Vers la selva!

18.11.2015

On quitte Huaraz, direction Oxapampa, petite ville située dans une région de la forêt péruvienne (la selva central); ce ne sera pas encore la forêt vierge amazonienne, mais on s’en approche! Pour ce faire, on a le choix: gros bus plutôt directs (sauf sur la fin…) via Lima, soit, succession de plus petits bus (et Taxi-bus), via un parcours plus alternatif et moins fréquenté. On veut voir du pays, on choisit donc la seconde possibilité. On prend donc un premier bus assez confortable pour La Union, petite ville située dans les massifs montagneux. On voit une dernière fois les faubourgs d’Huaraz, ces petites maisons qui s’accrochent en hauteur, à la base des montagnes. Et puis, on contourne la Cordillera Blanca par le sud, traversant des paysages de “steppes”, à la végétation si neutre et minimale que le relief de plaines, vallées et montagnes se dessine devant nous tel un tapis ondulé verdâtre uniforme.

 

La Union

18>19.11.2015

Nous arrivons à La Union le nuit tombée, cette petite ville ne nous fait pas une très bonne impression sous des cieux nocturnes, mais c’ est avec un certain étonnement que nous la découvrons avec grand plaisir le lendemain matin, après une nuit passée dans un Hostal assez confortable. Le soleil est au rendez-vous, et nous sommes sous le charme de son marché, plus rural que ceux que nous avons vus dans les autres villes précédemment. Comme partout au Pérou, des chiens errants se promènent et prennent le soleil dans les lieux publics…..

 

Huánuco

19>20.11.2015

La seconde étape de ce trajet vers la selva nous mène à Huánuco. C’est aussi l’étape la plus “sportive”, en taxi-bus. C’est le seul moyen de transport pour rejoindre Huánuco depuis La Union, à part peut-être un unique collectivo (minibus) très (trop?) matinal. Donc le taxi-bus c’est une voiture, un taxi, qui attend d’être rempli pour partir. Et quand il s’agit de remplir, les Péruviens font les choses en double plutôt qu’à moitié: on était à 5 sur la banquette arrière (nous deux, + une dame de gabarit assez costaud + ses deux enfants en bas âge), le chauffeur et une passagère à l’avant, et le coffre plein de sacs et marchandises dont quelques cochons d’Inde vivants, enfermés dans un sac. Le chauffeur, jeune et fougueux, nous a fait la plus belle démonstration de sa conduite imprudente et aggressive: dépassements par la droite, coups de klaxon intempestifs (mais ça c’est normal au Pérou), queues de poisson, etc… le tout sur des routes de montagne, et dans un inconfort certain, Agata étant littéralement écrabouillée sur la banquette arrière, contre la dame et sous ses enfants, tous entrain de dormir et s’afaisser sur elle! On a entendu les cochons d’Inde couiner (hurler?) par moments, c’est tout dire! Après 4 heures de route dans ces conditions, arrivée, sains et saufs, à Huánuco. C’est une ville une peu plus grande qu’Huaraz (environ 140.000 habitants pour l’agglomération), mais aussi plus bruyante et mouvementée, et moins typique: très peu de commerces et échoppes sur le trottoir, peu de gens en habit traditionnel… elle nous fait penser à un mini-Lima sous certains aspects. Emcore une fois, on y touve un marché très sympa, et on est très impressionné par toutes ces maisons des quartiers moins favorisés qui grimpent sur les pieds des montagnes! Que la vue doit être belle de là-haut… mais malheureusement, pour des raisons d’insécurité, les autorités touristiques de la ville (police touristique: si, si! faute d’office du tourisme, c’est la police qui assure le double rôle!) nous déconseillent de nous y rendre… on se contentera d’admirer d’en-bas!

A Huánuco, on trouve un Hostal sympa et pas cher ou on passe une nuit: il s’agit d’une ancienne demeure bourgeoise de style, avec patio et jardin intérieur, qui dégage une chouette atmosphère!

 

Ensuite, on reprend un bus, le soir, pour la ville de La Merced (7 heures), d’où on prendra un collectivo pour Oxapampa (2heures). On a réservé des places au 1er rang de l’étage du bus, on est donc aux premières loges avec une vue panoramique… même si le trajet se fait de nuit! Le bus a un peu de retard, en attendant, on papote avec une famille péruvienne bien sympa qui fait le même voyage que nous.

Une fois dans le bus, on constate avec effroi que le pare-brise face à nous présente des multi-fissures (des grosses hein!) et des impacts à l’origine de celles-ci… moi qui n’ai dormi qu’environ 1h30 sur le trajet, j’ai passé les autres 5h30 à me demander si ce pare-brise allait nous pèter à la figure avant d’arriver à La Merced!!!… bienheureusement, ce ne fut pas le cas. Et quelle ne fut pas ma surprise, vu que le peu qu j’ai dormi l’a été durant la transition paysagère, de constater via ce même pare-brise, d’être passé sans transition (sinon de sommeil) d’un paysage de moyenne montagne (même si là-bas c’est très haut déjà) à une vision de forêt montagneuse à la fois luxuriante et humide! A La Merced, on saute du bus directement dans un collectivo, direction Oxapampa.

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