Los Andes y Trek en el Parque Andino Juncal

21>30.03.2016

Avant de quitter le Chili, ou de s’enfoncer en Argentine, notre prochaine destination, nous voulions encore goûter à l’expérience de l’altitude, et des grands espaces naturels de la haute-montagne, vu que nous avons dernièrement séjourné plutôt le long des côtes, ou pas très loin! De toute façon, pour rejoindre l’Argentine, nous devions obligatoirement traverser le cordillière des Andes. L’occasion était dès lors déjà là pour faire escale dans les régions montagneuses. Un des peincipales routes pour rejoindre l’Argentine, depuis Valapraiso ou Santiago, longe le massif ou se trouve la plus haute montagne du continent: l’Aconcagua, qui se situe côté argentin, mais à une petite quinzaine de km de la frontière Chilienne seulement. Le nom et l’altitude de cette montagne (6.962 m) suffisaient à attiser nos envies de découvertes. Renseigneents pris, les treks côté Argentin sont hyper contrôlés, et hyper coûteux. On sait que l’on pourra facilement accéder, pour une somme modique, au ‘Mirador del Aconcagua’, petite promenade de 3-4 heures débouchant sur un point de vue de première classe sur le colosse enneigé. On se tourne alors donc très logiquement sur une parcours de trek plus long, de plusieurs jours, côté Chilien, dans la Valle del Aconcagua (vallée de la rivière Aconcagua), qu’Agata a dégotté sur internet, via le site wikiexplora, très bonne adresse qui référence et classifie un nombre incalculable de treks de montagne à travers le monde. Pour ce faire, notre prochaine étape sera la ville de Los Andes (qui signifie littéralement ‘Les Andes’), située au pied des Andes Chiliennes.

A Casablanca, Roberto nous a vité dégotté un collègue chauffeur poids lourd qui fait la moitié de la route vers Los Andes chaque jour. Nous voilà donc déjà à mi-chemin en deux temps trois mouvements, puisque la route n’est pas si longue. Un autostop chanceux et rapide fait vite le reste: deux chauffeurs plus tard, nous voilà sur la place de Los Andes, entrain d’attendre Franco, notre hôte Couchsurfer, enseignant d’anglais pour écoliers de primaire. On prend un peu le temps de se renseigner sur le trek pressenti, de se promener dans Los Andes, et de découvrir de beau matin les paysages autour des villages où Franco travaille, un peu plus dans les montagnes. Franco est seul pour le moment, sa compagne Constanza (Connie) et sa fille Mathilde sont en vacances en famille pour quelques jours. C’est donc avec plaisir qu’il nous consacre de son temps en dehors de ses heures de travail, et de salle de sport!

Un matin, je reçois un message de Franco, qui a entendu à la radio en allant travailler que Bruxelles a subi les attentats terrorristes… à partir de ce moment, un peu tous les gens que nous allons rencontrer durant le voyage exprimeront une petite pensée inquiète pour le Belge que je suis lorsque je leur dévoilerai d’où je viens.

Ensuite, le trek tant attendu. Il aura lieu dans le Parque Andino Juncal, dans la Valle del Aconcagua donc. Il s’agit d’un parc naturel privé, géré et entretenu par la richissime famille chilienne qui en est propriétaire, et y permet la randonnée moyennant quelques conditions d’accès et précautions d’usage particulières.

Nous prévoyons d’y séjourner quatre nuits, et de faire de deux destinations un seul trek, qui doit nous mener dans un premier temps au pied du Glacier Juncal et ensuite à la base du Glacier Alto del Plomo. Nous atteindrons des altitudes d’environ 4000m, entre des sommets s’érigeant de 4.500 à 4.900m.

 

Dia 1

24.03.2016

On rejoint le parc en bus, sauf que le bus ne va pas jusqu’à l’entrée du parc. Il reste une bonne quinzaine, voir vingtaine de km, dont une partie sur la route principale qui mène à la frontière argentine. On sait que de toute façon, on devra se taper les 9km de chemin de terre entre la route et l’entrée du parc, à moins que, par chance, une bonne âme motorisée ne passe par là. On se fait cependant rapidement prendre en stop pour faire la partie sur la route principale, couchés à l’arrière d’un pick up de travailleurs qui bossent sur un chantier juste à la frontière. Ils nous lachant à ‘Curva 0’ (la courbe 0), à l’entrée du chemin de terre. On est au pied de la grosse montée qui mène au crètes et à la frontière argentine. Une impressionnante succession de lacets qui vont de ‘curva 0’ à ‘curva 29’, nous dit-on!

Lors des 9 km de route, nous longeons un torrent entouré de magnifiques paysages, ainsi que les vestiges de l’ancienne ligne de chemin de fer vers Mendoza, en Argentine, qui gravit l’altitude à flanc de montagne. On nous a dit, lors de nos renseignements préalables au trek, que les ‘contrebandiers de la drogue’ acheminent parfois leur ‘marchandises’ par là à pied, en pleine hautes montagnes, pour traverser la frontière qui n’est plus qu’à un jet de pierres. On s’attend donc à en croiser éventellement! Soyons sur le qui-vive quand-même! 😉 Une fois à l’entrée du parc, on s’enregistre auprès des ‘guardaparque’ (gardes), deux jeunes filles qui vivent là plusieurs mois dans un paysage idyllique et gèrent la propriété et les gens qui y passent. On prend nos références et nos projets de destination et de timing dans le parc en cas de pépin, si on ne nous voit pas revenir, et on fait un topo des parcours, car les infos que l’on a ne sont pas hyper complètes. Le parc est quand à lui d’une beauté ‘suisse’, très vert, très propre, un peu un effet ‘carte postale’ par moment. Le soir, on plante la tente juste avant de passer la rivière (vu le courant et les glaciers qui l’alimentent, le débit est plus faible en matinée, et le traversée présente donc moins de risques, vu qu’il n’y a pas de pont mais plutôt deux possibilités de gué un peu douteuses! Le coucher de soleil nous réserve un magnifique spectacle de jeu d’ombre et lumières orange-feu sur les pics rocheux alentours. Demain, on attaque le morceau de chemin qui nous sépare du premier glacier (Juncal), et on se rend au pied de l’ascension vers le second où on plantera la tente.

 

Dia 2

25.03.2016

On part de bonne heure vers le glacier car on aura une grosse journée. On traverse la rivière, qui est un peu plus basse qu’hier, avec plus de peur que de mal, avant de voir au loin la coulée blanche éclatante qui dévalle la montagne abrupte. Avant ça, nous foulons une ‘langue’ grise et blanche en faible pente, faite de rocs à moitié gelés. En fait, on est déjà sur le glacier Juncal mais ce fut difficile de s’en rendre compte, vu que la partie basse est recouverte de pierres. Par contre, quand on voit qu’on marche sur des masses de glace entrecoupées de crevasses…. On se rend compte qu’on ira pas trop loin, vu que le sol accidenté devient de plus en plus difficilement praticable, et que la partie plus abrupte qui dévalle la montagne est encore loin. On repart donc vers la rivière, que l’on retraverse pour rejoindre une autre vallée au bout de laquelle se situe l’autre glacier, l’Alto del Plomo. Après quelques heures à flanc de versant de vallée, entrecoupé de profonds lits de torrents asséchés assez difficiles à franchir avec tout notre barda, on arrive plus ou moins au fond de la vallée, face au ‘Mono Verde’. De cet endroit, fort rocheux, nous devrions voir le glacier, sur le gauche, mais il n’en est rien. Probablement à cause la la saison, ou bien parce que les choses ont changé (fondu?). Nous plantons la tente à l’endroit renseigné dans les infos du trek, il nous restera à gravir une forte pente le long du torrent demain pour espérer voir (ou fouler?) le glacier. Suite à quoi on fera le retour lors des deux journées suivantes.

 

Dia 3

26.03.2016

On attaque en matinée l’ascension vers le glacier Alto del Plomo, qui devrait être rapide vu qu’en théorie, le glacier n’est pas loin, et qu’on a laissé nos sacs à la tente. Il est cependant difficile de retrouver la bonne piste d’après les infos que nous avons. Alors qu’on se rend compte que nous franchissons une étape un peu plus difficile, plus abrupte, on pense en rester là et faire demi-tour. J’ai cependant la mauvaise idée d’aller voir quelques mètres plus haut, vu que le plus dur semble fait, si le chemin ne redevient pas plus praticables. A ce moment, quelques pierres, à priori stables, se dérobent sous mon pied et une d’entre elle atterit sur la main d’Agata, quelques cm plus loin…. Grosse ouverture au niveau de l’index: on fait demi-tour, il va falloir gérer sa douleur, le fait de ne pas pouvoir utiliser sa main, et tenter un retour rapide pour pouvoir consulter un médecin le plus tôt possible. Avec suffisament de sang froid, de précautions et Agata qui mord sur sa chique, on rejoint raisonnablement notre tente ou nous attend notre pharmacie. La main emballée dans un pansement, Agata attaque courageusement le chemin du retour, bien que relativement long et pas des plus faciles. On aura fait nos deux jour aller en un seul pour le retour, soutenus par d’autres promeneurs un fois arrivés au premier campement (c’est le w-e de Pâques, il y a donc beaucoup de promeneurs qui profitent de eur congé). On quitte la parc avec un couple de Santiago qui accepte gentilment le détour par Los Andes pour nous déposer à l’hôpital. Verdict: 5 points de suture et une fracture de l’index, 5 semaines d’immobilisation (du doigt) minimum. Nous allons donc adapter notre voyage en fonction. Du coup, Franco vient très aimablement à la rescousse nous chercher à l’hôpital, et nous reprend chez lui plus tôt que prévu, où nous faisons connaissance avec sa compagne Connie et sa fille Mathilde qui sont revenues de vacances entretemps.

 

Ensuite, nous restons quelques jours à Los Andes pour un peu de repos suite à cet événement, le temps aussi de retourner à l’hôpital pour une visite de contrôle. Le 28, nous fétons les 28 ans d’Agata entourés de Franco, Connie et Mathilde! STO LAT (signifie 100 ans en Polonais, la longue vie qui se souhaite traditionnellement lors des anniversaires, etc..)! On quitte ensuite Los Andes et le Chili au lendemain d’une soirée barbecue typique, organisée par Franco à l’occasion d’un match de foot de l’équipe nationale chilienne. On sent que l’ambiance est au RDV, les voisins crient à chaque occasion de goal, etc… Les chiliens nous auront marqués par leur gentillesse, leur disponibilité et leur sens de l’accueil, quel que soit l’endroit où nous sommes allés dans ce si ‘long’ pays à la forme si intrigante. Le 30 mars, nous partons en autostop et franchissons les fameuses 29 ‘Curvas’ qui nous conduisent à l’Argentine!

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