Uyuni

08>10.02.2016

Dès la sortie de Potosi, on a senti qu’on passait encore une fois dans une “gamme” de paysages différents. Plus nus, plus déseriques, plus rocheux. En altitude sans pour autant se perdre dans les sommets et versants de hautes montagnes. C’est encore le type “Altiplano” (haut , voire très haut plateau Andin), qui nous rappelle un peu la route entre Arequipa et le Cañon de Colca. On y croise d’ailleurs les mêmes camélidés, lamas pour la plupart! Les couleurs de roches tendent de plus en plus vers le rouge, tout en s’associant au vert, au jaune et au brun pour former des dessins à “rayures” multicolores dans le flancs des montagnes. Le sable devient omniprésent, on s’approche d’Uyuni, cité touristiquement célèbre et incontournable étant donné qu’elle jouxte un immense désert de sel (le plus grand du monde), appelé “ El Salar de Uyuni”, résultant de l’assèchement d’un très ancien et gigantesque lac salé, ou bras de mer. On sait qu’on va voir des choses hors du commun, des étendues blanches et désertiques, et pour le moment, on sent quand-même déjà qu’on s’approche de quelque-chose de spécial.

Uyuni est une petite ville de 10.500 habitants, située à 3.670m d’altitude. Les alentours sont très secs, voire désertiques. La ville en soi n’a pas d’intérêt spécifique, mais elle a la particularité d’être extrêmement touristique pour sa (petite) taille. Un peu comme Copacabana, notre première destination en Bolivie, qui était truffée de touristes pour la plupart Argentins, Uyuni, notre destination de sortie du pays, voit déverser en ses rues et places un flot quotidien de touristes venus des quatre coins du monde, avec un proportion assez impressionnante d’Asiatiques, en grande partie Japonais ou Coréens!

Uyuni, c’est un peu l’extrémité sud de la Bolivie, mais pas tout à fait quand-même. Elle se situe à +/- 200-250 km des frontières avec le Chili et l’Argentine, mais sans qu’il y ait vraiment de communication routière facile, que ce soit en terme de qualité de route ou d’existence de moyens de transport. Et pour cause, cette zone comprend des sites naturels en tous genre (montagnes, volcans, désert), un parc national avec une faune exceptionnelle, des eaux naturellement chaudes et des geysers, etc…. C’est donc précisément ça qu’on va voir dans la région d’Uyuni, en plus de ce Salar, le plus grand du monde, et d’un cimetière de vieilles locomotives (à vapeur!), car Uyuni est aussi le plus important carrefour ferroviaire de Bolivie.

On ne s’attendait pas à ce foisonnement d’attractivité de la région, mais on l’a vite découvert en parcourant les agences qui organisent les visites du Salar, qui proposent également des tours plus achalandés, de plusieurs jours, jusqu’à la frontière Chilienne. Comme expliqué précédemment, le manque de possibilité de transport dans ces zones naturelles particulières ne nous permettra pas de voir le salar (ni le reste) en mode solo. Renseignements pris et calculs faits, le bon plan est de prendre un tour de 3 jours en 4×4, tout compris, et de se faire dropper au Chili, à San Pedro d’Atacama. On évite de multiplier les trajets (et les frais), en revenant a Uyuni alors que le tour passe par là où on veut aller (la frontière chilienne).

On trouve un bon plan dan une agence sympa et à bon (le meilleur?) prix, qu’un gars nous avait renseigné un peu par hasard en rue à Potosi. Avec nous, un couple de Brésiliens, et deux Coréens seront de la partie pour 3 jours. On sympathise avec les Brésiliens, Adriana et Caio, mais on ne croise pas encore les Coréens: on fera leur connaissance le jour du départ. Les Brésiliens nous tuyautent même un hostal un peu moins cher pour notre dernière nuit à Uyuni, et puis comme ils sont de Sao Paulo, là où on reprendra l’avion pour Bruxelles mi-mai, ils nous invitent à les retrouver chez eux avant de retourner vers notre vieux continent! Bien sympa et de bon augure pour notre petit trip nature en 4×4!

Par contre, juste avant de starter, j’ai bien “merdé”, involontairement, et sans m’en rendre compte bien-sûr… en oubliant/égarant ma batterie d’appareil photo dans la chambre de l’Alojamiento où on a passé la dernière nuit….. Bref. Le mal est fait, la batterie est perdue, et je n’aurai pas de solution immédiate… je serai donc dans l’impossibilité de “déclencher” à gogo pour immortaliser toutes ces merveilles que nous allons voir (plein les yeux!) trois jours durant. Un peu de pragmatisme et de bon sens me font vite relativiser la situation: c’est le genre de contexte où de toute façon, Agata et moi aurions pris grosso-modo les mêmes photos, et de toute façon, les siennes sont meilleures que les miennes!

Ouf, on va donc, pour les sujets qui suivent, le temps de trouver une solution, fonctionner de la manière suivante: nos deux textes, moi en Français, et Agata en Polonais, pour accompagner les seules photos d’Agata dans des sujets uniques.

>> Donc si vous voyez un titre un peu hybride avec du Polonais, ne prenez surtout pas peur, ne cédez pas à la panique; faites défiler un peu l’écran, vous trouverez la version Française quelque-part dans le sujet, probablement en plusieurs morceaux répartis selon les groupes de photos!! (ouf!) 😉

 

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