San Salvador de Jujuy

14>19.04.2016

Nous revoilà partis en autostop pour le ville de San Salvador de Jujuy, à une petite centaine de km au nord de Salta: environ 235.000 habitantes, 1.200m d’altitude. Il s’agit de la capitale de la province du même nom (Jujuy), que nous attendons de visiter avec impatience tant on nous en a dit du bien! Le (court) trajet en stop fut in fine assez rapide, car après avoir stagné les premiers km avec plusieurs chauffeurs, c’est lorsque nous nous sommes retrouvés sur les routes les moins fréquentées – mais néanmoins les plus belles – que nous avons été pris par un couple de Buenos-Aires qui visitait la région. On a pu prendre le temps, avec eux, de contempler le superbe paysage bucolique de cette route ‘bis’ (la plus fréquentée étant plus excentrée et moins montagneuse), y compris troupeaux de vaches et autres curiosités.

Une fois sur place, on s’empresse de rejoindre notre hôte couchsurfer. Et pour une fois, je ne vais pas m’éterniser dessus, car on est mal tombés (et oui, ça arrive!). On avait prévu de rester plusieurs jours à San Salvador, afin de pouvoir faire une visite de contrôle de la fracture d’Agata dans un hôpital, car la destination suivante, la ‘Quebrada de Humahuaca’, le coeur de la province de Jujuy, est plutôt de type villageoise et rurale, donc peu de chance d’y trouver beaucoup d’infrastructures hospitalières correctes (on avait cette image de chiens dans les couloirs à La Rioja…). Bref, on se retrouve chez José pendant 5 nuits. Le gars est plutot crados par fainéantise: il attend le passage hebdomadaire de sa femme de ménage sans jouer du minimum de serpillère requis quand ses chiens (et chat!) s’oublient dans les pièces de la maison (voire sur mon sac de couchage… grrr). Bref, avec en plus de ça un caractère hyper-envahissant qui pompe l’air quasi littéralement… Ce fut dur, même s’il était au boulot tous les matins (mais pas les après-midi). On est tout de même resté chez lui car il y avait vraiment très peu de possibilités de couchsurfing dans le coin, et, en essayant de voir le positif des choses, il nous a quand-même pas mal appris sur l’Argentine, pays assez invraisemblablement spécial dans son (dys)fonctionnement! Donc, entre l’hôpital, la radio, le médecin, 2-3 petits tours en ville sour la pluie et notre obsession de fuir José, on a fait l’une ou l’autre excursion.

Yala

16.04.2016

C’est un petit village vers le nord, à une quinzaine de km sur le route en direction de la Quebrada de Humahuaca. Le coin est pittoresque, devient assez montagneux et il y a une chouette ballade à faire qui mêne à 2 lacs. Une fois au village, on apprend par l’office du tourisme qu’il faut assez bien marcher pour atteindre les lacs (plus de 10km aller!) , et que ce sera tout juste pour reprendre raisonnablement un bus à Yala pour le retour. La dame nous allèche en nous informant qu’il y a aussi une belle cascade à voir, mais elle est encore plus loin (1h30 de marche en plus). Donc faisable uniquement si on a la chance d’être pris en stop, car il n’y a pas de bus. Heureusement, ça fonctionne: après un petit camion de livraison de bouteilles d’eau avec lequel on fait 2 bons km debout dans la benne, c’est lorsque nous peinons dans une montée en plein soleil que s’arrête une voiture avec une jeune couple originaire de San Miguel de Tucumán, Paulina et Felipe, avec qui on s’arrête non-seulement au lacs, mais on fait également la rando jusqu’à la cascade! Bonne entente, super sympa, on artage le pique-nique et le maté, et on se marre bien avec ces deux chiens (dont une sorte de chien-saucisse, que l’on nomme logiquement ‘Salchicha’) qui nous accompagne tout au long de ce ‘sentier’ technique le long du torrent (pour autant qu’il y ait toujours un sentier). La ‘Salchicha’ manque de se noyer à plusieurs reprises, franchit des obstacles par lesquels elle ne sait plus revenir, au point qu’au pied de la cascade, Felipe a du sauter d’un très grand bond entre deux rochers, par dessus la rivière, avec la clebs dans ses bras, celui-ci s’étant retrouvé dans une impasse infranchissable pour ces courtes pates, lui qui à par ailleurs très peu ‘pied’ quand il s’agit de s’essayer à braver les flots torrentiels, si peu profonds soient-ils! Une fois de retour à la bagnole, les deux quadrupèdes rejoingnent leur demeure tout contents de nous montrer où ils habitent, et on apprend leurs noms via leur maître: Pepe et Paco! 😉  On passe ensuite un bon moment à boire un pot avec Pau et Felipe, tout en leur donnant plein de conseils et recommandations pour leur très prochain voyage qu’ils s’organisent au Pérou, avant de reprendre un bus de fin de soirée vers San Salvador de Jujuy.

Dique la Ciénaga

16.04.2016

Il s’agit en fait d’un barrage, formant un lac artificiel. On a mis un peu de temps à y arriver: en bus, + quelques km à pied (et retour en autostop!), donc on n’a pas pris la peine d’aller beaucoup plus loin pour aller voir un secon barrage: El Dique Las Maderas, qui forme un lac artificiel à 5 branches, en forme de main! Somme-toute assez rigolo, mais certainement plus curieux à visualiser par Google Earth que sur place, vu qu’il n’y a pas trop de possibilités d’atteindre une vue surplombante permettant de le constater.

Après notre dernier passage à l’hôpital, on reprend la route en stop, le surlendemain, pour la Quebrada de Humahuaca!

 

 

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