Villa Tunari, retour à la Selva

28>30.01.2016

Donc retour à la Selva avec la petite localité de Villa Tunari, 4.000 habitants, climat tropical chaud et humide, on y produit quantité de bananes et… de plantes de coca!

Effectivement, le climat est humide: on est accueilli par une pluie diluvienne et un ciel gris, ce qui n’est pas sans nous rappeler notre arrivée à Oxapampa, lorsque nous avions parcouru la selva péruvienne. Sauf que Villa Tunari est moins “sexy” qu’Oxapampa. Le village est un peu bof bof, pas trop aménagé et pas super agréable pour une localité qui se veut être touristique… Il y a des possibilités pour diverses activités sportives, aquatiques ou forestières (ben oui, on est dans la selva, et il y a deux larges rivières sinueuses à fort débit qui se croisent tout près). Mais bon, ce n’est pas ce genre de tourisme qu’on vise à priori, donc on regarde plutôt du côté des parcs naturels, animaliers, etc…. Entretemps, on trouve l’Alojamiento (hostal) adéquat, sans fenêtres closes (sans vitrage donc), car il fait vraiment chaud (lourd) malgré le temps pluvieux, mais juste des châssis équipés de moustiquaires… une nouveauté pour nous!

Finalement, compte-tenu du temps pluvieux, et des difficultés de déplacements (il faut prendre des transports/taxis pour chaque activité, car rien n’est tout près, et des prix d’entrées élevés (zone touristique oblige…), on décide de ne pas rester longtemps, et de se limiter à l’unique visite du Parque La Hormiga, où l’on peut visiter une portion de forêt locale avec toutes ses plantes, arbres, fleurs, et quelques animaux indigènes!

A la sortie du taxi, il nous reste 800m pour arriver à l’entrée du Parque La Hormiga. On apercoit directement, pour la première fois depuiis notre séjour, une dame entrain de faire sécher des feuilles de coca, et de les remuer pour les retourner, etc…. La production de coca est forcément réglementée et limitée, pour l’usage autorisé, qui est plutôt médicinal, pour infusions, ou pour simplement mâchouiller des feuilles séchées tel qu’on l’a fait pour favoriser notre respiration en altitude. A côté de ça, il doit y avoir pas mal de productions non-autorisées dans le coin, destinées au commerce de la cocaïne. L’état tente donc de réglementer, mais gentilment car une des forces économiques du pays reste le commerce de la cocaïne, en toute illégalité (tolérée?) donc…

Bref, on se dirige vers le parc et une fois presqu’arrivés, on voit sortir des buissons deux animaux étranges, au format assimilable a celui de chats, mais bien qu’avec une queue dressée +/- à l’identique, leur faciès est bien différent. Ceci dit, ils ne sont pas effrayés par les humains. On commence aussi à voir des fleurs colorées: le ton est donné. On voit pas mal d’arbres et plantes similaires à ceux vus à Oxapampa, mais on sent qu’on est dans une selva différente. Une altitude probablement plus basse (je n’ai pas les chiffres), un relief plus plane (il y a donc plus de stagnation d’eau, etc…), et un climat à priori à la fois plus chaud et plus humide ici. Entrée au parc; on se rendra compte à la sortie qu’on nous a probablement majoré le prix d’entrée à la hausse, vu nos tronches de “Gringos”… no comment… Par contre, une fois dedans, on en a pour notre argent (allez, on va dire y compris majoration!). Encore une fois, les arbres et plantes sont impressionnants, les racines sont multiples, parfois externes, parfois rampantes…. On a l’occasion de voir une plantation autorisée de coca, un arbre à canelle, un à cacao, un à caoutchouc, etc….

 

On croise quelques animaux (parfois dangereux, et heureusement dans des enclos!) tels que tortues, crocodiles, boas, petits mammifères divers et splendides aras jaune et bleu!

Au niveau floraison aussi, le spectacle est au rendez-vous: festival de formes et de couleurs, avec des spécimens biens connus chez nous, mais uniquement en serres, en bouquets ou en pots!

Finalement, le richesse et la beauté de ce parc et de cette nature redorent le côté un peu morose de la localité de Villa Tunari!

Avant de la quitter, arrive à notre alojamiento une famille accompagnée d’un petit singe domestique, d’une espèce indigène, assez sympa et impressionnante à voir, cette petite bêbête! Malheureusement, je n’ai pas pu prendre de bonnes photos, l’agile bête étant trop rapide pour mon (lent) appareil… et donc floue…

 

 

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