¡Casablanca, viñas y gente!

05>21.03.2016

(texte en français plus bas dans la page)

Como el sujeto de este articulo habla mucho de gente que encontramos alla, escribo unas palabras en Castellano, porque ellos pueden entender lo que escribo. Solo faltan los accentos del idioma, que no conozco tan bien para escribirlos. 😉

Decidimos de ir a Casblanca, porque la gente de Valparaiso, o otras gente que nos encontramos “a dedo”, nos lo recomendaron. Queríamos un poco trabajar en la cosecha de uvas. Esta region es muy conocida por la cultura de la uva, y esta muy cerca de los lugares donde queríamos ir. No tan lejos de Valaparaiso, y no tanto mas al sur. Desde Valparaiso, buscábamos en el sitio web couchsurfing un lugar para quedarse en Casablanca. Solo fueron dos personas de Casablanca registradas en couchsurfing, y – ¡O suerte! – Paulina nos aceptaba. Llegamos rapido a dedo en el pueblo (pequeñita ciudad), encontramos Paulina y fuimos a su casa con su familia: su madre Zoila, su padre Robert(it)o, y su hermano Andres.

Fui un poco lento para tener trabajo en la cosecha de uvas. Roberto nos ayudaba mucho para buscar: la familia conoce muchissimas gente en Casablanca! Finalmente trabajamos 4 dias en las viñas (¡es muy cansandor!). Otros dias, ayudamos la familia para desarrollar su jardin, y trabajamos un poco para pintar la fachada de su casa.

Tambien, Paulina es profesora de ingles con niños de +/- 15 años en una escuela de Casablanca. Fuimos una vez a su curso para encontrar los estudiantes, charlar con ellos en ingles, responder a sus preguntas sobre nosotros y nuestro viaje, y hablar de nuestros paises: Polonia y Belgica. Muy buena experiencia.

Nosotros nos sentimos como en nuestra familia! Muchissimas gracias por todos los momentos buenos con todos en su casa, por la ayuda y su generosidad. Les esperamos en Europa para recibirles!

Cuando trabajamos en la cosecha de uvas, encontramos Teresa y su hijo. Teniamos contactos ‘buena onda’, y Teresa nos invitaba por una tarde en su casa, con toda su familia (esposo, hijos, hija, vecina, etc..). Comimos una especialidad de la cocina chilena que Teresa preparaba: el pastel de choclo. ¡Que rico!

(texte en français)

En petit préambule, je dois bien entendu préciser que je me remets (enfin) à poursuivre l’écriture de ce blog après quelques mois d’interruption. Bien que nous soyons revenus de ce merveillux continent sud-américain depuis près de 3 mois déjà, les souvenirs sont toujours vivaces jusque dans les moindres détails, et la prise de recul ‘post-retour’, va probablement influencer, voire enrichir cet exercice d’écriture, en témoignage de nos expériences de voyage.

Alors, que dire de Casablanca, cette ville au nom énigmatique pour l’endroit…. nous qui avions, depuis Sucre en Bolivie, réservé notre billet retour avec une escale d’un jour à …. Casablanca (au Maroc), on ne s’attendait pas tomber sur une seconde ville ainsi nommée, et de se retrouver du coup à faire les deux dans le même voyage!

On nous avait recommandé l’endroit, nous qui cherchions à travailler un petit peu pour arrondir notre budget. Pour ce faire, le Chili semblait être l’endroit idéal, vu le coût de la vie plus élevé qu’au Pérou et en Bolivie (on a trouvé une certaine logique dans le fait de gagner une peu sa croûte là où on est censé dépenser le plus), et vu qu’avec l’inversion des saisons de l’hémisphère sud, nous nous trouvions dans une zone abondamment plantée de vignes à l’aube des périodes de vendanges (qui ont lieu aux alentours du mois de mars donc)! Plusieurs personnes à Valparaiso, ou rencontrées lors du trajet en autostop, nous avaient parlé de cet endroit.

Juste avant de quitter la ciudad colorada aux multiples ‘cerros’ (Valparaiso, pour ceux qui n’ont pas suivi), on s’organise pour chercher à se faire héberger en couchsurfing. Casablanca n’est pas si grand, seules deux personnes sont inscrites sur le site. O chance, une des deux nous répond : elle s’appelle Paulina, semble avoir beaucoup voyagé, selon les indications de son profil, et nous signale qu’elle peut nous tuyauter sur notre recherche de boulot dans les vignes! A priori, elle ne sera pas en mesure de nous héberger pour ce jour, mais on y va, on cherchera sur place, et puis on a un bon point de contact.

Après un court trajet en autostop, on signale à Paulina notre arrivée dans la (petite) ville. Quelques minutes plus tard, elle vient avec son père nous chercher en voiture. On va être reçu dans une famille, et entretemps, on apprend qu’ils vont nous héberger pour une nuit ou un peu plus. Son frère Andres, qui vit et travaille à Valparaiso, est de passage pour le week-end et loge chez ses parents cette nuit, mais par après, nous pourrons utiliser sa chambre, alors que pour la première nuit, nous irons dormir, avec Paulina et une amie, chez la tia (tante), qui habite quelques rues plus loin et est absente pour quelques jours (chez sa fille à Santiago de Chile). Et bien voilà une bien aimable famille qui se décarcasse pour nous accueillir de bien belle manière. C’est la première fois qu’ils accueillent des invités via Couchsurfing, car la localisation de Casablanca n’est pas favorable à l’attraction de visiteurs pour l’hébergement. Les gens s’y arrêtent (parfois en masse) pour visiter les vignes, mais passent leur nuit à Valapraiso, 40min au nord, ou à Santiago, 1h15 au sud-est! Bref, c’est une grande première pour eux, Paulina n’ayant été reçue qu’une seule fois par des Couchsurfers lors d’un de ses (nombreux) voyages.

Nous avons donc été acceuillis comme des rois, nous avons partagé énormément avec eux, et le contact est super bien passé. Roberto et Zoila ont activé leurs différents contacts locaux pour nous aider à trouver un peu de boulot dans la récolte du raisin. On n’a pas eu de solution tout de suite, mais après quelques jours, on a eu l’occasion de travailler 4 journées. Entretemps, Roberto, qui aime se décarcasser pour touver des solutions, a eu l’idée de faire d’une pierre deux coups. Vu qu’il devait faire appel à un peintre pour repeindre les façade de leur maison, et d’une seconde maison dont ils sont propriétaires, il nous a proposé de faire le boulot moyennant rémunération, et de laisser son peintre pro de côté! On a aussi proposé de les aider à faire quelques-chose chez eux… leur projet d’aménagement de jardin sans cesse reporté stagnait un peu, faute de temps pour Roberto qui a des horaires de travail assez corsés. On a donc mis la main à la pâte (ou la terre) pour les faire avancer: ça les a boosté pour aller plus loin, notamment en faisant réaliser des supports de hamac (design maison) qu’on a pu inaugurer (en grandes pompes!) avant notre départ.

Paulina est enseignante d’anglais dans une école à Casablanca, pour des jeunes d’une quinzaine d’années. Elle nous a proposé, un jour de ‘creux’ entre vignes et peinture de façade, de l’accompagner à l’un de ses cours pour permettre de converser en anglais avec ses élèves, afin de les pousser à se lancer dans des dialogues questions-réponses, mais aussi pour profiter de l’échange culturel, de leur montrer d’où on vient et un peu notre façon de voyager, qui il faut le dire, n’est pas perçue de manière classique par les jeunes de là-bas. Ce fut une riche expérience, enthousiasmante pour les jeunes, et sympathique pour nous. Nous qui voulions un peu de contact avec les gens qui vivent là-où on voyage, nous étions très bien servis!

 Notre expérience dans les vignes fut un peu différente de ce à quoi nous nous attendions. Le travail fut fort éprouvant et très peu rémunéré. Ce qui nous a fort étonné car le Chili est un pays au niveau de vie comparable à l’Espagne, par exemple, où le coût de la vie au supermarché n’est qu’un peu plus bas que chez nous en Belgique. Roberto nous a expliqué que Casablanca est une localité qui offre peu d’opportunités pour les gens. Tout se passe à Santiago ou Valparaiso. Et pour peu que les habitants n’aient pas un niveau d’études très élevé, s’ils restent à Casablanca, ils n’auront pas beaucoup de possibilités. La vigne s’y est fortement développée depuis une quinzaine d’années, lorsqu’il a été découvert un peu par hasard que les lieux y étaient particulièrement propices au vu de la topographie notamment. Cependant, les terres vont vite s’appauvrir et cela risque de disparaitre dans les décennies à venir. Le recours au travail à la machine étant de plus en plus courant, les vigne récoltées sont soit les plus difficiles d’accès, soit des ‘seconds passages’ avec ce qui reste, donc pas le plus facile à cueillir. Il y a donc des gens qui, comme extra-job, ou comme job saisonnier tout simplement (femme au foyer qui peut alors travailler occasionnellement), parcourent les vignes plusieurs fois l’année, pour des phases de cueillette, d’entretien/coupe, tension des câbles, etc…. A ce contexte s’ajoute le fait que la récolte se fait souvent via des sous-traitances en cascade. Un producteur de vin achète des lignes de pieds de vignes à récolter pour la saison, et en commande la cueillette à une entreprise qui emploie des cueilleurs. Il n’y a donc pas de rapport ‘direct’ avec la produit final, comme on aurait pu s’y attendre d’après ce qu’on entend des vendanges en France, où le Château Machin est très fier de choyer son raison depuis la coupe du sarment qui dépasse à la pose du bouchon sur la bouteille. C’était beaucoup plus anonyme, dans un contexte de productivité (payé à la quantité récoltée). Ceci dit, cette expérience nous a bien plu, et nous a permis de rencontrer des gens dans un contexte de travail quotidien, comme Teresa et son fils, qui nous ont invités par la suite à passer un après-midi dans leur famille, nous préparant au passage un excellent ‘Pastel de Choclo’, une des grandes spécialités chiliennes!

On aura passé, in fine, plus de 15 jours dans la famille de Paulina. On s’y est senti comme chez nous, en famille. On a aussi été reçus chez la tia (tante), pour un repas familial, avec un autre tio (oncle). On a rencontré pas mal d’amis de Paulina, et membres de la famille. Zoila et Roberto se sont occupés de nous comme de leurs propres enfants; je les vois encore se lever à 4h du matin avec nous, nous faire le petit déjeûner et nous accompagner au point de rendez-vous pour le ramassage des cueilleurs pour partir à la vigne! 😉 J’entends encore Zoila dire (en Espagnol): “S’il vous arrive quelque-chose, c’est nous qui sommes responsables hein!”. Un investissement et un accueil sans compter. On ne saura jamais les remercier assez pour cela, et on espère les revoir prochainement, au Chili ou en Europe, où ils comptent bien repasser leurs vacances dans les années à venir!

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