São Paulo, Brasil

06>11.05.2016

Dernier grand voyage en autobus: on quitte Ciudad del Este à la frontière Paraguay-Brésil, et on se dirige vers São Paulo, d’où on décollera vers l’Europe… via le Maroc! Au passage, on quitte le monde « hispanoablante » sud-américain, pour entrer dans le grand pays « lusophone » du continent, avec tout ce qu’il y de chantant et rigolo dans cette langue, accent brésilien en prime! Qu’à cela ne tienne, on n’en pipe pas mot, et on restera sur notre lancée hispanophone puisqu’on sera reçu chez nos amis Caio et Adriana, que l’on a rencontrés lors de notre excursion au salar d’Uyuni en Bolivie, et avec qui on a toujours parlé espagnol, et un peu anglais (voire quelques mots de français avec Caio qui en a quelques notions prometteuses!). Revenons à notre autobus: on fait le trajet de nuit, on en a pour plus de 1.000 km, soit une bon 14h… le plus long de notre voyage…. et qui commence mal: après +/-4 heures de route, alors que le bus, somme-toute assez moderne et visiblement très correct, a déjà du s’arrêter à 3-4 reprises sur le bord de la route pour permettre aux chauffeurs de « chipoter » sous le capot, l’arrêt suivant s’avère définitif (la bête a rendu l’âme)…. mais bienheureusement couvert par une solution de secours: on monte tous dans un bus d’une compagnie concurrente (mais visiblement « amie ») qui suite à 15-20 minutes, lui aussi à moitié rempli (ouf, personne n’est sur la carreau), et plus confortable (sans supplément de frais)! C’est donc aux aurores que l’on entre dans São Paulo, et que l’on retrouve Caio dans une gigantesque station de métro.

São Paulo est la plus grande ville d’Amérique du Sud: sa grande agglomération comprend pas moins de 22 millions d’habitants (soit 2 x la Belgique!), on aura bien besoin de Caio pour nous y guider afin de s’y retrouver. Contrairement à ce que l’on croyait, elle est assez éloignée des côtes (plus d’une bonne heure), donc on n’aura pas l’occasion de voir les plages brésiliennes… C’est une ville de contrastes, mêlant populations très pauvres et très aisées. Etant plutôt dans les quartiers proches du centre, on n’a parcouru que des zones habitées et fréquentées principalement par la classe « moyenne », qui est déjà assez « upper class » quand on en constate le niveau de vie. En entendant sans cesse des hélicos privés passer au-dessus de nos têtes, on se dit que c’est quand-même un monde qu’on ne connaît pas, mais sur lequel Caio nous informe assez bien lorsqu’il nous fait découvrir sa ville et son pays. On a aussi rencontré pas mal de leurs amis, plutôt tendance naturo-écolo-végét(ari)o-musicos,et ils nous on montré leurs projets et actions artistico-socio-culturels. Une bonne dynamique donc, ambiance sympa et de bons points de vue et visions/expériences des choses à partager. On aura découvert pas mal de choses avec eux, et passé de très chouettes moments: obrigado amigos!

Arquitetura

Que dire de la ville en elle-même? C’est une mégalopole, on y trouve de tout, on n’y a (forcément) pas tout vu… Il y a des choses assez internationales, qui peuvent apporter une touche familière, puis il y a des « ruptures d’échelles », des infrastructures et édifices gigantesques à dimension d’une ville de cette taille. En témoignent, notamment, ce réseau de métro et ses énormes stations, ainsi que l’avenida Paulista, qui voit s’aligner d’immenses immeubles par dizaines, de part et d’autre de la chaussée. On la visite par chance le dimanche, jour où les voitures y sont interdites, pour y permettre le développement de toutes sortes d’activités marchandes ou culturelles: atmosphère étonnante, que ce choc entre le gigantisme et l’exclusivité réservée aux (petits) individus (piétons, cyclistes), dans ces grands espaces. São Paulo est une ville assez mixée, on y rencontre pas mal de nationalités et communautés culturelles, avec, entre-autres, la plus grande communauté de Japonais expatriés (+ de 300.000 personnes).. on y trouve donc logiquement un quartier japonais! Puis des parcs, des monuments, un marché central assez petit, compte-tenu de la taille de la ville, et un vieux centre tout aussi minuscule si on prend le même principe de comparaison.

Cidade

Forcément, pas mal de curiosités architecturales, parmi tous ces immeubles, donc j’ai pu me « rincer l’œil » et saisir pas mal de clichés. Puis le Brésil, c’est aussi le pays d’Oscar Niemeyer, dont quelques réalisations se trouvent à São Paulo, dont l’immeuble Copan, ce gratte-ciel de béton ondulé en forme de « vague » (que l’on a vu couvert d’un filet bleu pour cause de rénovation), et le Mémorial de l’Amérique Latine, composé de plusieurs bâtiments culturels aux airs de déjà-vu (c’est bien du Niemeyer), et de cette sculpture de main ensanglantée d’une plaie en forme du continent…

…Continent que l’on s’apprête à quitter après notre petite semaine brésilienne en se rendant, le soir du 11 mai, à l’aéroport au moyen des transports publics: tout un programme! Sur la carte, ça semblait proche, mais en réalité, on n’est pas habitué à ce type de distances urbaines… d’une mégalopole! Heureusement, d’autres voyageurs fréquentent le même bus que nous, et à défaut de tenter de s’exprimer en portugais pour se faire confirmer qu’on est bien sur la bonne ligne, on se fait aider en français, via quelques Africains qu’on entend s’exprimer (entre-autre) dans la langue de Voltaire! En entrant dans l’aéroport, on sent déjà qu’on est autre-part, qu’on quitte l’Amérique du Sud après l’avoir foulée pendant près de 7 mois…

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