A dedo hasta La Serena

20>28.02.2016

Forts de notre premier déplacement réussi, Aldo nous dépose à la sortie d’Antofagasta, sur une route très fréquentée par les routiers. En fait, vu la forme si spécifique du Chili, il y a forcément une route hyper-principale pour circuler nord-sud (ruta 5)… et c’est forcément celle-là qu’on prend! Le temps de lever le pouce une grosse demie-heure et regarder d’autres voyageurs, locaux ou autres, faire la même chose en face (ça marche du tonnerre au Chili, donc les borde ds routes sont très fréquentés par des leveurs de pouces!), José Francisco nous propose de nous véhiculer avec son camion. On ne sait pas encore trés exactement où on va, mais sur conseil de ce très sympathique chauffeur, on choisit La Serena, petite ville relativement touristique du bord de mer, aux portes de laquelle in nous déposera deux jours plus tard! On aura donc voyagé deux bonnes journées avec lui, et planté la tente deux fois à côté de son camion. Entre-temps, il nous a montré quelques coins sympas sur la route, l’une ou l’autre plage, un endroit avec de grosses roches (volcaniques?) aux formes très particulières, et la petite localité touristique de Bahia Inglesia, où nous plantons la tente pour une première nuit sur la plage, vu qu’au Chili, c’est courant. Sauf qu’ici, c’est un peu spécial: c’est jour de fête, stands et concerts dans le village, beaucoup de tentes sur la plage… et on s’en rendra compte plus tard: feu d’artifice programmé à la tombée de la nuit! Les quelques (centaines?) de voitures qui ont débarqué sur la plage en début de soirée nous ont (un peu) mis la puce à l’oreille… et on a déplacé notre tente plus près du camion par sécurité (pour ne pas se faire écraser)! 😉

Le lendemain, au terme de deux jours de route à travers des régions désertiques (dont un désert où il n’y a plus eu une seule goutte de pluie depuis plus de 20 ans!), on voit la végétation modestement poindre le bout du nez, et on arrive en soirée dans une station service où José Francisco doit attendre le feu vert pour descendre en ville (à La Serena donc), pour charger sa remorque frigorifique de marchandises surgelées. On plante la tante dans l’aire, et encore une fois, on est pas les seuls, et le lendemain matin, José n’ayant toujours par reçu son feu vert, on parcourt les quelques km restants en autostop!

 

22>28.02.2016

Première chose que l’on fait une fois à La Serena: chercher un logement. Vite, une connexion internet, un cybercafé, on va lancer des requêtes en urgence via Couchsurfing (on a pas trop pu anticiper, car on ne savait pas trop jusqu’où on allait aller, et on est descendu plus au sud que ce que l’on pensait initialement). Si pas de ré ponse, on cherchera un camping ou un hostal dans l’après-midi.

La Serena est une ville côtière de 250.000 habitants, relativement touristique. Mais son centre n’est pas directement sur le littoral, ce qui fait qu’elle est en deux parties: grosses (et horribles) constructions hotelières le long de la plage, type “côte belge”, et vieux centre plutot pittoresque et sympathique, un peu préservé de la présence massive de touristes (on est en période de grandes vacances ici…). Bref, on se sera tapé quelques km à pied pour aller jusquà la plage depuis le centre, chargés de nos sacs, pour tenter de trouver le seul camping du coin repris sur internet… et qui n’existe pas (ou plus?)! Fin d’aprèm, on tombe par hasard sur un hostal sympa et pas trop cher pour le Chili. On hésite encore, vite un tour au cybercafé, on a une réponse positive, mais le gars bosse de nuit et n’est déjà plus chez lui… difficile de s’organiser: on prend l’hostal et on retrouve le Couchsurfer, prénommé Gustavo, le lendemain. Il nous reçoit chez lui, avec son colocataire Michael, pour quelques nuits. Gustavo se prépare a faire un programme “Work & Travel” au Danemark, et cumule deux jobs pour quelques mois afin de réunir les fonds nécessaires: ingénieur des mines le jour (de 9 à 17h), et aide dans un resto en soirée nuit (de 19h aux petites heures, parfois 3-4h du mat). On ne l’aura donc pas beaucoup vu, mais on s’est bien reposé, et on s’est arrangé pour être là aux rares moments où il fréquente son appartement. Au passage, étant novice dans le monde de couchsurfing (il n’avait reçu qu’une personne, un Belge!, deux mois auparavant), il en a profité pour accepter dans l’urgence d’autres couchsurfers “nécessiteux” pendant notre présence: deux Chiliennes en escale durant leur voyage vers le nord, et ensuite un “couple?” formé de la Polonaise Ola et du Croate à bicyclette Vinko, durant deux nuits. On aura donc croisé pas mal de monde dans ce petit appartement (Michael semblait chaque fois un peu surpris en voyant encore du monde en plus lorsqu’il sortait de sa chambre), et profité de visiter la ville tranquillement, de l’intérieur comme depuis son petit mirador, son jardin japonais, et puis, passer tout de même un bel après-midi à la plage, à l’ombre de son phare et à pateauger entre les énormes vagues qui font le plaisir des surfers. Vous le remarquerez sur une photo, on est en zone de risque de tsunami, ce qui est fréqunt au Chil en raison des nombreux tremblement de terre. On en aura d’ailleurs ressenti 4 au total durant nos séjours à Antofagasta et la Serena! …enfin quand je dis “on”, je dois un peu m’en exlure, car 2 d’entre eux se sont produits de nuit, et même si j’ai probablement ressenti les secousses, elles ne m’ont pas réveillé, contrairement à Agata!

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