Machu Picchu

20.12.2015

C’est le grand jour, on va enfin visiter cette cité inca en ruines, là-haut sur la montagne. On attaque dès le petit matin le fameux escalier pour monter 350 m d’un seul tenant, sur un parcours de 1,7 km de long, jusqu’aux portes de l’ancienne cité à 2.400 m d’altitude. Pas de problème, on est rôdé, on a marché 4 jours pour arriver là, on se paie même le luxe de ne pas faire de pause. Il est 7:00, on est en-haut, la visite peut commencer. On la fait librement, au total: 3h pour faire le tour du site, 1h45 pour aller et revenir de la Puerta del Sol (la porte du soleil), et une bonne heure pour aller et revenir au Puente Inca (pont Inca), qui sont deux éléments un peu excentrés du site. Nous ne gravirons pas le Huayna Picchu, cette montagne qui domine le site Nord , ni le Machu Picchu, le sommet Sud, nécessitant suppléments et réservations, files d’attente et horaires d’accès groupés, etc…, d’autant que nous sommes quand-même à la saison des pluies, et que ces sommets sont globalement couverts aux horaires de visites imposés…

Donc au petit matin, présence de nuages qui se dissiperont au fur et à mesure de la matinée. Cette atmosphère brumeuse confère aux lieux un caractère assez particulier, presque mystique,  qui n’est pas pour nous déplaire. La pluie fera ensuie son apparition, juste avant le fin de notre visite. Ouf! on a eu de la chance car les quelques jours qui ont suivi furent arrosés de manière désastreuse!

En lui-même, bien qu’on en ait vu d’autres auparavant, tel que Choquequirao, il faut dire que le site est impressionnant: de par sa configuration, de par la manière dont il épouse le relief de la montagne, de par la quantité des édifices et leur état de conservation (80 % est tel que lors de la (re)découverte, seuls 20% des constructions ont été restaurées/reconstruites), de par les vues qu’il offre sur lui-même et les paysages alentours. Les terrasses cultivables sont très proches des constructions, ce qui forme un tout urbanisé homogène et indissociable. Les aménagements et le travail du sol, de la pierre, les orientations, les pentes, le relief, constituent un ensemble qui a le don d’impressionner et d’émouvoir, aussi bien par sa qualité que par les prouesses que cela représente en terme de mise en oeuvre, intelligence de conception, technique et construction. Les différents types de maçonneries que l’on peut retrouver, selon l’époque ou le type de bâtiment/construction, sont très expressives, parfois brutes ou travaillées, cyclopéennes ou plus classiques, autobloquantes, etc. Les édifices de statut plus particulier, tels que les temples ou la “casa de l’Inca”, assimilable à un palais, sont constitués de maçonneries plus impressionnantes les unes que les autres, à la fois massives et extrèmement travaillées et précisément maitrisées.

A la mi-journée, on redescend, sous la pluie certes, mais avec des belles images plein les yeux. On fait la connaissance d’un couple de jeunes Américains qui viennent d’arriver au camping, très sympas, ils voyagent un peu comme nous. On retrouve Linus quelques instants à Aguas Calientes, avec l’Allemande et les Norvégiens, il ont un décalage d’un jour par rapport à nous et visiteront le site le lendemain. Pour nous, le lendemain, il faudra se lever tôt, reprendre le sentier du chemin de fer pendant deux bonnes heures à pied, puis 5 heures de bus jusque Cusco, et un autre bus de 5 heures encore pour Abancay où nous attend notre hostal et le reste de nos bagages pour un repos bien mérité de 2-3 jours. Ensuite, Cusco pour passer la Noël.

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