Quebrada de Humahuaca – Maimará

19>25.04.2016

Ruta + Tumbaya

19.04.2016

Alors, cette fois-ci, pour éviter un démarrage trop lent en sortie de ville, on s’octroie quelques km en bus pour déjà se positionner sur le route du nord, qu’on connait en partie vu qu’on l’avait déjà empruntée pour se rendre à Yala. Le bus nous dépose à León, le village suivant. Il nous reste une bonne cinquantaine de km pour rejoindre Maimará, où nous attend notre hôte couchsurfer, qui va nous accueillir dans son camping. Après quelques longues minutes, voire heure(s?) d’attente, nous sommes pris par une famille française assez sympa: le filston est en échange universitaire en Argentine, et les parents l’ont rejoint pour leurs vacances, pour un petit périple à travers les plus belles régions du pays. On fait connaissance avec la Quebrada de Humahuaca avec eux, en s’arrêtant au village de Tumbaya. La Quebrada est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO en tant qu’ensemble à la fois paysager et culturel. Il s’agit d’une vallée s’étendant sur plus de 100 km, profondément creusée, en zone montagneuse (+ de 2.000 m d’altitude), par le Rio Grande de Jujuy, et jalonnée de villages anciens, à l’architecture coloniale, et habitée çà et là de communautés andines. La toute grande particularité est que les formations rocheuses, assez jeunes et friables, présentent une palette variable de couleurs, allant du vert au brun en passant par le rouge et le jaune orangé. L’érosion des vallées laisse alors apparaître en de nombreux endroits des ‘figures’ colorées assez exceptionnelles telles que ‘la Paleta del pintor’ (la palette du peintre) à Maimará, ‘el cerro de los siete colores’ (la colline des sept couleurs) à Purmamarca, ‘la valle de los quatorze colores’ (vallée des quatorze couleurs) à Hornocal, etc… Donc on est déjà sous le charme en arpentant Tumbaya, son église et son cimetière avec cette famille française, qui nous redépose plus loin sur la route, au carrefour qui mène à Purmamarca, où ils se rendent. On termine les derniers km vers Maimará en stop, dans un gros pick-up américain, avec place pour 4 personnes sur la banquette avant!

Maimará

19>25.04.2016

On attend Ale (Alejandro) sur la très pittoresque place du village. Et voilà qu’arrive un petit bonhomme un peu débraillé, cheveux blancs semi-longs, mini short en jeans, t-shirt semi-déchiré et foulard autour du cou. C’est dans son camping, baptisé Psychodelia, qu’on va loger pendant une semaine. Il s’agit d’un terrain modestement aménagé, de façon naturelle, au pied de la ‘Paleta del pintor’, dans une mouvance quelque-peu ‘Hippie’ (Ale se revendiquant comme tel)! Paysage superbe, lieu pittoresque (on y accède en traversant le Rio Grande à gué ou via des petits ponts de fortune formés de troncs couchés sur la rivière!).. et puis des gens sympas: aussi bien Ale lui-même que les autres pensionnaires rencontrés sur place: Sonia, ainsi que ‘Negra’ & Federico, tous trois voyageurs et argentins. On a par ailleurs l’occasion de voir plein de cactus géants, qu’on avait loupé de peu en Bolivie, dans le salar d’Uyuni ‘inondé’, ainsi qu’à San Pedro de Atacama au Chili. Attention, il faut bien faire la distinction, car en fait, il ne s’agit pas de cactus à proprement parler, mais de ‘cardones’ (chardons?), qui n’en sont pas moins impressionnants (j’évalue le plus haut qu’on a vu à 8m, dans la cimetière de Maimará!).

Tilcara

20+24.04.2016

Plus gros village, ou voire carrément petite (mini-?) ville la plus proche, on s’y est rendu par deux fois: en bus, et à pied, en longeant la vallée. Très mignon, vues superbes, cactus (ah pardon: cardones!) rigolos, et puis, encore l’occasion de chopper quelques photos de Renault 12 au passage!

Purmamarca y Salinas Grandes

21.04.2016

Alors, Purmamarca, la destination tant attendue, le premier lieu dont on a entendu parler avant notre voyage, pour ce célèbre ‘cerro ‘ aux 7 couleurs. Peu de bus font le crochet par-là (c’est légèrement détaché de la route principale), alors on doit se lever tôt, pour prendre celui du matin, le même que les écoliers. Pauvres écoliers, dirais-je même, car le chauffeur se l’est un peu joué à la ‘Boliviano’: pas eu envie de s’arrêter pour faire monter des petits gosses qui attendaient ce seul bus de la matinée à hauteur de leur village, alors qu’ils faisaient d’amples gestes pour ne pas se faire louper…. Bref, ils auront du se démerder autrement pour aller à l’école, probablement avec l’aide d’une dame (probablement enseignante?), qui, offusquée de la situation, est descendue (pour leur venir en aide?) à l’arrêt suivant. On renouait bel et bien avec les mentalités andines, avec un air de déjà vu en Bolivie, voire au Pérou! 😉
De bon matin, donc, nous avons pu admirer ces couleurs et ces reliefs, ce village typique, bien que très touristique, et, en sus, ces ’empanadas’ cuites au barbecue, dont le nom spécifique m’échappe malheureusement! Le barbecue (bien viandeux), est une spécialité, pour ne pas dire une ‘coutume’ en Argentine, dont la population locale use et abuse! C’est probablement de là que vient la dénomination culinaire ‘steak argentin’ (à vérifier cependant)! Mais bon, de barbecues (assadas), nous n’aurons goûté qu’aux empanadas – délicieuses ceci-dit – du moins sur le territoire albiceleste!
Ayant démarré la journée tôt, on s’est permis une petite excursion vers les ‘salinas grandes’, le plus grand des (petits) déserts de sel argentins, dont la situation est assez proche (et la formation liée?) de celle des salar de Bolivie et de l’Atacama au Chili. Après avoir capitulé pour s’y rendre en stop (la route est longue et peu fréquentée), on opte pour l’excursion en bus. Cette route, direction Chili, reprend de l’altitude, avec un passage culminant à 4170m! Nous revoilà (presque) sur l’Altiplano, un trait blanc à l’horizon: nous voilà aux salines. Nous n’étions pas peu fiers, nous qui n’avions vu le salar d’Uyuni que sous forme d’immense et impressionnante flaque/miroir d’eau, de fouler cette étendu blanche, uniforme et lisse, fissurée en ‘alvéoles’ sur des km!

Humahuaca

22.04.2016

C’est le chef-lieu du coin, qui donne d’ailleurs son nom à la Quebrada: 11.300 habitants, et près de 3.000m d’altitude (2.947 plus exactement). Dans le même style que les localités précédentes, très belles architectures coloniales, un brin trop touristique, mais très charmant. Humahuaca abrite un impressionnant monument ‘aux Héros de l’Indépendance’, situé à 2 pas de la place principale, au sommet d’un escalier monumental! On aura eu l’occasion d’y faire nos dernières emplettes ‘cadeaux souvenirs d’argentine’, d’y déguster de succulents jus de fruits frais à la fraise, qui en fait sont entre le jus et la macédoine givrée… on ne s’est pas privé, ni des empanadas-barbecue d’ailleurs, qui semblent être une spécialité de la région (on en a vues…et… mangées à Tilcara aussi!). Dernier lieu un peu spécial: il y a juste face à Humahuaca, une formation rocheuse blanche, la ‘Peña blanca’ qui parait assez insolite en comparaison avec les couleurs habituelles du coin, ainsi que par sa forme un peu singulière. On s’y est rendu et on a pu admirer un sympathique petit point de vue sur la ville depuis son sommet!

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