Willkommen zu Oxapampa!

21>25.11.2015

On nous avait conseillé cette destonation pour pouvoir voir la selva central (la forêt, mais pas encore la forêt vierge) sans avoir à se déplacer très loin vers la forêt amazonienne. Vu les temps de déplacements et les distances importantes, on a trouvé que c’était un bon compromis. On nous avait mis en garde: “attention, c’est plein d’Allemands et d’Autrichiens”. On s’attend donc, en toute logique, à se retrouver en pleine zone de toursime de masse germanophone, où la culture locale tiendrait plus d’une culture teutonne invasive que de ponchos et autres chapeaux péruviens….

Notre premier contact avec Oxapampa fut presque effroyable: pluie diluvienne aux petites heures matinales, dès notre arrivée, digne des plus impressionnantes moussons asiatiques, d’autant que le paysage, fait de végétation grasse et de montagnes arrondies, n’est pas sans rappeler certaines images que nous nous faisons de l’Asie du Sud-Est (la pluie aidant)! On sort nos parkas, et on invoque on ne sait quelle divinité Inca pour que ce ne soit pas comme ça tous les jours! La pluie finit par très vite se calmer, et on se met vite en quête d’un abri pour passer, dans la matinée, la nuit qu’on a pas vraiment eue dans le bus! Un vendeur de boisson quinua et sandwiches nous indique 2-3 adresses. On quitte la gare des bus, toujours dans la pénombre matinale, en contournant un bâtiment où on sent une activité de labeur semi-nocturne… on voit des carcasses animales suspendues fraichement découpées par l’entrebaillement d’une porte principale: l’abattoir! On s’en éloigne tout en entendant des cris de bêtes vivant leurs derniers instants!!!… Vite, trouver un logement!!!!!

On traverse la ville, et après quelques essais non-concluants, on trouve ce qui nous convient à l’entrée de celle-ci (de l’autre côté donc), où Agata avait vu un panneau avec une enseigne, lorsqu’on est arrivé avec le collectivo…. C’est plus cher que ce qu’on a l’habitude de se permettre, même si la tenancière descend le prix en nous voyant faire demi-tour, mais c’est plus sympa et confortable, et puis merde, on en a marre de chercher, et c’est mon anniversaire! On n’a pas 35 balais tous les jours, on va pour celui-là cette nuit! Le lendemain, ce n’est plus mon anniv’, on change donc logiquement pour moins cher, mais bien situé et raisonablement confortable.

Dans le premier hospedaje, on a rencontré un couple d’Argentins qui voulaient nous revoir le soir. On n’a pa su s’arrenger par sms, mais on est quand-même retombé dessus par hasard le soir-même. On a mangé un bout, bu des verres, etc, bien sympa, avec une de leurs amies, argntine elle aussi.

On a un peu visité Oxapampa et environs, bourgade très sympa et tranquille… bien loin de la déferlante touristique Austro-Allemande à laquelle on s’attendait. On a vite appris que cette histoire germanique de la région est très ancienne, et n’est pas liée au tourisme, du moins dans son origine. A l’époque de la construction des chemins de fer, bien que presqu’inexistants au Pérou, des entreprises allemandes et autrichiennes s’occupaient d’un projet de ligne dans la région. Le projet a capoté, les Allemands et Autrichens se sont retrouvés là sans les ressources attendues, et ont donc fini par s’installer et fonder la ville et quelques bourgades. En témoignent à ce jour une population plus blanchâtre de peau que la moyenne, des enseignes avec des noms de famille souvent germaniques, et une série d’édifices en bois, dont l’église, qui ne sont pas sans rappeler les constructions des alpes autrichiennes ou du sud de l’Allemagne…..

A part ça, on s’est promené dans le coin, on a été fort surpris par toute cette végétation variée et bien grasse, tous ces fruits que l’on ne trouve pas chez nous, ces montagnes arrondies et ces rivières larges et sinueuses.

 

Parque Nacional Yanachaga Chemillen: la selva central

23.11.2015

On est entré dans le parc national, donc dans la selva, la forêt, la vraie, on ne s’est pas contenté de la voir de l’extérieur. En y allant, à pied, on se rend compte que c’est loin: le tuk-tuk (taxi moto à 3 roues de type asiatique) qui devait nous en approcher ne nous en a pas approché tant que ça…. reste 8km avant l’entrée du parc…. Un 4×4 s’arrête, c’est l’amie du couple argentin, rencontrée avec eux la veille, qui nous reconnait et nous propose de nous déposer. Elle gère une ONG qui s’occupe de la conservation des forêts (protection et prévention), et elle emmène ses travailleurs bénévoles sur leur site, où se trouve le bout de forêt qu’ils protègent, ainsi que les lieux destinés à la prévention/information qu’ils développent, et leur QG opérationnel. Elle nous fait une visite du site, étant donné qu’on s’était montré intéressé la veille quand elle nous en avait parlé. Finalement, on déclinera la proposition de bénévolat, car on ne se sent pas de se poser quelques semaines dans ce type d’endroit si tôt dans notre voyage.

Ensuite, on entre dans le parc naturel, en solo. On monte, la végétation se densifie, se multiplie, encore et encore. On en a à la fois plein les yeux, et à la fois on ne voit rien (de très loin) tant la masse végétale obstrue le champs visuel. Par moments, on doit se baisser pour passer, même si le sentier est très bien tracé. Cette ambiance, à la fois dense, vivante et humide, est très différente de ce qu’on connait. On en profite pour observer et admirer les différentes plantes, quelques oiseaux et insectes, que l’on évite d’écraser tant on regarde où on met les pieds (mais on ne regarde pas où on met les pieds pour la survie des insectes et chenilles, hein, c’est plutôt pour éviter de glisser sur ces innombrables feuilles qui jonchent le sol en couches multiples!). 😉

Après deux bonnes heures et demie de montée, le sentier semble long et répétitif, on ne sait pas s’il y a un but à la promenade, un sommet ou quelque-chose… et puis même s’il y a un sommet, il n’offrirait pas plus de point de vue que ceux qu’on a rarement vus pendant le montée. Il y a peut-être quelques photos de vues plus lointaines, mais croyez-moi, elles viennent quasi toutes des mêmes endroits, ou plutôt des mêmes quelques “trous” entre deux arbres dignes de ce nom qu’on a trouvés en bord de chemin! Bref, on décide de faire demi-tour et redescendre. Pendant la descente on croise l’équipe d’entretien et protection du parc, machette à la main, qui terminait sa ronde matinale.

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s