses voisins, car on a vraiment eu un goût de trop peu! Salamalikum les gars! 😉

 

São Paulo, Brasil

06>11.05.2016

Dernier grand voyage en autobus: on quitte Ciudad del Este à la frontière Paraguay-Brésil, et on se dirige vers São Paulo, d’où on décollera vers l’Europe… via le Maroc! Au passage, on quitte le monde « hispanoablante » sud-américain, pour entrer dans le grand pays « lusophone » du continent, avec tout ce qu’il y de chantant et rigolo dans cette langue, accent brésilien en prime! Qu’à cela ne tienne, on n’en pipe pas mot, et on restera sur notre lancée hispanophone puisqu’on sera reçu chez nos amis Caio et Adriana, que l’on a rencontrés lors de notre excursion au salar d’Uyuni en Bolivie, et avec qui on a toujours parlé espagnol, et un peu anglais (voire quelques mots de français avec Caio qui en a quelques notions prometteuses!). Revenons à notre autobus: on fait le trajet de nuit, on en a pour plus de 1.000 km, soit une bon 14h… le plus long de notre voyage…. et qui commence mal: après +/-4 heures de route, alors que le bus, somme-toute assez moderne et visiblement très correct, a déjà du s’arrêter à 3-4 reprises sur le bord de la route pour permettre aux chauffeurs de « chipoter » sous le capot, l’arrêt suivant s’avère définitif (la bête a rendu l’âme)…. mais bienheureusement couvert par une solution de secours: on monte tous dans un bus d’une compagnie concurrente (mais visiblement « amie ») qui suite à 15-20 minutes, lui aussi à moitié rempli (ouf, personne n’est sur la carreau), et plus confortable (sans supplément de frais)! C’est donc aux aurores que l’on entre dans São Paulo, et que l’on retrouve Caio dans une gigantesque station de métro.

São Paulo est la plus grande ville d’Amérique du Sud: sa grande agglomération comprend pas moins de 22 millions d’habitants (soit 2 x la Belgique!), on aura bien besoin de Caio pour nous y guider afin de s’y retrouver. Contrairement à ce que l’on croyait, elle est assez éloignée des côtes (plus d’une bonne heure), donc on n’aura pas l’occasion de voir les plages brésiliennes… C’est une ville de contrastes, mêlant populations très pauvres et très aisées. Etant plutôt dans les quartiers proches du centre, on n’a parcouru que des zones habitées et fréquentées principalement par la classe « moyenne », qui est déjà assez « upper class » quand on en constate le niveau de vie. En entendant sans cesse des hélicos privés passer au-dessus de nos têtes, on se dit que c’est quand-même un monde qu’on ne connaît pas, mais sur lequel Caio nous informe assez bien lorsqu’il nous fait découvrir sa ville et son pays. On a aussi rencontré pas mal de leurs amis, plutôt tendance naturo-écolo-végét(ari)o-musicos,et ils nous on montré leurs projets et actions artistico-socio-culturels. Une bonne dynamique donc, ambiance sympa et de bons points de vue et visions/expériences des choses à partager. On aura découvert pas mal de choses avec eux, et passé de très chouettes moments: obrigado amigos!

Arquitetura

Que dire de la ville en elle-même? C’est une mégalopole, on y trouve de tout, on n’y a (forcément) pas tout vu… Il y a des choses assez internationales, qui peuvent apporter une touche familière, puis il y a des « ruptures d’échelles », des infrastructures et édifices gigantesques à dimension d’une ville de cette taille. En témoignent, notamment, ce réseau de métro et ses énormes stations, ainsi que l’avenida Paulista, qui voit s’aligner d’immenses immeubles par dizaines, de part et d’autre de la chaussée. On la visite par chance le dimanche, jour où les voitures y sont interdites, pour y permettre le développement de toutes sortes d’activités marchandes ou culturelles: atmosphère étonnante, que ce choc entre le gigantisme et l’exclusivité réservée aux (petits) individus (piétons, cyclistes), dans ces grands espaces. São Paulo est une ville assez mixée, on y rencontre pas mal de nationalités et communautés culturelles, avec, entre-autres, la plus grande communauté de Japonais expatriés (+ de 300.000 personnes).. on y trouve donc logiquement un quartier japonais! Puis des parcs, des monuments, un marché central assez petit, compte-tenu de la taille de la ville, et un vieux centre tout aussi minuscule si on prend le même principe de comparaison.

Cidade

Forcément, pas mal de curiosités architecturales, parmi tous ces immeubles, donc j’ai pu me « rincer l’œil » et saisir pas mal de clichés. Puis le Brésil, c’est aussi le pays d’Oscar Niemeyer, dont quelques réalisations se trouvent à São Paulo, dont l’immeuble Copan, ce gratte-ciel de béton ondulé en forme de « vague » (que l’on a vu couvert d’un filet bleu pour cause de rénovation), et le Mémorial de l’Amérique Latine, composé de plusieurs bâtiments culturels aux airs de déjà-vu (c’est bien du Niemeyer), et de cette sculpture de main ensanglantée d’une plaie en forme du continent…

…Continent que l’on s’apprête à quitter après notre petite semaine brésilienne en se rendant, le soir du 11 mai, à l’aéroport au moyen des transports publics: tout un programme! Sur la carte, ça semblait proche, mais en réalité, on n’est pas habitué à ce type de distances urbaines… d’une mégalopole! Heureusement, d’autres voyageurs fréquentent le même bus que nous, et à défaut de tenter de s’exprimer en portugais pour se faire confirmer qu’on est bien sur la bonne ligne, on se fait aider en français, via quelques Africains qu’on entend s’exprimer (entre-autre) dans la langue de Voltaire! En entrant dans l’aéroport, on sent déjà qu’on est autre-part, qu’on quitte l’Amérique du Sud après l’avoir foulée pendant près de 7 mois…

Ciudad del Este + cataratas del Iguazú (do Iguaçu)

01>05.05.2016

En route pour Ciudad del Este (littéralement: la Ville de l’Est), qui est la seconde ville/agglomération en importance du Paraguay, située, comme son nom l’indique, dans la partie est du pays. Elle compte 320.000 habitants, et borde les rives du Rio Paraná, qui fait frontière avec le Brésil. Après 5-6 bonnes heures de bus à traverser les plaines (déforestées) paraguayennes, nous arrivons au terminal de bus local. Nos requêtes couchsurfing n’ont rien donné, on va donc se rendre au centre pour chercher un hostal. On compte rester quelques jours sur place, et de là, visiter les chutes d’Iguazú (ou Iguaçu, en portugais), qui se situent non loin, sur le Rio Iguazu/çu qui forme frontière entre le Brésil et l’Argentine.

Du terminal, on se renseigne pour prendre un bus pour le centre-ville, et on apprend que le bus en question va plus loin, jusqu’à la ville de Foz Do Iguaçu, au Brésil. Quitte à chercher un logement, pourquoi ne pas tenter le Brésil direct; on est chauds, on y va. Sauf que… on constate que le bus local ne s’arrête pas à la frontière, alors que nous, on doit se faire tamponner le passeport. Le chauffeur accepte de s’arrêter et nous lâcher juste après le poste frontière, et on revient côté paraguayen… la nuit tombe, on cherchera finalement notre logement à Ciudad del Este. On nous donne, à l’info-tourisme, 2 adresses d’hostals bon-marchés. Un peu éloignés, puis les bus ne fonctionnent pas des masses en ce dimanche soir. On tente de rallier l’endroit, annoncé « derrière le Mc Do », à moitié en bus et à moitié à pied. Derrière la Mc Do: pas d’hostal visible, mais un endroit assez sombre et glauque, avec des entrepôts de bagnoles gardés par des gars avec des fusils à pompe… On commence à douter, et après avoir tourné en rond plus d’une demie-heure, la nuit se faisant de plus en plus noire, un gars nous demande ce qu’on cherche. Il nous indique ensuite l’hostal 2 rues plus loin… Alors qu’il nous voit assez inquiets de s’assurer qu’il nous donne une info exacte… ils ajoute, en anglais: « mais je fais aussi du couchsurfing… donc vous pouvez venir chez moi, j’habite à 2 pas ». Donc nous voilà logés pour 4-5 jours chez ce sympathique José. On fait connaissance avec sa famille, bien sympa et intéressante, qui venait souper chez lui le soir-même! En fait, José était l’un des 7 couchsurfers à qui on avait envoyé une demande. Il avait vu notre message alors qu’il était dans le bus en revenant d’Asunción, et allait le traiter (positivement) une fois qu’il serait entré chez lui. Et voilà qu’on tombe par hasard sur lui dans cette ville de plus de 300.000 habitants! Comme quoi le hasard fait bien les choses! 😉

Ciudad del Este nous a été présentée comme étant « la Chine de l’Amérique du Sud »: c’est une zone franche défiscalisée ou se vendent des tas de trucs plus cheap qu’ailleurs. Il y a donc tout un marché légal avec son parallèle illégal, accompagné de mafias en tous genre (Libanais, Chinois), à 2 pas (pour ne pas dire sur) la frontière brésilienne. Les gars tentent de nous arrêter pour nous vendre de l’ « electronico », des tasers en « démo » sur le trottoir (mais pas sur des gens hein), c’est la folie, ça grouille dans tous les sens. L’architecture, assez bling bling et cheap/kitsch à la fois fait effectivement penser à des villes d’Asie, ou du moins l’image que l’on s’en fait.

Cataratas do Iguaçu, Brasil
03.05.2016

Première journée de visite des fameuses chutes d’Iguaçu, côté brésilien. Les photos valent mieux qu’un (trop) long discours, mais en gros, il s’agit d’un des plus impressionnant site du genre au monde, classé au patrimoine naturel de l’UNESCO. Il s’agit d’un ensemble de 275 cascades, s’étalant sur un front de près de 3 km, avec une hauteur culminant à 90m, au niveau de la « garganta del diablo » (la gorge du diable), la partie la plus impressionnante de cette merveille de la nature. Les deux côtés du Rio Iguaçu/zú (Brésilien/Argentin) sont aménagés de passerelles et pontons permettant de s’approcher de très près des diverses chutes, en de nombreux endroits du site, aussi bien en haut, avec des vues vertigineuses, qu’en bas où on peut constater aisément le débit et la puissance, dans cette atmosphère humide vaporeuse chargée d’éclaboussures, laissant apparaître ça et là un arc-en-ciel du plus bel effet. Au passage, on a pu voir pas mal d’animaux, allant de ces petits mammifères rigolos déjà vus en Bolivie, aux lézards et papillons colorés.

Cataratas del Iguazú, Argentina
04.05.2016

Seconde journée, même site, mais autre point de vue, et autre météo. On a droit a un ciel plus clair, plus ensoleillé. On croyait avoir déjà presque tout vu la veille, mais la partie argentine du site nous a réservé tant de belles surprises supplémentaires, tant le site est vaste, et rendu beaucoup plus accessible que du côté brésilien… avec en point d’orgue “culminant”, ce ponton en porte-à-faux au dessus de la “garganta del diablo”, dont on ne pouvait voir le fond tant la puissance des flots noie l’atmosphère d’un épais brouillard de gouttelettes projetées avec force dans les airs. Petite anecdote rigolotte: on tombe sur des papillons zébrés avec une sorte de n° 88 (ou 89) illustré sur les ailes… on croirait des fakes mais ils sont tous comma ça… j’avais l’impression de voir des fans ailés de l’équipe de foot de Charleroi, dont je suis supporter (les Zèbres), tant ça paraissait surréaliste!

On aura passé deux belles journées à faire des va-et-vient entre le Paraguay et ses pays voisins: le Brésil, puis l’Argentine via le Brésil, avec autant de tampons dans le passeport que de passages de frontières (ouf, les bus voulaient bien s’arrêter pour nous!), ou presque (on a pu éviter le poste frontière brésilien pour passer du Paraguay à l’Argentine, vie la Brésil, ainsi que pour revenir).

Etape suivante: ce sera le Brésil avec São Paulo, en bus, où on rejoint nos amis Caio et Adriana, rencontrés en Bolivie, avant de redécoller vers l’Europe.

Entrada a Asunción, aka la ‘Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción’

27.04>01.05.2016

Premiers pas au Paraguay – littéralement à pied donc – pour passer la frontière, d’où on compte prendre le bus pour se rendre au centre d’Asunción, qui est vraiment tout près (à priori). N’ayant pas trouvé de couchsurfing, on cherchera un hostal dans les environs du terminal de bus. L’ambiance nous apparaît tout de suite très tranquille, dès le premier contact avec le gars du modeste office du tourisme du poste frontière. Il nous fournit 2-3 maigres prospectus (tout ce qu’il a à dispo), et nous indique où prendre le bus. Une fois installés, on constate que les gens, consomment le maté tout comme en Argentine (voire plus?), et se baladent avec tout un attirail, aussi coloré (kitsch?) que volumineux: thermos portés en bandoulière, recouverts de (simili-)cuir, décorés à l’effigie de tout et n’importe quoi, jusqu’à l’équipe de foot locale. En sus, les récipients à maté tout à fait accordés, de séries identiques, accrochables au thermos. Les gens ont l’air à l’aise, le chauffeur de bus consomme le maté avec des passagers tout en conduisant. Finalement, Asunción semble plus loin qu’escompté, car le trajet dure plus d’une bonne demie-heure. Alors que l’on aperçoit la ville depuis un moment, on a le sentiment de la contourner pendant tout le parcours… En fait, on se rend compte qu’on longe depuis un moment une rivière (le Rio Paraguay), qui de par son importante largeur, n’est traversée que par un seul pont, largement en amont (bien au nord donc), ce qui démultiplie les distances de liaison.

Asunción est une ville de près de 550.000 habitants, située à 43m d’altitude, le long du Rio Paraguay. Elle est la capitale du Paraguay, mais aussi la principale ville de la plus grande agglomération du pays (Gran Asunción), de plus de 2 millions d’habitants. Les Paraguayens font vraiment une différence franche entre les limites administratives. Dès qu’on franchit les frontières d’Asunción, on est dans une autre ville, même si dans notre logique à nous, on aurait tendance à considérer que tant qu’on est dans l’agglomération, on est à Asunción! C’est assez surprenant d’entendre le locaux nous dire, a certains moments, que nous devons aller jusqu’à Asunción pour telle ou telle chose, alors qu’on a l’impression d’y être… mais dans leur esprit, c’est quelques centaines de mètres plus loin, donc ce n’est pas Asunción… Un peu comme à Charleroi: directement derrière la gare, c’est plus Charleroi (centre), c’est Marcinelle… à part qu’on est quand-même à Charleroi (la gars qui habite à Marcinelle va dire: ‘Je viens de Charleroi’). A Asunción, nada: t’habites à 20m de la limite: t’es pas d’Asunción! Faut s’y habituer, un peu bizarre au début. Cette ville est donc une des plus anciennes villes coloniales de la région, fondée un 15 août, d’où sa dénomination de l’époque ‘Nuestra Señora de la Asunción’, devenue plus pompeusement aujourd’hui ‘Muy Noble y Leal Ciudad de Nuestra Señora Santa María de la Asunción’ – autrement dit: Asunción…. Elle fut fondée dans une logique d’exploration des colons espagnols, en vue de relier les mines d’argent du Haut-Pérou de l’époque (actuelle Bolivie: mines de Potosi donc), à la côté est du continent. Son rôle fut donc important depuis sa fondation (mais moins aujourd’hui), stratégiquement située le long du Rio Paraguay (qui donna son nom au pays). Ce dernier aboutissant à l’Atlantique au niveau du port de Buenos Aires, sous la forme du Rio de la Plata (la rivière d’argent) après avoir rejoint les Rios Parana et Uruguay.

On trouve finalement, après quelques recherches, un petit hostal pas aussi bon marché que ce à quoi on s’attendait (le plus cher de notre voyage), mais cependant idéalement situé face au terminal de bus, et pas si loin que ça du centre via le bus.

Que dire de la découverte de cette ville et de ce pays, dont on ne s’attendait à rien, suivant nos instincts de voyageurs au moment du choix de s’y rendre? On n’en savait rien, mais on verrait bien!
Et bien, ce qui nous a frappé avant tout, c’est le calme, la tranquillité, ce côté ‘zen’ que nous avions découvert au Portugal 4 ans auparavant. Des gens cool, sympas, une société multiculturelle très mélangée (un peu comme ce qu’on s’attend à voir au Brésil), un accent de langue castillane très chantant, qui fait penser au portugais du Brésil – ah ça, y’a pas à dire, on en est de moins en moins loin! La culture indigène y est fort soutenue et reconnue: la monnaie porte le nom du peuple et de sa langue: le Guarani. Il s’agit des peuplades autochtones, qui sont originaires de la ‘selva’ (forêt). Ils sont donc représentés dans les autres pays également, dans les parties forestières (Brésil, Bolivie, etc…). C’est donc la 3ème peuplade dont on entend parler lors de notre voyage, après les Quechuas et Les Aymaras, au Pérou et en Bolivie, parlant également des langues homonymes, mais issus des zones montagneuses, descendants de la civilisation Inca. On découvre également un chouette marché, tel une fourmilière, de gros contrastes, entre des quartiers plus aisés, avec de gros bâtiments, et d’autres beaucoup plus modestes, tel ce quartier de cabanes type ‘quasi-bidonville’, à deux pas de bâtiments d’Etat de première importance (cour de justice, palais présidentiel et hôtel de ville)! Des contrastes donc, mais avec pas mal de douceur quand-même, tout comme les très tranquilles rives du Rio Paraguay, qui respirent la quiétude. On a testé un ‘asado’ (barbecue), chose à laquelle on avait échappé en Argentine. Tous les petits snacks locaux proches de l’hostal ne servant presque que ça, on s’est dit que ça devait être une ‘institution’ aussi répandue que chez leurs voisins du sud! Assez impressionnant d’avoir un morceau de vache comme ça dans son assiette, avec les (énooormes) côtes et tout! Pas mauvais, mais un peu déstabilisant tout de même, la nécessité de trier/décortiquer ne nous ayant pas particulièrement convaincus. On y a aussi vu des couleurs, que ce soient de l’artisanat local (hamacs et autres textiles: sacs, etc…), ou pas mal de fresques urbaines (mais beaucoup moins qu’à Valpo quand-même). Et puis, cette petite anecdote pour ce Belge que je suis: des plaques d’immatriculation en caractères ROUGES SUR FOND BLANC: 3 LETTRES, 3 CHIFFRES! Alors, lorsque le drapeau et l’inscription ‘Paraguay’, sur le haut de la plaque, se trouvait cachée dans l’ombre du relief des carrosseries, j’ai eu à plusieurs reprises cette impression de voir des ‘flashs’ de grande familiarité, assez inédits, moi qui n’avais jamais imaginé trouver là des éléments de vie quotidienne si proches de ceux dont nous louons la singularité (mais en définitive, pas l’exclusivité…) chez nous en Belgique! 😉

 

Ruta hasta Paraguay

25>27.04.2016

On venait de faire la dernière destination ‘planifiée de longue date’ de notre voyage. Alors qu’initialement, après l’Argentine, on comptait reprendre un vol depuis la Bolivie, on a du se résigner, lors de notre passage là-bas, tel qu’expliqué dans d’anciens postes (pas de certitude de pouvoir entrer une seconde fois dans le pays dans la même année, vu qu’on nous avait déjà tamponné nos 3 mois dans le passeport…). Bref, sans trop revenir sur les détails, on redécollera de São Paulo, Brésil. On a déjà pris la décision de passer par les chutes d’Iguazu, situées +/- entre les deux, et pour se rendre à Iguazu, 2 options routières: par la route du nord, en traversant le Paraguay pas sa capitale Asuncíon, ou par une route qui contourne la Paraguay par le sud, via les provinces argentines de Corrientes et Misiones. Cette dernière a ceci de particulier, qu’elle concentre en territoire assez compact pas mal de communautés d’origines européennes (italienne, allemande, … et même polonaise) issues (ou polarisées par) d’ anciennes mission jésuites, phénomène dont elle tire le nom. Notre curiosité nous pousse à faire le choix du Paraguay, pays dont on a peu entendu parler, qui sera donc une découverte totale.

On décide de faire la première partie en bus, histoire de se retrouver sur la bonne route en évitant tous les changements de directions pour passer d’une ville à l’autre, vu qu’on a quand-même près de 1.150 km à parcourir. On en prend donc un premier vers le sud qui retourne à San Salvador de Jujuy, où on change pour un autre vers le nord-est, destination San Pedro de Jujuy, d’où on entame la partie autostop. Il nous reste environ 1.050 km, et on a que deux changements de direction: après moins de 200 km, on doit bifurquer pour prendre une ligne droite de plus de 700 km (au milieu de nulle part) vers le sud-est, jusqu’à la petite ville de Formosa (qui donne son nom à la province que nous allons traverser). De là, 200 petits km nous mèneront à Asuncíon. On a quelques doutes sur la grande ligne droite: elle a mauvaise réputation point de vue faisabilité en stop sur les blogs, mais bon, quelques-uns signalent avoir eu de la chance, et l’avoir faite d’une traite. On sait de toute façon que ça va nous prendre au minimum 3 jours de trajet. On ne s’est pas éternisé en Argentine pour se permettre de gérer l’inconnue du temps de ca trajet (à 2-3 jours près), tout en ayant de toute façon assez de temps à Iguazu et São Paulo. Les premiers km sont (très) peu performants. Alors qu’on avait quitté Maimará assez tôt le matin, et avec une bonne correspondance entre nos deux bus, nous voilà contraints de poser notre tente à une station service peu avant le premier changement de direction seulement… Lieu un peu glauque, pas tant fréquenté, mais bon, les gens de la station nous conseillent de nous installer tout près du bâtiment, dont l’entrée extérieure des sanitaires est surveillée/contrôlée par un veilleur 24/24. Le gars est sympa, c’est rassurant. Au petit matin, son frère, qui a pris la relève de jour et est tout aussi sympa, nous offre spontanément de son café chaud, car à cette heure, il fait fort froid tout de même.

On avance encore péniblement en stop jusqu’au changement de direction, où on nous dépose. A cet endroit, il y a un contrôle routier, type douane, qui passe en revue les marchandises de certains véhicules, y compris camions. On nous apprend que cette route est assez prisée pour la contrebande de stupéfiants, entre Bolivie, Paraguay et Argentine. Raison pour laquelle les conducteurs ne prennent pas trop le risque de prendre des autostopeurs, ne sachant pas s’ils ont quelque-chose d’illicite dans leurs bagages… Effectivement, peu de véhicules, mais encore moins qui daignent s’arrêter. Après plusieurs heures sans avancer, Agata va demander à un camion arrêté s’il ne part pas en direction de Formosa… Le temps de réfléchir un peu, le gars nous dit ok et nous prend pour toute la ligne-droite, jusque l’entrée de Formosa précisément. On passe la nuit près du camion dans une autre station service, en chemin. Le lendemain matin, le chauffeur, prénommé Antonio, doit gérer un problème de pneu crevé. En route, on partage la maté avec lui (ou plutôt lui avec nous), il nous apprend pas mal de choses sur la région, et sur le Brésil qu’il connait assez bien. La zone que nous traversons est assez surprenante: peu peuplée, les quelques localités très espacées sont connectées par cette unique route principale, les propriétés sont énormes. Le relief est devenu tout plat, les paysages changent. On termine notre bout de chemin avec Antonio, avec vue, depuis la cabine du camion (avec un bel autocollant de la face de J-C sue la pare-brise fissuré) sur des champs/forêts clairsemées de palmiers. A l’entrée de Formosa,  un autre routier très sympa nous prend asser rapidement, et nous dépose peu avant la frontière paraguayenne, que l’on croit pouvoir rejoindre à pied… Mais comme ça semble plus loin que prévu, chargés comme des mules, on prend finalement un bus, pour à peine quelques centaines de mètres.. on était en fait presque arrivés…

Quebrada de Humahuaca – Maimará

19>25.04.2016

Ruta + Tumbaya

19.04.2016

Alors, cette fois-ci, pour éviter un démarrage trop lent en sortie de ville, on s’octroie quelques km en bus pour déjà se positionner sur le route du nord, qu’on connait en partie vu qu’on l’avait déjà empruntée pour se rendre à Yala. Le bus nous dépose à León, le village suivant. Il nous reste une bonne cinquantaine de km pour rejoindre Maimará, où nous attend notre hôte couchsurfer, qui va nous accueillir dans son camping. Après quelques longues minutes, voire heure(s?) d’attente, nous sommes pris par une famille française assez sympa: le filston est en échange universitaire en Argentine, et les parents l’ont rejoint pour leurs vacances, pour un petit périple à travers les plus belles régions du pays. On fait connaissance avec la Quebrada de Humahuaca avec eux, en s’arrêtant au village de Tumbaya. La Quebrada est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’ensemble à la fois paysager et culturel. Il s’agit d’une vallée s’étendant sur plus de 100 km, profondément creusée, en zone montagneuse (+ de 2.000 m d’altitude), par le Rio Grande de Jujuy, et jalonnée de villages anciens, à l’architecture coloniale, et habitée çà et là de communautés andines. La toute grande particularité est que les formations rocheuses, assez jeunes et friables, présentent une palette variable de couleurs, allant du vert au brun en passant par le rouge et le jaune orangé. L’érosion des vallées laisse alors apparaître en de nombreux endroits des ‘figures’ colorées assez exceptionnelles telles que ‘la Paleta del pintor’ (la palette du peintre) à Maimará, ‘el cerro de los siete colores’ (la colline des sept couleurs) à Purmamarca, ‘la valle de los quatorze colores’ (vallée des quatorze couleurs) à Hornocal, etc… Donc on est déjà sous le charme en arpentant Tumbaya, son église et son cimetière avec cette famille française, qui nous redépose plus loin sur la route, au carrefour qui mène à Purmamarca, où ils se rendent. On termine les derniers km vers Maimará en stop, dans un gros pick-up américain, avec place pour 4 personnes sur la banquette avant!

Maimará

19>25.04.2016

On attend Ale (Alejandro) sur la très pittoresque place du village. Et voilà qu’arrive un petit bonhomme un peu débraillé, cheveux blancs semi-longs, mini short en jeans, t-shirt semi-déchiré et foulard autour du cou. C’est dans son camping, baptisé Psychodelia, qu’on va loger pendant une semaine. Il s’agit d’un terrain modestement aménagé, de façon naturelle, au pied de la ‘Paleta del pintor’, dans une mouvance quelque-peu ‘Hippie’ (Ale se revendiquant comme tel)! Paysage superbe, lieu pittoresque (on y accède en traversant le Rio Grande à gué ou via des petits ponts de fortune formés de troncs couchés sur la rivière!).. et puis des gens sympas: aussi bien Ale lui-même que les autres pensionnaires rencontrés sur place: Sonia, ainsi que ‘Negra’ & Federico, tous trois voyageurs et argentins. On a par ailleurs l’occasion de voir plein de cactus géants, qu’on avait loupé de peu en Bolivie, dans le salar d’Uyuni ‘inondé’, ainsi qu’à San Pedro de Atacama au Chili. Attention, il faut bien faire la distinction, car en fait, il ne s’agit pas de cactus à proprement parler, mais de ‘cardones’ (chardons?), qui n’en sont pas moins impressionnants (j’évalue le plus haut qu’on a vu à 8m, dans la cimetière de Maimará!).

Tilcara

20+24.04.2016

Plus gros village, ou voire carrément petite (mini-?) ville la plus proche, on s’y est rendu par deux fois: en bus, et à pied, en longeant la vallée. Très mignon, vues superbes, cactus (ah pardon: cardones!) rigolos, et puis, encore l’occasion de chopper quelques photos de Renault 12 au passage!

Purmamarca y Salinas Grandes

21.04.2016

Alors, Purmamarca, la destination tant attendue, le premier lieu dont on a entendu parler avant notre voyage, pour ce célèbre ‘cerro ‘ aux 7 couleurs. Peu de bus font le crochet par-là (c’est légèrement détaché de la route principale), alors on doit se lever tôt, pour prendre celui du matin, le même que les écoliers. Pauvres écoliers, dirais-je même, car le chauffeur se l’est un peu joué à la ‘Boliviano’: pas eu envie de s’arrêter pour faire monter des petits gosses qui attendaient ce seul bus de la matinée à hauteur de leur village, alors qu’ils faisaient d’amples gestes pour ne pas se faire louper…. Bref, ils auront du se démerder autrement pour aller à l’école, probablement avec l’aide d’une dame (probablement enseignante?), qui, offusquée de la situation, est descendue (pour leur venir en aide?) à l’arrêt suivant. On renouait bel et bien avec les mentalités andines, avec un air de déjà vu en Bolivie, voire au Pérou! 😉
De bon matin, donc, nous avons pu admirer ces couleurs et ces reliefs, ce village typique, bien que très touristique, et, en sus, ces ’empanadas’ cuites au barbecue, dont le nom spécifique m’échappe malheureusement! Le barbecue (bien viandeux), est une spécialité, pour ne pas dire une ‘coutume’ en Argentine, dont la population locale use et abuse! C’est probablement de là que vient la dénomination culinaire ‘steak argentin’ (à vérifier cependant)! Mais bon, de barbecues (assadas), nous n’aurons goûté qu’aux empanadas – délicieuses ceci-dit – du moins sur le territoire albiceleste!
Ayant démarré la journée tôt, on s’est permis une petite excursion vers les ‘salinas grandes’, le plus grand des (petits) déserts de sel argentins, dont la situation est assez proche (et la formation liée?) de celle des salar de Bolivie et de l’Atacama au Chili. Après avoir capitulé pour s’y rendre en stop (la route est longue et peu fréquentée), on opte pour l’excursion en bus. Cette route, direction Chili, reprend de l’altitude, avec un passage culminant à 4170m! Nous revoilà (presque) sur l’Altiplano, un trait blanc à l’horizon: nous voilà aux salines. Nous n’étions pas peu fiers, nous qui n’avions vu le salar d’Uyuni que sous forme d’immense et impressionnante flaque/miroir d’eau, de fouler cette étendu blanche, uniforme et lisse, fissurée en ‘alvéoles’ sur des km!

Humahuaca

22.04.2016

C’est le chef-lieu du coin, qui donne d’ailleurs son nom à la Quebrada: 11.300 habitants, et près de 3.000m d’altitude (2.947 plus exactement). Dans le même style que les localités précédentes, très belles architectures coloniales, un brin trop touristique, mais très charmant. Humahuaca abrite un impressionnant monument ‘aux Héros de l’Indépendance’, situé à 2 pas de la place principale, au sommet d’un escalier monumental! On aura eu l’occasion d’y faire nos dernières emplettes ‘cadeaux souvenirs d’argentine’, d’y déguster de succulents jus de fruits frais à la fraise, qui en fait sont entre le jus et la macédoine givrée… on ne s’est pas privé, ni des empanadas-barbecue d’ailleurs, qui semblent être une spécialité de la région (on en a vues…et… mangées à Tilcara aussi!). Dernier lieu un peu spécial: il y a juste face à Humahuaca, une formation rocheuse blanche, la ‘Peña blanca’ qui parait assez insolite en comparaison avec les couleurs habituelles du coin, ainsi que par sa forme un peu singulière. On s’y est rendu et on a pu admirer un sympathique petit point de vue sur la ville depuis son sommet!