Arequipa, la ciudad blanca

27/12/2015>04/01/2106

Un duo de frères français, croisés lors du trek de Choquequirao, nous avait fortement recommandé d’aller passer quelques jours au Cañon de Colca, dans le sud du Pérou. On les a donc écoutés d’une oreille attentive et décidé de se plier à leur force de persuasion en nousy rendant! Passage inévitable, itinéraire de bus oblige, par Arequipa, la seconde ville du pays (+/- 1.000.000 hab), située à une altitude de 2335m,  à la fois proche de l’océan Pacifique, et des frontières du Chili et de la Bolivie!

Cette ville a de particulier qu’elle se situe au pied de plusieurs volcans, dont l’impressionnant “El Misti”, qui culmine à 5.825m d’altitude, et impose sa stature si caractéristique et symétrique aux paysages environnants! Par ailleurs, la plupart des bâtiments du vieux centre, d’architecture de type coloniale, sont érigés en pierre volcanique blanchâtre, ce qui confère à Arequipa le surnom de “Ciudad Blanca”. Ce centre ville ancien si blanc, mais aussi très architecturé, composé, équilibré, en impose par son caractère et sa finesse… il est par ailleurs classé au patrimoine mondial par l’UNESCO!

Alors qu’on ne s’y attendait pas à ce point, on a véritablement été impressionné par Arequipa, qui n’a rien à envier à Cusco en terme de charme et esthétique, mais qui dispose d’un sacré plus en son atmosphère si tranquille et agréable, et son soleil perçant qui innonde ses façades blanches d’ombres et de lumières tranchantes! Bref, nous avons été conquis par cette ville où abondent les traces des conquistadores espagnols: vieilles églises, vieilles bâtisses, éléments sculptés… on sent un caractère de type très européen, qui tranche assez fort avec les autres villes péruviennes que nous avons parcourues. On pourrait se croire assez facilement quelque-part en Espagne ou au Portugal!

A Arequipa, nous avons passé plusieurs jours tranquilles et reposants, de manière un peu forcée puisqu’Agata a été malade au moment de quitter Cusco. On a donc pris le temps, avant de se rendre au Cañon de Colca,de parcourir la ville à notre aise, flâners, peindre, dessiner, faire des choses plus ordinaires comme aller chez le coiffeur (faut bien se poser la question à un moment donné sur ce genre de sujets pratico-pratiques lorsqu’on voyage au long cours!), et même passer une soirée au cinéma où on a vu le nouveau STAR WARS épisode VII en 3D… et en Espagnol! …Muy bonita esta pelicula! 😉

On a même passé le nouvel an là, sur une place d’Armes fortement fréquentée (mais pas pour autant noire de monde…) et éclairée de mille feux d’artifices, non-pas harmonieusement orchestrés par les autorités, mais sauvagement lancés par tout un chacun, les locaux faisant preuve d’une inconscience plus dangereuse que maladroite, engendrant des situations où les fusées ne décollent pas vers les cieux, mais tapent dans les arbres, ou pire, restent au sol où elles éclatent et exhibent leurs couleurs enflammées à même la foule, qui n’a pour ultime solution que de prendre ses jambes à son cou afin d’éviter la catastrophe… Bref, on est resté bien sagement planqué sous les arcades qui bordent la place….

 

Détails….

On a donc pris le temps de regarder, observer, et donc photographier pas mal de choses qui attirent le regard. Arequipa possède nombre d’édifices soignés où le souci du détail laisse apparaitre pas mal de choses intéressantes, parfois dans des domaines récurrents tels que: éléments sculptés, ferronneries, enseignes typographiques, etc… Par ailleurs, les murs de pierre blanche, et de formes à la fois simples et évidentes, complétés par leur modénature de matériau souvent identique, offrent des jeu d’ombres et de lumière extrèmement contrastés, que seule la lumière d’un soleil si haut et si éclatant peut dessiner. Bref, à chaque coin de rue, l’émotion, l’émerveillement!

 

¡Curiosités architecturales!

Autre sujet, un peu plus ciblé: l’architecture plus récente. Pas mal d’édifices, dans cette ville, ont attiré mon regard aiguisé. Rarement de manière spectaculaire, mais toujours avec un intérêt et une qualité certaine. Encore une fois, le souci du détail, de l’équilibre, de la justesse. Comme si les concepteurs d’aujourd’hui adoptaient les mêmes valeurs et principes que leurs prédécesseurs, les bâtisseurs originels de la Ciudad Blanca. Les matériaux de pierre blanche sont souvent repris, mais semblent cependant différents: pierre plus blanche et plus ‘crayeuse’. Bref, il s’agit d’un centre ville qui se tient, extrêmement composé, et constitué lui-même d’une addition d’éléments soigneusement composés.

A côté de celà, quelques “curiosités”, comme cet atrium d’hôpital à la silhouette “Guggenheimisante”, cette galerie commerciale urbaine type années ’80 à la morphologie un peu psychédélique, cette façade d’immeuble avec des about de poutres visibles au niveau des bandeaux de fenêtres, ce terminal de bus, avec cette toiture en béton coffré sous forme de paraboloïdes hyperboliques, qui me rappelle la toiture du Bar Archi de Saint-Luc! 😉

 

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